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Chouly : "Comme si j’arrivais dans un nouveau club"

Chouly : "Comme si j’arrivais dans un nouveau club"

Le 01/08/2019 à 14:22Mis à jour Le 01/08/2019 à 15:19

PRO D2 - Sept ans après son départ pour Clermont, le champion de France 2009 avec les Sang et Or est de retour en Catalogne. À 33 ans, le troisième ligne s’est lancé un dernier défi en Pro D2, championnat qu’il n’a jamais connu.

Rugbyrama : Question simple pour commencer Damien : Pourquoi avez-vous décidé de revenir à Perpignan ?

Damien Chouly : C’est un choix que j’ai fait. Les conditions n’étaient pas forcément réunies, de mon point de vue, pour rester à Clermont. L’option de l’Usap s’est présentée, et c’est un club qui compte pour moi, qui a compté dans ma carrière. L’opportunité s’est présentée et il s’agissait pour moi d’un challenge certes différent, mais d’un dernier challenge à relever. C’est ce qui a motivé mon choix.

Le fait d’avoir connu ce club par le passé a-t-il pesé dans votre prise de décision ?

D.C. : C’était peut-être un frein au niveau rugby, parce que c’est différent. L’époque est différente, tout est différent au niveau sportif ici… mais ça a été un atout dans le fait de connaître la région, le club, d’avoir des amis ici.

" Nous n’avions pas forcément pris le bon virage après le titre de 2009. On aurait dû surfer là-dessus…"

Vous (re)découvrez un club qui n’est plus du tout le même que lorsque vous êtes parti en 2012…

D.C. : J’ai toujours suivi le club depuis mon départ à Clermont. Mais oui, Perpignan a beaucoup évolué. C’est vrai que nous, nous n’avions pas forcément pris le bon virage après le titre de 2009. On aurait dû surfer là-dessus. Mais aujourd’hui, l’Usap s’est donnée les moyens de repartir sur un projet, c’est ça aussi qui a motivé mon choix. Il y a une envie de faire quelque chose, de retrouver l’élite du rugby et c’est intéressant d’avoir un objectif et de courir après quelque chose. Pour revenir à la question, j’appréhende vraiment comme si j’arrivais dans un nouveau club. C’est excitant, et c’est aussi un petit bol d’air frais. Il faut découvrir de nouvelles choses aussi, car j’ai quand même passé sept ans à Clermont.

La décision de quitter Clermont a-t-elle été difficile à prendre ?

D.C. : Bien sûr, ça n’a pas été facile. Jouer dans ce club, qui a été constant au haut niveau sur toutes ces années, avec le titre en 2017… Ce sont des souvenirs énormes que je garderai toujours. Sept ans, ce n’est pas rien dans une vie, dans une carrière. On crée des liens avec ses coéquipiers, ses amis. C’est une page qui s’est tournée. Mais c’est un choix que j’ai fait et maintenant je me lance à fond dans ce challenge avec l’Usap.

Pourquoi avoir signé dans un club de Pro D2 et pas dans un autre évoluant, par exemple, dans le ventre mou du Top 14 ?

D.C. : C’est justement cet aspect de challenge. Il y a un groupe et une équipe pour faire de belles choses à l’Usap, avec pratiquement tous les joueurs qui sont restés. C’est ça qui est excitant. Pourquoi pas le ventre mou du Top 14 ? C’est changer de club pour faire deux ans et courir derrière pas grand-chose au final. Moi ce que j’aime, c’est relever un défi. Ça me motive pour aller m’entraîner et jouer.

" J’ai encore envie de jouer. Sinon, je serais resté à Clermont un an de plus et c’était rideau"

On comprend qu’à 33 ans, vous n’êtes pas venu pour faire seulement dix matches par saison…

D.C. : Ah non non ! Bon, à court terme, j’ai envie de m’entraîner comme il faut et de bien jouer. Mais oui, j’espère faire de belles choses et amener ma pierre à l’édifice. Moi, j’ai encore envie de jouer. Sinon, je serais resté à Clermont un an de plus et c’était rideau. Je me sens encore bien physiquement et j’ai encore envie de me régaler en jouant au rugby.

Le capitaine catalan pour la saison prochaine n’a pas encore été désigné. Avec votre histoire dans ce club, peut-on s’attendre à vous voir occuper un rôle de leader ?

D.C. : Bien sur que non. Je ne me sens pas encore légitime. Cela ne fait qu’une semaine que je suis là et j’ai fait seulement deux jours d’entraînements depuis mon arrivée (il s’est légèrement blessé au dos, N.D.L.R). Je connais un ou deux membres du staff, un ou deux joueurs, mais sinon… D’abord, je vais devoir trouver ma place dans ce groupe et montrer ce que je sais faire sur le terrain.

La Pro D2. C’est un championnat que vous n’avez jamais connu. Appréhendez-vous ?

D. C. : Oui j’appréhende ça comme quelque chose de nouveau. Faut pas le voir comme quelque chose de négatif. Je vais certainement devoir m’adapter, surtout au rythme qui est très différent du Top 14. Au rythme des semaines, des matches, des déplacements qui seront certainement plus longs. Aux styles de jeu aussi, qui seront plus hétérogènes. C’est un championnat plutôt long et rude, qui peut être assez ingrat sur les formes de qualification et de montée. Il faut à la fois être constant lors de la phase régulière mais aussi être au rendez-vous lors des deux, trois derniers matches. C’est ça qui, pour moi, est vraiment différent.

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