Rugbyrama

Couet-Lannes : "La carrière d'un joueur n'est pas un long fleuve tranquille"

Couet-Lannes : "La carrière d'un joueur n'est pas un long fleuve tranquille"

Le 06/07/2018 à 15:01

Paul Couet-Lannes n'a pas été conservé par Mont-de Marsan. Après deux années frustrantes pour cet arrière amoureux du ballon, le voilà demandeur d'emploi, au stage provale qui se déroulait à Bordeaux du 2 au 6 juillet. Une situation qu'il espère quitter très rapidement, peut-être en passant au jeu à 7.

Rugbyrama : Paul, comment en es-tu arrivé à cette situation ?

Paul Couet-Lannes : J'arrive à cette situation avec 2 années durant lesquelles, par choix de coach, je n'ai pas pu m'exprimer. Du coup, je n'ai joué que quelques matchs et pour la visibilité vis-à-vis d'éventuels futurs clubs, ce n'est pas idéal. J'ai terminé mon contrat en cette fin de saison. C'est sûr que c'était un peu compliqué pour postuler sur d'éventuels clubs quand tu ne joues que quelques matchs.

Pourtant, tu as fait une très belle carrière ?

P.C.L. : Bien sûr. J'ai débuté à coté des Harinordoquy, Yachvili, Traille. Ce sont des débuts flamboyants que je garde en tête, mais ce que je me dis aujourd'hui, c'est que la carrière d'un joueur de rugby professionnel français n'est pas un long fleuve tranquille. C'est vrai, j'ai beaucoup appris au début de ma carrière à 18 ans avec des grands noms. J'ai joué à Anoeta devant 30.000 personnes, je ne l'oublierai pas. Émotionnellement et humainement, j'ai grandi, mais je crois qu'avec ce que je vis aujourd'hui, avoir été en haut et être un peu en bas, cela fait partie de la vie d'un homme et du coup, j'apprends encore. Ce que j'en retiens même si c'est une situation assez difficile, c'est que j'apprends à grandir.

Imanol Harinordoquy  Paul Couet Lannes - 23.03.2013

Imanol Harinordoquy Paul Couet Lannes - 23.03.2013 Icon Sport

C'est quand même une situation difficile à vivre ?

P.C.L. : Oui, c'est difficile, je ne le cache pas. Quand j'avais 18 ans, je regardais les stages de Provale et je me disais : "j'espère que je n'y serais jamais." Et puis là, d'arriver à un stage provale et en plus d'y croiser Yann (Lesgourgues) et Romain (Lonca) qui sont à l'UBB, c'est sûr que mon ego en prend un coup. Je me dis qu'il y a des situations plus graves. J'essaye de relativiser même si c'est difficile. J'essaye d'avancer. Je me suis lancé un autre objectif de préparation physique sur le jeu à 7. J'ai fait quelques tournois à 7 le week-end dernier et ce week-end à Béziers et Bidart. J'essaye de m'entretenir physiquement, de progresser même tout seul. Bref de me tenir en forme et de continuer ma préparation pour un autre objectif : jouer à 7. S'il y a une opportunité qui s'offre à moi, pourquoi pas ?

Paul COUET LANNES Biarritz Top 14

Paul COUET LANNES Biarritz Top 14Icon Sport

Ton agent a réussi à dénicher quelques pistes ?

P.C.L. : Oui. Bien sûr, on a travaillé. Mais on le voit, l'offre et la demande avec 51 chômeurs et pas mal de jeunes Français comme moi dans ma situation, je pense notamment à Marvin O'Connor qui a réussi à trouver une porte avec le « 7 » mais qui aurait pu se retrouver dans une situation désagréable aussi. C'est une période difficile, mais il faut avancer. Comme au rugby. J'ai pris beaucoup de plaisir ces quelques dernières années même si les deux dernières, je n'ai pas trop joué au rugby. Là, j'avais envie de me faire plaisir sur des tournois à 7 et j'y ai pris goût. Courir avec le ballon sous le bras, de gagner des mètres, de souffrir un peu physiquement, en plus avec les belles chaleurs que l'on a cela fait du bien. Et pour moi, rugbystiquement parlant, c'est intéressant. Je préfère, bien entendu, les espaces et trouver des décalages pour mes coéquipiers. Remonter le ballon sur tout le terrain, essayer de déposer des adversaires, que du plaisir.

Qu'est-ce que l'on peut te souhaiter pour ton avenir ?

P.C.L. : Des contrats avec des clubs de Top 14, de Pro D2 ou éventuellement avec la FFR à 7 pourquoi pas ?

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