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Pro D2 - Dans quatre journées, Biarritz sera fixé

Dans quatre journées, Biarritz sera fixé
Par Rugbyrama

Le 22/02/2019 à 09:03Mis à jour Le 22/02/2019 à 12:46

PRO D2 - Le BO va affronter quatre concurrents directs aux phases finales. À la fin de cette série, les Basques sauront s’ils peuvent, ou non, prétendre à la lutte jusqu’au bout.

Des blessés en pagaille

Alors que le sprint final ne va pas tarder à démarrer, Biarritz compte cinq points de retard sur le Stade Montois, premier qualifiable. Huit matchs sont encore à disputer, le retard est donc largement rattrapable. L’aspect plus inquiétant pour le BO concerne la profondeur d’effectif. En début de semaine, on ne comptait pas moins de 17 joueurs blessés. Et Matthew Clarkin, avant de nous les énoncer, préférait ironiser : "Ce sera peut-être plus rapide que je liste les mecs aptes." Au rang des joueurs qui squattent le banc de l’infirmerie, on pouvait retrouver : Bouldoire (ischio-jambier), Lazzarotto (rupture du tendon du biceps fémoral), Nicoué (poignet), Perraux (dos), Poï (biceps), Burton (épaule), Vakacegu, Manu, De Coninck, Dubarry (épaule), Bernat Girlando (fracture du plancher orbital), Penitito, Bastien, Hewitt, Chambord, Lévi (croisés) et Leatigaga. Lucas Peyresblanques et Yohann Artru étaient incertains en début de semaine, alors que Mathieu Hirigoyen était avec l’équipe de France U20. "C’est difficile de bien travailler comme il faut, sans opposition en face, sans pouvoir tourner, regrette Matthew Clarkin. Les conditions de travail ne sont pas optimales, mais ce n’est pas une excuse. Juste un constat."

Bertrand Guiry contre Nevers

Bertrand Guiry contre NeversIcon Sport

Du coup, la rotation d’une semaine sur l’autre est très faible, voire inexistante. Ce soir, Ximun Lucu va enchaîner une quatorzième titularisation de rang. Adam Knight sera titulaire pour la treizième fois sur les quatorze derniers matchs. Quant à Bertrand Guiry, il n’a manqué qu’une rencontre cette saison et n’en a débuté qu’une en tant que remplaçant. À droite, le constat est presque similaire pour Guy Millar. Le pilier australien va disputer son 21e match, et après huit titularisations de suite, il attaquera sur le banc.

La course aux points

Parti de ce constat, on peut se demander si les Basques (9e, 49pts) sont capables, ou non, d’accrocher le top 6. Avec des oppositions à venir face à Aix (7e, 50pts), Carcassonne (10e, 47pts), Vannes (8e, 50pts) et Béziers (5e, 56pts), on devrait avoir, d’ici un mois, la réponse. "Si au bout de ces quatre matchs, nous sommes toujours en course, ce sera parce qu’on le mérite vraiment. Si on sort avec quelques points au classement et avec encore plus de certitudes dans notre jeu, on pourra entamer la dernière ligne droite avec de la confiance pour aller chercher quelque chose", annonce le Néo-Zélandais.

Matthew Clarkin, manager inquiet à l'idée de l'infirmerie bien remplie de son club

Matthew Clarkin, manager inquiet à l'idée de l'infirmerie bien remplie de son clubIcon Sport

De la confiance, il en faudra forcément, car après cette série déjà relevée, les rouge et blanc recevront Oyonnax avant d’aller à Bayonne, rien que ça. L’heure est donc à la chasse aux points pour les Basques, s’ils ne veulent pas voir leurs ambitions sportives prendre fin d’ici un mois. "Depuis le début de 2019, c’est le constat qu’on a fait. Jusqu’à maintenant, nous avons eu un peu de difficulté, reconnaît le manager biarrot. Nous ne sommes pas passés loin, nous nous sommes trompés. Mais la recette et l’objectif restent les mêmes. Nous devons aller chercher des points loin de Biarritz !"

Des motifs d’espoir

Si la tâche s’annonce compliquée, elle n’est pas impossible. En attendant que l’infirmerie se vide, les Biarrots font le dos rond et espèrent surfer sur la dynamique positive qui dure depuis maintenant quelques semaines. Après deux bonus défensifs pris à Bourg puis Nevers et la victoire bonifiée face à Soyaux vendredi dernier, Biarritz affiche une constance qui lui a tant manqué depuis le début de la saison. "Ces deux derniers mois sont plus que positifs, confirme Clarkin. Les joueurs s’impliquent davantage dans la préparation des matchs et dans les contenus. Beaucoup de petites choses font que ça commence à aller un peu mieux dans le jeu. On commence à voir le fruit des efforts faits ces derniers mois."

Le pack biarrot à l'épreuve de la mêlée contre Nevers

Le pack biarrot à l'épreuve de la mêlée contre NeversIcon Sport

En conquête, la vérité d’un match n’assure rien pour le prochain. Pourtant, le BO peut se satisfaire de la prestation de son pack le week-end dernier. Que ce soit en touche ou en mêlée, les avants rouge et blanc ont montré un de leur plus beau visage. "Il y a eu une remise en question et j’en suis très content. Nous avons un peu changé notre façon de préparer le match et d’analyser les dernières rencontres, explique l’ancien troisième ligne centre. Les joueurs sont beaucoup plus impliqués. Je ne sais pas si c’est un hasard, mais nous avons retrouvé face à Angoulême une conquête performante." Des changements, c’est-à-dire ? "Ce n’est pas uniquement l’entraîneur qui bosse comme un chien toutes les semaines pour préparer à la carte des lancements ou des annonces, répond Clarkin. Ce ne sont pas les mêmes joueurs qui sont impliqués, tout le monde participe à l’analyse donc tout le monde est acteur dans la performance de la conquête. Je pense que c’est le seul moyen de travailler. Maintenant, les joueurs ont vu que ça portait ses fruits."

Pour autant, les Biarrots le savent aussi. Dès ce soir, à Provence Rugby, tout sera remis à zéro. À Aix en Provence, ils devront à nouveau imposer leur jeu, gagner leurs touches et progresser en mêlée. Là où se déroulera la première étape d’un tour déterminant…

Par Pablo Ordas

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