Icon Sport

Bath, déjà un premier tournant pour l’ASM

Bath, déjà un premier tournant pour l’ASM

Le 03/12/2019 à 18:13

CHAMPIONS CUP - Seconds de leur poule, les Clermontois se rendent à Bath vendredi soir face à une équipe au pied du mur. Pour l’ASM, qui veut apprendre de sa défaite en Ulster, cette rencontre est déjà presque charnière.

Cette semaine, l’ASM aimerait bien décoller. Jeudi après-midi déjà, pour rejoindre Bristol puis l’ancienne cité romaine alors que la grève menace le déroulement de ce déplacement. Puis surtout vendredi soir face à Bath, après deux matches timorés contre l’Ulster et Agen. L’ASM veut en finir avec ces débuts de partie ratés et cette irrégularité hors de ses bases. Comment espérer une victoire de l’ASM à Bath ? "En mettant du combat et de l’agressivité dans les vingt premières minutes, ce qui nous manque depuis quelques semaines répondait Morgan Parra. En Ulster si on ne prend pas ces points facilement, on reste au contact au score. À nous de bien commencer. "

Cela a l’air simple mais en pratique… Agressivité et combat, voilà des mots qui revenaient souvent dans la bouche du capitaine et des Clermontois en conférence de presse. Et pour cause, à Belfast, contre l’Ulster, ils ont été dominés dans ce secteur et y ont laissé des plumes avant de bien terminer le match. Ces réveils tardifs tourneraient presque à l’obsession… C’est récurrent depuis plusieurs semaines mais l’ASM sait où elle doit évoluer. "On travaille entre nous, cela reste en interne, il y a de l’échange avec le staff et les joueurs mais rien n’enlève la vérité du rectangle vert à l’entraînement comme en match avouait Parra. À nous de nous connecter mentalement pour commencer du mieux possible à Bath."

Le mois de décembre apporte son traditionnel "One to one", ce double face à face, et cela tombe contre Bath, qui reste sur deux courtes défaites dans cette compétition. "Ce "back to back" est un tournant important de cette compétition rappelait Franck Azéma. Dans un contexte avec de l’intensité et de l’agressivité face à une équipe qui vient de perdre contre les Saracens et sera revancharde. On connait ça, c’est un peu le même décor qu’en Ulster. Il faut avoir une autre prestation et un autre comportement. " En résumé, sous la pluie et avec une pelouse difficile, il faudra d’abord aller au combat avant toute autre chose. Cette première confrontation de l’histoire entre Bath et Clermont en Champions Cup est plus qu’importante mais pas encore décisive.

"Avant, dans cette compétition, une deuxième défaite était quasiment éliminatoire rappelle Franck Azéma. Toulon est passé avec trois défaites. Il ne faut évidemment pas aller vers ça mais il est dur de dire que ce match sera éliminatoire. Si tu veux te mettre en bonne position il faut gagner car on a envie de voyager différemment. Au-delà du résultat et de ses conséquences, on a envie de partager quelque-chose de fort entre nous. Ces matches-là sont nécessaires. L’agressivité ne se commande pas. L’important ce sont les actes."

" On en a parlé avec les joueurs, ce sont des déplacements comme celui-là qui forgent le caractère d’une équipe. C’est une bonne pression ! De temps en temps, tu as besoin de te mettre sous pression et voir ce que tu vaux"

Une nouvelle victoire contre une équipe anglaise dans cette compétition (L’ASM a remporté 7 de ses 8 derniers matches contre des équipes anglaises en phase de poules ndlr) mettrait Bath hors course et l’ASM dans des dispositions parfaites avant de recevoir les Anglais neuf jours après. "L’Ulster est allé gagner à Bath donc on a besoin de points aussi mais je ne sais pas si cela se jouera vendredi soir avouait Morgan Parra. On a besoin de revenir avec des points de ce déplacement, dans des conditions difficiles face à une équipe qui n’est pas à sa place. A nous de bien démarrer le match. Ce sera dur mais on joue au rugby pour ça. C’est une équipe puissante, elle devait gagner contre l’Ulster et a fait un gros match aux Harlequins."

Contre Bath, qui vient de perdre à la maison contre une solide équipe des Saracens (12-25), les Clermontois auront une opposition de marque même si le champion d’Europe 1998 n’a que deux points au classement et n’a plus le choix devant ses supporters. Avec des clients dans les rucks, pour ne parler que des avants, comme François Low, Sam Underhill et peut-être Toby Faletau, qui n’a repris que début novembre, il faudra être gagnant au grattage. On en revient encore à cette dimension de combat. "On va pouvoir s’évaluer et le match en Ulster va nous servir explique Azéma. Il y a des similitudes, des choses à mieux maîtriser comme les ballons aériens et le jeu au pied. Des détails décisifs sur ces matches-là. Même dans de mauvaises conditions cette formation est toujours en train de produire du jeu et elle maitrise ces paramètres avec des joueurs de grande qualité dans son effectif. C’est un gros défi qui nous attend à Bath."

Malgré les pépins en troisième-ligne et le forfait de Peceli Yato, du côté de Franck Azéma, c’est l’excitation qui reprenait le dessus, pas l’inquiétude. "C’est une bonne pression ! Avoir des rendez-vous comme ça ce sont des matches qui restent gravés. On en a parlé avec les joueurs, ce sont des déplacements comme celui-là qui forgent le caractère d’une équipe et qui restent en mémoire quand tu as fini de jouer au rugby. L’adversité, le format de la compétition, tout est exacerbé. C’est déterminant. Même à titre de sensation pour l’équipe. De temps en temps, tu as besoin de te mettre sous pression et voir ce que tu vaux."

Pariez sur le Rugby avec Winamax
1
N
2
Jouer comporte des risques : endettement, isolement, dépendance. Pour être aidé, appelez le 0974751313
Contenus sponsorisés
0
0