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Jurand : l’envie de découvrir les phases-finales avec Brive

Jurand : l’envie de découvrir les phases-finales avec Brive
Par Rugbyrama

Le 14/03/2019 à 15:39Mis à jour Le 14/03/2019 à 15:49

PRO D2 - Arrivé en tant que joueur supplémentaire à la mi-décembre, l’ancien espoir montpelliérain Joris Jurand a su rapidement faire son trou en Corrèze. Capable d’évoluer à plusieurs postes, le jeune provençal d’origine aborde la fin de saison avec beaucoup d’envies. La première d’entre elle est de progresser et grandir avec le CA-Brive.

Rugbyrama : Joris, vous avez découvert le rugby dès l’âge de 5 ans à Saint-Rémy-de-Provence. C’est votre famille qui vous a initié ?

Joris Jurand : En effet, mon père jouait au club de Saint-Rémy et j’allais souvent le voir au stade. Sur le bord du terrain je jouais avec les ballons qui trainaient, et j’ai intégré rapidement l’école de rugby, autour des 4 ans, dans laquelle je jouais contre des garçons plus grands que moi. C’était le début d’une longue et belle passion.

Au-delà du jeu, vous vous passionniez également pour l’arbitrage ?

J. J. : Je préférais tout de même le jeu, mais arbitrer c’était pour moi une autre façon de voir et de vivre le rugby. Une excellente opportunité de mieux le comprendre aussi, d’autant plus que je ne pensais pas que j’aurai un jour le niveau nécessaire et les capacités pour devenir joueur professionnel. Dès-lors, c’était une possibilité de toucher au plus haut niveau d’une manière différente, d’être un acteur de ce jeu. C’est important de respecter les arbitres car ce n’est pas simple. Grâce à cet apprentissage je comprends mieux les difficultés que peuvent connaitre les arbitres sur un terrain.

Après cet apprentissage, retour au jeu, d’abord au club de Noves puis au pôle-espoir de Provence-Rugby. L’ambition était cette fois clairement de devenir pro ?

J. J. : Je n’oublie pas également mon passage du côté de Châteaurenard, qui a également compté dans mon parcours. Mais en effet j’ai retrouvé le jeu à l’âge de 18 ans, dans le club de mon village. C’était important pour moi de garder une proximité avec tous mes amis et mon cercle de proches, car ils ont eu un rôle important dans mon évolution sportive. C’est un peu sur la base d’un défi avec eux que j’ai décidé d’intégrer le club de Provence-Rugby. On m’a dit que je n’avais pas le droit d’au moins tenter ma chance et on m’a convaincu de tenter l’aventure vers le haut niveau. J’ai alors pris énormément de plaisir dans la catégorie Espoir, et les choses se sont mises en route de manière plus concrètes.

Ensuite, vous passez par Montpellier où vous serez capitaine de l’équipe espoir. L’avenir ne semblait pas tout tracé du côté de Montpellier ?

J. J. : J’ai même eu la chance de pouvoir m’entrainer avec le groupe pro, mais je n’ai pas eu le plaisir de jouer en compétition car j’ai été victime de pas mal de blessure lors de ma première année au MHR. Avec le groupe des espoirs j’ai pu découvrir le poste d’arrière avec Anthony Floch. Ce dernier m’a également fait confiance en me confiant le capitanat de l’équipe. J’étais le plus âgé du groupe, mais Anthony aimait mon jeu et mon caractère et par mes prestations, il lui a paru naturel de me confier plus de responsabilités.

" L’important sur le terrain, c’est d’écouter son instinct pour développer ses qualités !"

C’est alors que s’est présenté l’opportunité briviste. Comment le contact s’est-il établi ?

J. J. : Après le match des espoirs de Montpellier à Brive, Jérémy Davidson m’a contacté. Il m’a expliqué qu’il suivait depuis pas mal de temps mes performances et qu’il souhaitait ma venue pour la saison prochaine. Rapidement est apparue la volonté de signer dès cette saison mais il fallait l’accord de Montpellier. C’était donc clairement un choix réfléchi. Nous avons discuté de cette opportunité avec Anthony Floch, mais aussi Vern Cotter et le directeur du centre de formation du MHR. Ce dernier ne souhaitait pas mon départ car il pensait que j’aurai ma chance d’ici la fin de la saison en équipe première, mais l’envie de jouer était plus forte. De plus, Brive est un club qui m’attirait, et le discours du coach m’a laissé à penser qu’on me donnerait rapidement ma chance. Je ne me suis pas trompé ! Maintenant, l’objectif c’est de retrouver rapidement le Top 14 pour avoir le plaisir de retrouver Montpellier sur ma route.

Rapidement vous intégrez l’équipe type lors d’un match à Béziers. Il vous a fallu peu de temps finalement pour trouver vos marques ?

J. J. : Les anciens comme Saïd Hirèche, Guillaume Namy ou Arnaud Mignardi entretiennent un esprit de famille dans le vestiaire. J’ai vraiment été très bien accueilli par le groupe ce qui m’a donné une certaine confiance et a facilité mon acclimatation. Thomas Laranjeira, Félix Le Bourhis et Samuel Marques m’ont aussi aidé à trouver rapidement mes repères sur le terrain. Par le travail et par mes performances, j’avais aussi la volonté de m’intégrer à ce groupe et cela m’a permis de gagner du temps de jeu et de m’exprimer sur le terrain.

Vous êtes rapidement devenu un couteau suisse pour Jérémy Davidson, parlez-nous de vos qualités et vos préférences dans les lignes-arrières ?

J. J. : Je peux jouer au poste de centre, d’ailier ou d’arrière. Par mes qualités naturelles je peux apporter de la puissance et de la vitesse, c’est pourquoi je me suis senti d’abord plus à l’aise au centre du terrain. A Montpellier, Anthony Floch m’a utilisé à l’arrière où j’étais plutôt à l’aise sous les ballons haut et dans la relance. Pour moi, l’important c’est l’instinct sur le terrain, et c’est quelque chose qui ne se travaille pas. En revanche, pour pouvoir privilégier l’instinct, il faut une grosse base travail en amont. J’essaye de développer mes qualités de vitesse et de percussion pour répondre présent, au poste où on me fait confiance.

Une polyvalence qui a donné envie au club corrézien de déjà prolonger votre contrat au club ?

J. J. : Je suis arrivé à Brive en fin d’année et c’est le club qui a fait ce pas vers moi pour une prolongation de mon contrat d’une année supplémentaire (jusqu’en 2022). Je me sens particulièrement bien à Brive et je ne pense pas que cette décision soit précipitée car elle a été aussi réfléchie avec ma famille. Cette prolongation me permet d’aborder la suite sereinement et avec l’envie de grandir dans le sillage de ce club.

Une opportunité de parfaire votre progression, qu’avez-vous appris depuis votre arrivée ?

J. J. : Didier Casadéi m’a apporté énormément dans le travail du jeu au sol et il insiste beaucoup aux entrainements pour m’aider à sortir les ballons plus rapidement et donner du rythme au jeu. Thomas Laranjeira m’apporte également plus de confiance dans mes performances d’arrière, en particulier en termes de placement sur le terrain. Lui aussi joue beaucoup sur son instinct et par son expérience il m’apprend énormément de choses. Comme en plus on s’entend très bien, on se pousse l’un et l’autre aux entrainements, ce qui est bénéfique pour chacun d’entre nous.

Nous l’évoquions plus tôt, vous êtes passé par Provence-Rugby que Brive affronte ce vendredi soir. Après avoir fait l’ascenseur entre Fédérale 1 et Pro D2 le club semble bien parti pour se maintenir. Que pensez-vous du projet de ce club ?

J. J. : C’est un club travailleur et qui se structure étape après étape. Aujourd’hui, on trouve les fruits de ce travail avec une équipe solide sur ses bases, bien en place, et qui utilise la puissance au centre du terrain. Ils peuvent aussi s’appuyer sur un gros pack et la qualité de leurs ballons portés. C’est aussi une équipe qui bénéficie de la botte très précise de Florent Massip et qui est complète dans tous les secteurs. Avec l’apport des anciens Brivistes comme Bézy, Burotu ou Luafutu entre autres, c’est une équipe très dangereuse et qui n’est pas à la lutte pour les phases finales par hasard.

Emmené par Jamie Cudmore, les Provençaux avait remporté le match aller, ce sera donc une réception capitale ?

J. J. : J’étais présent à ce match aller et j’ai bien conscience de l’importance de cette opposition retour ! Nous n’avons qu’une toute petite victoire d’avance sur Provence-Rugby au classement, après leur défaite à la maison lors du match précédent. Ce sont donc deux équipes très proches qui s’affrontent vendredi pour le premier match du bloc. Les esprits sont donc reposés et auront à cœur de récupérer les points perdus à domicile. Ce sera à nous d’être fort sur les fondamentaux et la conquête. On doit montrer qu’on est chez nous et qu’on a aucune envie de les regarder jouer.

Pour préparer ce match le club a fait le choix de partir en stage ?

J. J. : C’était une bonne chose de se retrouver entre nous pour préparer cette rencontre importante et la dernière ligne droite de la saison régulière. On a beaucoup et bien travaillé pour évacuer quelques sorties frustrantes et on est lancé dans la dernière ligne droite de la saison. Le challenge est excitant et on a la volonté de terminer à l’une des deux premières places du classement. Il faudra jouer juste et être propre sur nos lancements pour avoir le plaisir de jouer des phases-finales. Ce n’est pas quelque chose qu’on vit tous les ans, alors il faut qu’on aborde ce moment dans les meilleures conditions et on travaille dur pour cet objectif.

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