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A bout de souffle

A bout de souffle
Par Rugbyrama

Le 27/06/2009 à 14:00Mis à jour

Le XV de France n'a jamais été en mesure de relever le défi physique imposé par l'Australie à Sydney. Visiblement émoussés en cette fin de tournée dans le Sud, les Bleus se sont logiquement inclinés devant les Wallabies (22-6). Ils rentrent avec une victoire face aux Blacks et deux défaites.

Jamais dans l'histoire, la France ne s'était imposée en Nouvelle-Zélande puis en Australie au cours d'une même tournée. Et cet adage survivra au voyage des Bleus dans l"hémisphère sud. En effet, pour leur troisième et ultime test avant les vacances, le XV de France s'est logiquement incliné (22-6) ce samedi à Sydney. L'illusion n'aura duré qu'une période avant que les Bleus ne s'écroulent et, dominés physiquement, ne cèdent à la botte d'un Matt Giteau auteur de tous les points de son équipe. Confrontée à une cascade de blessures le week-end dernier et à la fatigue accumulée d'une saison longue et éprouvante, pour l'équipe de France, ce match en Australie a ressemblé à la rencontre de trop…

Les Bleus trop pénalisés

La France était pourtant loin d'être larguée au moment de rejoindre les vestiaires (10-3). Lionel Beauxis avait ouvert le compteur des Bleus à la 22e et les siens pouvaient regretter son manque de réussite. Il avait ainsi raté une pénalité (13e) et un drop (16e) qui auraient permis de recoller au score. Les hommes de Marc Lièvremont ont même eu quelques opportunités dans le jeu. Dusautoir avait par exemple contré Giteau (6e) ou le Bayonnais Puricelli avait percé le rideau défensif adverse (30e) et offert des occasions d'essai. Mais dominés dans les zones de ruck, les Bleus avaient dans l'ensemble du mal à mettre en place leurs lancements de jeu. Pour ne rien arranger, ils étaient particulièrement pénalisés en mêlées fermées. Les Français usaient alors de coups de pied et de chandelles. Seul bémol… Les Wallabies, comme à leur habitude, se montraient intraitables à la réception des ballons hauts.

Le récital de Giteau

Loin d'être ridicules, les Bleus n'ont finalement jamais paru être en mesure d'inquiéter leurs adversaires. Les intentions de jeu réclamées par Emile Ntamack cette semaine n'ont pas été aperçues. A bout de souffle, ses hommes se sont contentés de défendre et se sont montrés incapables de déstabiliser le rideau adverse. La fin de match était éprouvante et les ultimes assauts français ou l'anecdotique pénalité de Dimitri Yachvili (61e) n'y changeaient rien. Le rideau sur une saison de 11 mois pouvait se baisser. Enfin…

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