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Abendanon : "Contre Bath, il faudra faire mal à l’adversaire"

Abendanon : "Contre Bath, il faudra faire mal à l’adversaire"

Le 05/12/2019 à 09:10

CHAMPIONS CUP - Vendredi soir, l’arrière international anglais jouera son 50e match de Champions Cup contre son ancien club. Nick Abendanon a beau arriver en terrain connu, il sait que son équipe doit être plus méchante pour exister à l’extérieur.

Rugbyrama : Cette double confrontation contre Bath est-elle déjà décisive pour Clermont ?

Nick Abendanon : Dans le contexte de cette poule avec la victoire de l’Ulster à Bath, ce sont deux rendez-vous importants. Si on veut sortir et jouer un quart de finale, il faut aller gagner là-bas. C’est un match clé. Ils ont une belle ligne de trois-quarts avec beaucoup de grands joueurs. Cela nous posera pas mal de problème mais celui qui sera le plus patient remportera le match. Il faudra être très propre et on ne peut pas perdre de ballons. Il faudra que l’on arrive plus vite que François Low ou Sam Underhill dans les rucks car ils sont très forts. Ce n’est pas notre beau jeu qui nous fera gagner ce match, c’est d’abord notre conquête et notre agressivité. Cette semaine à l’entraînement on a monté le curseur et tout le monde peut prendre exemple sur Arthur (Iturria ndlr). Depuis qu’il est revenu, il est exemplaire dans le combat et l’envie. On a besoin de ça. Mentalement il faut que l’on se prépare à jouer un match de "merde", et que l’on travaille plus dur. Il faut chasser l’adversaire et en faire un peu plus sur les détails. On a envie de rectifier certaines choses mais il faut le montrer.

Vous vous attendez au même contexte qu’en Ulster face à une équipe qui vient de perdre contre les Saracens chez-elle ?

N.A. : Oui même si Bath joue un peu plus derrière, vendredi soir, les conditions ne vont pas être idéales avec du vent et de la pluie. Les deux équipes ont envie de jouer plus mais je pense qu’il y aura d’abord du jeu au pied, de l’occupation pour sortir proprement de notre camp. Les Saracens ont montré beaucoup d’agressivité en défense avec une grosse montée défensive, de l’envie sur les plaquages. Il faut que nous soyons affamés. On a beaucoup appris en Ulster, nous avons beaucoup parlé de notre jeu sans ballon. Notre envie d’être plus méchant, de faire mal à l’adversaire n’était pas assez forte et contre Bath il faudra l’être. Il faudra s’adapter aux conditions et se forcer à mettre en place un jeu qui n’est pas le notre. C’est obligatoire car ce match est décisif. En plus, à domicile, Bath, sera sous pression et ne lâchera rien. Il faudra contrer cette envie dans les vingt premières minutes.

Champions Cup - Nick Abendanon (Clermont) contre les Harlequins

Champions Cup - Nick Abendanon (Clermont) contre les HarlequinsIcon Sport

Bath, c’est un club que vous connaissez bien. Depuis votre arrivée à l’ASM en 2014, vous avez changé de coupe de cheveux mais vous avez surtout passé un pallier dans votre carrière ?

N.A. : Oui c’est vrai ! (Rires). Bath est un club avec beaucoup de valeurs, qui est intégré complètement dans la ville, comme Clermont. Tout tourne autour du club. Le propriétaire a mis beaucoup d’argent donc ils ont toujours l’ambition d’être le meilleur en Europe. J’ai commencé à Bath puis j’ai enchaîné neuf saisons avec l’équipe première et je pensais que ce serait mon club durant toute ma carrière. J’aimais beaucoup ce club mais quand l’ASM t’appelle, tu ne peux pas dire non. Bath est un grand club mais Clermont aussi. Il n’y a pas beaucoup mieux en France que l’ASM donc je n’ai pas hésité à partir pour expérimenter quelque-chose de nouveau. Cela a été dur car j’avais un an de contrat encore et c’est moi qui avais réglé tout ça pour partir. Les supporters anglais voulaient que je reste. Si je n’étais pas parti pour Clermont, je n’aurais jamais bougé. C’était le moment de voir quelque-chose de différent et de jouer en France. Personne ne me connaissais avant quand je suis arrivé en 2014 à l’ASM mais aujourd’hui j’espère que cela a changé.

Vous allez jouer votre 50e match de Champions Cup contre votre ancien club. Qu’est-ce que cela représente ?

N.A. : 50 matches, c’est vrai ? C’est très bien, je vais rejoindre les grands noms de l’ASM qui sont inscrits sur le mur là-bas (Il montre la liste des joueurs clermontois ayants joué plus de 50 matches de Coupe d’Europe, comme Aurélien Rougerie ou Julien Bonnaire, affichée dans l’entrée du centre d’entraînement ndlr). Jouer ce 50e match contre l’équipe de mes débuts, c’est une superbe occasion. Mais il faut gagner avant tout. Dès que j’ai vu la composition de cette poule j’ai eu un grand sourire même si je ne savais pas encore que j’allais jouer. C’est un club qui reste au fond de mon cœur car ma belle-famille habite là-bas, c’est aussi un superbe endroit pour jouer au rugby, avec ce stade au milieu de la vieille ville. J’ai fait ma formation à Bath, je suis allé à l’université et j’ai débuté chez les Espoirs. J’ai encore des amis comme François Low et Anthony Watson. Le club a beaucoup changé mais je suis encore en contact avec Bruce Craig le propriétaire et les entraîneurs. Cela va être sympa de jouer au Recreation Ground, probablement pour la dernière fois. C’est peut-être l’un des plus beaux stades du monde mais il faudrait une petite rénovation… Mais l’endroit est magnifique. Je suis souvent descendu dans l’Avon (la rivière qui passe à Bath, à côté du stade ndlr) pour aller chercher des ballons (rires). Cela va être sympa de jouer devant mes amis et mes proches.

" Pour l’instant, c’est terminé avec l’ASM même si cela dépend de beaucoup de choses. Dans tous les cas, cela aura été une fierté de porter ce maillot"

Après le match contre les Harlequins, vos coéquipiers disaient avoir retrouvé le "vrai Nick". Vous revenez bien après des blessures très sérieuses l’an dernier ?

N.A. : Mentalement, cela a été dur la saison dernière pour moi. J’ai eu de grosses opérations (Hernie cervicale après une opération de l’épaule la saison d’avant ndlr). J’ai beaucoup travaillé pendant l’avant saison et pendant les vacances pour être au top physiquement. Je suis content de ce début de saison et j’espère que cela va continuer.

Où en êtes-vous de votre avenir avec l’ASM ?

N.A. : J’avais une option d’une année sur mon contrat mais le club ne la pas validée. Pour l’instant c’est fini avec l’ASM même si cela dépend de beaucoup de choses. Je cherche un autre club car je ne suis pas prêt à arrêter encore, j’ai envie de jouer et je pense que je peux donner une ou deux saisons de plus à une équipe. On verra. Je ne vais pas juste jouer pour jouer et j’ai encore la motivation d’évoluer dans une bonne équipe pour aller chercher des trophées. On va voir si quelque-chose arrive. Si cela n’arrive pas, je serai aussi content d’arrêter pour savourer la très bonne carrière que j’ai faite. Si un club a besoin d’un arrière d’expérience, en France ou en Angleterre, il peut me donner un coup de fil (rires). Mais dans tous les cas, j’aurais eu beaucoup de fierté à porter ce maillot jaune et bleu.

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