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Pro D2 - Comme un air de phases finales pour le Stade Montois

Comme un air de phases finales pour le Stade Montois

Le 01/03/2019 à 09:24

PRO D2 - Avec six concurrents au top 6 à défier d’ici la fin de la phase régulière, le club landais est contraint de trouver de la régularité sous peine de manquer les phases finales. Le déplacement à Béziers ce dimanche (14h15) pourrait déjà donner le ton de la fin de saison montoise.

3 mois et 13 jours sans enchaîner deux victoires. En s’imposant face à Aurillac puis contre Montauban vendredi dernier, les joueurs landais ont enclenché "une dynamique un peu positive". On connaît l’humilité chère à Julien Tastet alors pas question de s’emballer surtout après cette dernière bouillie de rugby à Guy-Boniface. Au bout du supplice, de la frustration mais aussi quelques bons points distribués par le troisième ligne : une conquête retrouvée surtout en touche "avec pas mal de ballons piqués qui nous ont sortis de situations difficiles" et une défense "qui n’a jamais été inquiétée". Cela coince donc en attaque avec encore de trop nombreuses occasions vendangées face aux Sapiacains soit le symptôme d’une équipe pas complètement à l’aise dans ses crampons.

" C’est un peu une année de transition "

Pas question de parler de l’infirmerie pleine à craquer (Gerber, les frères Cabannes, Talès, Pearce…), ce n’est pas une excuse acceptable. "On ne va pas pouvoir se cacher derrière ça toute l’année, nous avons aussi répété que nous avions un groupe homogène et de qualité. C’est maintenant que l’on va voir si quand des joueurs se blessent ceux qui les remplacent sont capables de faire de bonnes choses".

Après une finale puis trois demies de suite en Pro D2, le Stade Montois est peut-être victime d’un essoufflement renforcée par la fin du cycle Laussucq/Auradou. Là-encore, le flanker de la préfecture n’est pas complètement convaincu. "Je ne sais pas et je n’ai pas envie de me cacher derrière ça. Au contraire, il faut plus s’en servir comme un moteur pour bien finir cette belle histoire commune et offrir une belle sortie à Christophe. Après c’est vrai qu’on sent aussi que c’est un peu une année de transition… ".

Selon lui, les Montois doivent surtout prendre leurs responsabilités sur le pré pour bien négocier ce sprint final. "Quand tu fais 15 en-avants et que tu prends 17 pénalités, c’est un manque de rigueur, de précision et d’application. Nous devons augmenter notre niveau d’exigence pour faire les bons choix et ne plus réaliser ces fautes qui enrayent la machine".

Embrayer loin de Guy-Boniface

Gagner à l’extérieur sera aussi impératif pour rester dans les clous d’une qualification mais c’est aussi quelque chose qui date au Stade Montois. C’est arrivé une seule fois cette saison et il faut remonter cinq mois et demi en arrière pour retrouver cette victoire à Sapiac lors de la quatrième journée. Sur les huit matchs avant la fin de la phase régulière, il ne reste pas moins de six concurrents directs dont cinq déplacements à ne pas manquer pour Julien Tastet.

"Parfois, tu ne peux pas gagner mais tu peux aller chercher des bonus. Rien que ça nous n’en n’avons pas été capable en 2019. On sait pourquoi, on a su y mettre des mots et on sait surtout dans quels secteurs nous devons être plus précis à l’extérieur. On va donc se mettre dans les meilleurs conditions pour faire un bon match à Béziers".

" Un match de phase finale "

Un déplacement dans l’Hérault qui paraît franchement casse-gueule car l’ASBH est sixième à deux points des Montois et derrière cela pousse fort. Provence Rugby est notamment en embuscade à seulement quatre unités. "C’est vraiment un match de phase finale car si on ne fait pas un résultat à Béziers, on peut sortir des six ce week-end, confie Julien Tastet. On sait aussi qu’à partir du moment ou des équipes comme Aix et d’autres vont y entrer, ce sera dur d’aller les chercher donc c’est une occasion pour nous de s’affirmer dans ces places qualificatives". Il faut dire qu’il y fait bon vivre dans cette zone du tableau de Pro D2 que le SMR n’a plus quitté depuis quasiment un an et demi…

On comprend ainsi toute l’importance de ce "match charnière" face aux Biterrois pour s’éviter une fin de saison dès le 6 mai. Mais ce déclic à l’extérieur n’arrivera pas tout seul. "Si les secteurs de la conquête, de la discipline et de la défense sont défaillants, ce sera très compliqué d’exister. En plus, on n’aura peut être qu’une ou deux occasions donc si on n’est pas en capacité de scorer à cause des fautes de main, on ne pourra pas rivaliser avec eux".

Beaucoup de "si" et devant eux, Béziers invaincu dans son antre de la Méditerranée qui aura encore une fois des allures de chaudron en ébullition dimanche en début d’après-midi. "On sait que c’est chaud là-bas car il y a le côté méditerranéen… Mais tant mieux, c’est bien, ça va nous permettre de vite rentrer dans le match". Cela promet déjà.

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