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Bourgarit : "On continue de marquer l'histoire du club"

Bourgarit : "On continue de marquer l'histoire du club"

Le 10/04/2021 à 19:55Mis à jour Le 10/04/2021 à 20:08

Champions Cup - Sans non plus tomber dans l'euphorie, les Rochelais, vainqueurs de Sale ce samedi (45-21), savourent cette qualification historique pour le dernier carré. A l'image du talonneur international Pierre Bourgarit.

Rugbyrama : Pierre, c'était une belle après-midi…

Pierre Bourgarit : Oui ! On savait que ça allait être un gros match, plutôt compliqué. Bien sûr que le score ne reflète pas non plus le match. On a été beaucoup sanctionnés en première mi-temps. L'essai encaissé avant la pause (40e+2) nous a remis un peu de doute. L'essai de suite quand on ressort du vestiaire (42e) nous fait énormément de bien à la tête. Il nous permet d'être plus relâchés et en place.

Avez-vous senti Sale exploser physiquement peu après le retour des vestiaires ?

Personnellement, je n'ai pas senti non plus qu'ils avaient pris le dessus sur nous en première mi-temps. Après bien sûr, ils ont explosé. Quand le score s'envenime, tu as la tête au fond du sac. C'est bien, on n'est pas sorti du cadre. On a continué à faire des choses simples, à faire ce qu'on avait dit toute la semaine. Ça nous a permis de gagner ce match et de bien préparer les prochains.

Votre capitaine Romain Sazy disait que les déclarations d'avant match des Anglais avait piqué le groupe…

Bien sûr. Quand on vous dit qu'on va venir, chez vous, vous prendre dans le défi physique, vous marcher dessus…Ils ont voulu nous faire comprendre que ça n'allait pas être aussi simple qu'à Gloucester. Ça nous a piqué dans notre égo, chacun, individuellement mais aussi collectivement. Cette première mêlée fait énormément de bien à la tête. L'introduction est pour eux et nous, on leur marche dessus. Devant, on avait vraiment à cœur de faire une grosse partie et de leur montrer que finalement, ce n'était pas aussi simple. Voilà, c'est chose faite. Maintenant, il ne faut pas s'emballer non plus. De gros adversaires vont arriver derrière.

Vous écrivez une nouvelle page de l'histoire du club, avec cette première qualification en demi-finale de Champions Cup…

On continue de marquer l'histoire du club. Franchement, c'est énorme. Rien qu'à voir les sourires et la joie dans le vestiaire…Contrat rempli. On a hâte de passer à la suite.

Est-ce l'équipe de La Rochelle la plus forte de ces dernières saisons ?

Clairement. Il y a un truc en plus cette saison. On a eu des recrues en feu. Il y a Raymond (Rhule, NDLR), Dillyn (Leyds), Will (Skelton) et d'autres. Ça permet à tout le monde d'aller chercher en soi et de montrer plus qu'avant. C'est un tout. Le fait que tout le monde se pousse vers le haut, c'est vraiment quelque chose d'énorme.

Vous attendiez-vous à voir les supporters à la descente du bus, avant le match ?

Pas du tout. Franchement, c'était énorme. Ça m'a mis les frissons. Ça faisait longtemps qu'on n'avait pas vu des supporters. Belle et bonne surprise. On aurait aimé fêter ça avec eux. Mais on sait qu'ils sont derrière leurs écrans, qu'ils poussent derrière nous, qu'ils sont contents de notre victoire.

" S'il y a quelques années, on m'avait dit que je jouerai une demi-finale, si jamais je la joue, j'aurais signé de suite. C'est extraordinaire."

La Champions Cup existait déjà quand vous êtes né, Pierre. Que représente pour vous le fait d'être en demi-finale ?

Ça fait six ans que je regarde le rugby, ça faisait un petit moment qu'elle avait commencé (rires). C'est quelque chose d'exceptionnel. Comme disait Doum (Geoffrey Doumayrou, NDLR) dans la semaine, c'est un peu comme la Champions Ligue au foot. C'est clair que de rentrer dans le carré final de cette compétition, c'est énorme. S'il y a quelques années, on m'avait dit que je jouerai une demi-finale, si jamais je la joue, j'aurais signé de suite. C'est extraordinaire.

Dimanche canapé, maintenant ?

On va regarder les autres adversaires et attendre de voir qui sera face à nous au prochain rendez-vous. On va aussi se reconcentrer sur le Top 14 car deux gros matches arrivent, quand même.

Quoi qu'il arrive, il y aura trois équipes du Top 14 en demi-finale…

C'est bien. Ça veut dire que le Top 14 est un championnat âpre, qui nous permet de rivaliser avec les équipes européennes. C'est bien et pour La Rochelle, et pour le rugby français.

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