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Four Nations - Nouvelle-Zélande : Sonny Bill Williams is back

Sonny Bill Williams is back
Par Rugbyrama

Le 03/10/2018 à 13:27Mis à jour Le 03/10/2018 à 14:03

FOUR NATIONS - De retour en sélection après trois mois d'absence, le puissant centre All Blacks a prouvé face à l'Argentine qu'il était toujours un joyau du rugby. Lui, dont le dernier objectif est le mondial 2019, devrait proposer un défi ultra-physique aux Springboks samedi à 17h05.

"Un être vous manque et tout est dépeuplé". Le proverbe est ancestral, usuel, presque devenu bateau. Pourtant on ne compte plus les fois où le célèbre adage s’est avéré dans le monde du rugby, chez des équipes ultra-dépendantes d’un joueur majeur, comme a pu l’être Sergio Parisse avec l’Italie ou encore plus proche de nous, Beauden Barrett avec les All Blacks. Si la meilleure équipe du monde n’a pas besoin de son ouvreur vedette pour écraser les autres nations, il est fascinant de voir à quel point un "Beaudy" dans un grand jour transforme le jeu de sa formation, lui apportant un surplus de vitesse et de créativité.

Chez les Blacks justement, Sonny Bill Williams n’a lui pas encore ce statut (37 sélections "seulement" depuis 2010), mais dire que lui aussi transforme quelque peu le jeu de ses coéquipiers n’est qu’un doux euphémisme. Déjà parce que "SBW" est un véritable point d’ancrage au poste de premier de centre, de part son gabarit imposant (1m94 pour 108kg) et son léger penchant pour le défi physique, sans doute hérité de ses expériences à XIII plus ou moins longues mais toutes fructueuses.

Aussi, parce que celui que l’on considère comme l’athlète le plus complet au monde a la capacité de jouer après contact comme personne sur la planète rugby, décuplant les possibilités de jeu autour de et après lui lorsqu’il revêtit sur ses larges épaules le numéro 12 brodé de la fougère argentée.

International - Beauden Barrett et Sonny Bill Williams (Nouvelle-Zélande)

International - Beauden Barrett et Sonny Bill Williams (Nouvelle-Zélande)Icon Sport

Samedi dernier, dans la nuit argentine de Salta, au pied oriental de la Cordillère des Andes, le natif d’Auckland était d’ailleurs de retour sous le maillot noir, après des blessures à répétition au genou comme à l’épaule l’ayant obligé à renoncer à l’appel du terrain durant plus de trois mois. Pour son retour à la compétition, le joueur des Blues n’a pas lésiné ses efforts, apportant un vrai regain de puissance ainsi que toutes ses qualités techniques à un centre du terrain néo-zélandais largement critiqué au pays après la défaite de Wellington du mois dernier face aux Boks (34 à 36), la première depuis 2009!

Quand Steve Hansen eut donc la possibilité de l’aligner, ce ne fut qu’une évidence, sans rien enlever aux vraies qualités des prometteurs Jack Goodhue et Anton Lienert-Brown. "Sonny Bill nous a apporté toute les qualités que l’on connaît de lui face à l’Argentine, avouait le coach des Blacks à un média du pays après le match. Que ce soit par sa puissance ou sa technique individuelle, il nous propose de nombreuses solutions face aux défenses adverses et nous voulons toujours qu'il soit sur le terrain." Avec des prises de balle tranchantes et certains plaquages pour le moins rugueux, sans omettre quelques "skills" dont il a le secret, autant dire que "SBW" n’a une nouvelle fois pas déçu face aux Pumas, lors de la victoire des siens 17 à 35.

Cap sur le mondial

Souvent critiqué, Sonny Bill se contrefiche largement des avis, préférant se concentrer sur sa rigueur légendaire sans s’attarder sur les diverses opinions qu’ont de lui certains supporters du pays. Il est vrai qu’avoir changé de discipline sportive autant de fois que lui, fréquenter des personnalités extrémistes, combattre aux poings une semaine après la tournée européenne et en année ante-coupe du Monde qui plus est peut faire parler, surtout dans le pays du rugby, là où l’organisation et les traditions du sport numéro 1 demeurent toujours sacro-saintes.

Mais bon nombre de ses détracteurs oublient aussi les nombreuses associations dans lesquelles il s’investit, ne rappelant qu’à outrance ses interventions orales souvent jugées hautaines et les coups de bluff de son agent Khoder Nasser qui ont fait de lui le joueur le plus "bankable" du monde. Aimé ou détesté, Williams ne laisse donc jamais personne indifférent, encore moins les grosses écuries européennes.

International : Le fameux offload de Sonny Bill Williams (Nouvelle-Zélande) face à l'Afrique du Sud

International : Le fameux offload de Sonny Bill Williams (Nouvelle-Zélande) face à l'Afrique du SudIcon Sport

Néanmoins, lui à de nouveau prouvé s’il le fallait encore qu’à 33 ans désormais, son talent était toujours supérieur pour légitimement prétendre à une participation au Mondial japonais, son troisième personnel. Dans cette optique, comme tous ses partenaires d’ailleurs, l’ancien toulonnais aura sans doute ciblé le croustillant duel face aux Boks ce samedi à 17h05. Au Loftus Versfeld Stadium de Pretoria, théâtre de nombreux combats épiques entre les deux nations par le passé, nul doute que les impacts devraient crisser. Gare à ceux qui s’empaleront sur "SBW"

Résultats de la Nouvelle-Zélande :

Samedi 18 août : Australie - Nouvelle-Zélande (13-38)

Samedi 25 août : Nouvelle-Zélande - Australie (40-12)

Samedi 8 septembre : Nouvelle-Zélande - Argentine (46-24)

Samedi 15 septembre : Nouvelle-Zélande - Afrique du Sud (34-36)

Dimanche 30 septembre : Argentine - Nouvelle-Zélande (17-35)

Par Théo Fondacci

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