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L'Angleterre terrasse la Nouvelle-Zélande

L'Angleterre terrasse la Nouvelle-Zélande

Le 26/10/2019 à 11:59Mis à jour Le 26/10/2019 à 12:21

COUPE DU MONDE - Impressionnante dans tous les compartiments du jeu, l'Angleterre a dominé samedi la Nouvelle-Zélande (19-7) et s'est qualifiée pour la finale de la Coupe du monde. Le XV de la Rose a notamment inscrit un essai dès la 2e minute de jeu, par Manu Tuilagi. Impuissants, les All Blacks n'ont sauvé l'honneur que grâce à une erreur anglaise.

Dans un duel intense, dompté tactiquement par le XV de la Rose, l'Angleterre écarte la Nouvelle-Zélande (19-7). Impressionnants dans le combat, les troupes d'Eddie Jones mettent fin à plus d'une décennie d'invincibilité des All Blacks en Coup du monde, muselés offensivement, et s'invitent en finale pour tenter de décrocher un deuxième sacre dans leur histoire.

Tactiquement si ce duel avait commencé dans la semaine avec des effets d'annonce, des surprises sur les compositions et quelques phrases lancées pour mettre du piment à cette confrontation divinement savoureuse sur le papier, les Anglais savaient exactement quoi faire pour perturber l'édifice Néo-Zélandais. Le premier acte sera la démonstration d'une stratégie vouée à confisquer les débats, à assiéger sur les moindres points de rencontre le joueur All Blacks qui aurait eu la mauvaise idée de tenter l'impossible.

L'essai précoce de Manu Tuilagi (2 ème, 7-0), faisant suite à un mouvement précis au départ d'un Anthony Watson étincelant sur son aile, mettra dans le confort les hommes d'Eddie Jones. Au fur et à mesure des minutes, l'impression dégagée fut limpide et sans détours, l'Angleterre broyait l'adversaire dans le combat, s’accaparant la moindre munition à des Néo-Zélandais désemparés offensivement, sur le reculoir provoqué par une pression de tous les instants. George Ford juste avant la pause, rajoutera trois unités supplémentaires pour un (10-0, 40 ème) dans ces quarante premières minutes sans compromis.

L'Angleterre fidèle à ses convictions

Avec une telle assise, l'Angleterre renvoyait toutes certitudes valdinguer du côté All Blacks, acculant leurs adversaires contraints à la confusion sur leurs possessions. Les exemples d'intensité à l'impact, l'intelligence au sol avec des ballons subtilisés dans les règles de l'art, une facilité déconcertante d'appuyer sur les fondamentaux à bon escient. George Ford compilera les points jusqu'à l’écœurement Néo-Zélandais, livides et impuissants dans la réplique. L'essai d'Ardie Savea (13-7, 59 ème) n'était qu'un épiphénomène n'altérant en aucun cas l'ambition d'un XV de la Rose fringant et robuste. Patients et efficaces, l'Angleterre prendra le score toujours avec la botte de George Ford, suffisant pour s'affranchir du double tenant du titre (19-7, 80 ème). Du grand art.

Il planait une incertitude autour de cette rencontre, celle qui vous confère les bénéfices d'un exploit authentique dont les Anglais se sont emparés les codes. Prestation majuscule, contenu régulier, choix tactiques assumés, les troupes d'Eddie Jones ont démontré leur remarquable aptitude à se saisir du moment comme une opportunité vouée à leurs desseins. Appliqués bigrement, le XV de la Rose confirme les espoirs placés en lui, d'une construction d'un groupe, lancé pour la grande majorité par Stuart Lancaster, balayant l'effroi d'une élimination prématurée en 2015 à la maison.

Le rugby Anglais et la RFU ont su bâtir les fondations idoines, l'architecture d'une nation de rugby capable d'éliminer le double-champion en titre, mais de viser pour la deuxième fois de son histoire, le Graal suprême comme en 2003. Une utopie ? Gageons qu'Owen Farrell et ses partenaires feront d'un pragmatisme sans équivoque leur credo pour dominer le rugby mondial face au vainqueur de Pays de Galles-Afrique du Sud.

Les All Blacks vacillent de leur trône

La chute est fatale, lourde, saturée de sens pour des All Blacks empêtrés dans leurs assurances. Les champions en titre n'ont guère eu de solutions à proposer, faute à une Angleterre subjugée, qui avait certainement plus à prouver également. Sans renier les dernières saisons, les prévisions d'une telle défaite furent perceptibles. Signes annonciateurs ? Steve Hansen se permettant quelques fantaisies d'usage sur la composition, voulant s'adapter à l'adversaire au détriment du contraire. Un raccourci peut-être, mais les récentes difficultés affichées en Rugby Championship au cœur de l'été étaient annonciateurs d'une prédominance moins prononcée.

D'une cabale organisée contre le double-champion du Monde, visé comme la tête de série à abattre principalement. Et rompre avec l'hégémonie trop longue aux yeux de certains. Quand les bilans seront tirés, le temps sera à la remise en question. D'une génération à renouveler, d'un cycle à enclencher. On peut faire confiance à la capacité de rebond, d'une nation toujours aussi encline à épater la galerie dans son ADN. D'ici là, avant toutes considérations, une place sur le podium est à aller chercher. Pas dans les habitudes de galvauder cette consolation qui n'effacera pas la déception.

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