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Angleterre-France (19-14): A 5 semaines du Mondial, les Bleus ont encore du boulot

A 5 semaines du Mondial, les Bleus ont encore du boulot

Le 15/08/2015 à 22:52Mis à jour Le 15/08/2015 à 23:26

Pour son premier match de préparation à la Coupe du monde à Twickenham, le XV de France s'est incliné face à l'Angleterre ce samedi soir (19-14). Une rencontre qui a mis en exergue les éternels points faibles des Bleus de Philippe Saint-André.

Tant attendu, ce premier match de préparation des Bleus à la Coupe du monde a livré son lot d’enseignements. Pour sa première sortie depuis qu’il travaille en groupe de 36, le XV de France a rendu une copie mitigée à Twickenham face au XV de la Rose (19-14). Cinq mois après l’orgie de jeu du Tournoi lors du dernier Crunch et à cinq semaines de l’ouverture de la Coupe du monde, l’équipe de France semble avoir avancé sur certains chantiers, mais semble aussi souffrir des mêmes maux.

L’entame de ce centième Crunch était pourtant prometteuse pour les hommes de Philippe Saint-André. A Twickenham, le début de rencontre était largement à l’avantage des Tricolores, qui se procuraient une nette occasion d’essai dès la deuxième minute, quand Brice Dulin était à deux doigts d’aplatir dans l’en-but anglais. Sur la séquence suivante et dans le sillage d’un Louis Picamoles impressionnant, les Bleus enchaînaient même une séquence à treize phases de jeu comme pour montrer au XV de la Rose qu’ils n’étaient pas venus pour visiter Londres. Une domination "seulement" récompensée par une première pénalité de Morgan Parra (0-3, 7e).

Dimitri Szarzewski (XV de France) face à Sam Burgess (Angleterre) - le 15 août 2015

Dimitri Szarzewski (XV de France) face à Sam Burgess (Angleterre) - le 15 août 2015Icon Sport

Par deux fois, Watson profite du boulevard sur l’aile française

Et contrairement aux Bleus, les Anglais ne se sont pas fait prier pour franchir la ligne adverse dès leurs premières initiatives. Le XV de la Rose profitait des largesses défensives des Bleus et Anthony Watson s’offrait un doublé sur son aile droite (11e, 18e). Une aile gauche française occupée sur ces deux coups d’éclat du joueur de Bath par Brice Dulin, habituel arrière, et Gaël Fickou, trois-quarts centre... La composition d’équipe de PSA sera à n’en pas douter remise en question.

Ce coup derrière la tête des Bleus est surtout venu illustrer la différence entre une équipe au froid réalisme offensif et un XV de France qui connaît toujours autant de déchet au moment de conclure. Car même dominée et malgré un nouvel essai de Jonny May sur son aile gauche (46e), l’équipe de France n’était pas si loin de s’imposer sur le sol anglais.

L'ailier anglais Jonny May, auteur d'un essai

L'ailier anglais Jonny May, auteur d'un essaiPanoramic

Picamoles et la mêlée comme principales satisfactions

La très bonne copie de la mêlée française, grosse satisfaction de la soirée avec la forme internationale de Louis Picamoles, avait permis à Parra de passer deux nouvelles pénalités (27e, 33e). Profitant du deuxième carton jaune récolté par l’Angleterre (Calum Clark, 54e), Uini Atonio a bien failli ouvrir le compteur d’essai tricolore (56e). Encore une occasion manquée.

C’est finalement par Fulgence Ouedraogo que viendra la récompense (61e), après un groupé pénétrant efficace. La France a ensuite poussé, en vain. Au moins, le XV de France connaît désormais ses axes de travail avant la revanche au Stade de France le week-end prochain. Le moins rassurant, c’est qu’il semble que l’on parle encore et toujours des mêmes chantiers.

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