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Valence-Romans, construit pour durer

Valence-Romans, construit pour durer
Par Nicolas Zanardi via Midi Olympique

Le 13/04/2019 à 13:00

FÉDÉRALE 1 - Promis à une place de premier national de Fédérale 1 en cas de vingtième victoire face à Nîmes ce week-end, le VRDR fait figure de candidat légitime à l’accession à la Pro D2. Et s’organiser d’ores et déjà en conséquence, en prévision de cette éventualité.

Avec 19 victoires en autant de matchs depuis le début de la saison, le VRDR rêve de conclure la phase de poules par un 20/20 historique. Autant dire que les Drômois ont préparé leur rendez-vous face à Nîmes de la plus sérieuse des manières, histoire d’assurer une place de numéro un national qui ferait sacrément mesurer le chemin parcouru par le club ententiste, qui pointait au dernier rang de la poule élite, voilà seulement deux ans…

Candidat légitime au titre, Valence-Romans l’est surtout à l’accession en Pro D2. D’un point de vue sportif, d’abord, mais aussi structurel, puisque les Drômois ont obtenu l’intégralité des 6 bonus "administratifs" mis en place cette saison par la FFR, et ont d’ores et déjà répondu à toutes les conditions du cahier des charges imposé par la Fédération pour l’accession au monde pro. De quoi forcément commencer à travailler sur cette hypothèse, objectif avoué lors de la fusion entre Romans et Valence en 2016. "On sait que cette accession sera soumise aux aléas sportifs, ce que nous assumons pleinement, expliquait le co-président Laurent Beaugiraud dans une conférence de presse destinée à présenter le projet d’avenir des Drômois. Mais en toute humilité, on se prépare aussi à cette hypothèse, tout en sachant que si nous ne parvenons pas à monter cette année, ce ne serait pas un drame."

N’empêche que pour l’heure, tous les voyants sont au vert. Le VRDR a ainsi terminé d’amortir les deux contrôles Urssaf qui lui ont coûté si cher en 25 et 2018, et présentera même un résultat net positif à l’issue de la saison. Un luxe qui lui permettra, en cas d’accession, de passer sans encombre d’un budget de 4,1 à 6,5 millions (qui le placerait au dixième rang de l’actuel Pro D2) tout en constituant des fonds de réserve suffisants. Le fruit d’un travail de longue haleine réalisé sur le plan local, puisque 81 % des recettes du VRDR proviennent d’un tissu 315 partenaires privés qui lui offrent un modèle économique pérenne. De quoi réaliser en douceur le passage au statut de SASP au mois de juillet, si les circonstances d’une montée le demandent…

Les matchs à Valence en Pro D2, le centre d’entraînement à Romans

Le seul point d’achoppement, pour l’heure ? Il réside dans le seul paramètre non maîtrisable pour la direction du club, à savoir ses infrastructures. Alors qu’il alterne en Fédérale 1 ses matchs entre le stade Pompidou de Valence et le stade Guillermoz de Romans, le VRDR sera, en cas d’accession, contraint de disputer l’intégralité de ses matchs dans le stade de la préfecture. Un crève-coeur pour les Romanais "historiques", rendu incontournable par les conditions de la LNR. "Le Stade Pompidou est classé temporairement en catégorie A jusqu’au 30 juin, le stade Guillermoz en catégorie B à la même date, explique Beaugiraud. Lors d’une réunion que nous avons provoqué à la fin des matchs aller avec les mairies, on a pointé ce problème. Après audit qui a confirmé notre analyse, celles-ci se sont engagées à procéder à des travaux. Si bien que la saison prochaine, Pompidou sera définitivement classé en catégorie A, et Guillermoz en catégorie B. Or, pour jouer en Pro D2, il faut un stade de catégorie A. On ne pouvait décemment pas demander à la mairie de Romans d’effectuer plus de 5 millions de travaux à Guillermoz… La situation est donc très simple : si nous restons en Fédérale 1, nous continuerons à alterner entre les stades. Mais si nous montons, nous jouerons exclusivement à Valence." De quoi accueillir dans les meilleurs conditions la télévision, mais aussi un public de plus en plus nombreux. En effet, le VRDR présente des affluences d’ores et déjà dignes du Pro D2, au point d’avoir dépassé la barre des 5000 spectateurs à déjà quatre reprises…

Alors, faut-il redouter la mort du rugby à Romans, ainsi que certains le pensent ? "Non, jure Beaugiraud. La preuve, c’est que la mairie de Romans va investir un million d’euros pour nous livrer un centre social et d’entraînement de 600 m² sur le site du stade Porchier, où nous disposerons d’un terrain d’entraînement tout neuf. Ce sera le lieu de vie et de travail de nos 53 salariés, le centre névralgique du club, qui se situe à Romans. En outre, les matchs de nos jeunes élite, dont les espoirs qui sont bien partis pour se maintenir, se dérouleront toujours à Guillermoz."

Les arrivées d’Armary et Chouvet officialisées

Quant au sportif ? Celui-ci, qui restera quoi qu’il arrive la responsabilité de Yohann Authier, se présente sous l’angle de la stabilité. Si cinq départs sont à prévoir (Hocine Arabat, Anderson Neisen, Florent Fontaine, Romain Brison et Mathieu Besson), deux arrivées ont d’ores et déjà été officialisées, celle du troisième ligne et capitaine de Tarbes Alexis Armary, ainsi que le retour au club de l’ouvreur Lucas Chouvet, qui évoluait cette saison à Bourg. Un recrutement qualitatif qui sera affiné en fonction de la division où évolueront les Damiers l’an prochain… "On a d’ores et déjà établi pas mal de contacts, explique le directeur sportif Yoann Authier. Mais en toute logique, on attend de savoir dans quelle division nous évoluerons la saison prochaine. On essaie de se construire patiemment sachant qu’en cas d’accession, nous ne serons pas embêtés par la limite de 15 joueurs non-Jiff, puisque notre effectif actuel est largement issu de la formation française."

Pro D2 - Lucas Chouvet (Oyonnax) contre Béziers

Pro D2 - Lucas Chouvet (Oyonnax) contre BéziersIcon Sport

La principale évolution à attendre se situant au niveau de la formation, puisqu’il faudra d’abord pallier le départ du directeur du Centre Anthony Chiché (Annonnay) avant de préparer l’agrément du Centre de formation. L’objectif des Drômois (qui sont devenus le club support du projet initialement monté par le comité Drôme-Ardèche) consistant à renouer avec le haut niveau dans les catégories Gaudermen, Alamercery et Crabos, afin d’alimenter 30 % de l’effectif premier dans les années à venir. Tout sauf impossible, sachant que le VRDR se situe dans le Top 10 hexagonal, avec plus de 700 licenciés dans une région aussi dense rugbystiquement. De quoi envisager l’avenir avec sérénité et optimisme. Au niveau professionnel, si possible...


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