Midi Olympique

La Challenge Cup pour un LOU plus fort que Toulon !

La Challenge Cup pour un LOU plus fort que Toulon !

Le 27/05/2022 à 23:03Mis à jour Le 27/05/2022 à 23:42

CHALLENGE CUP – Les Lyonnais ont remporté le tout premier titre européen de leur histoire en venant à bout de Toulon (30-12), au Vélodrome de Marseille, dans une finale que le LOU a maitrisée. Le RCT n’a pas su réagir au rythme imposé par les Gones, et à l’intensité mise tout au long d’une partie intense.

C’est donc bien le premier titre européen d’une équipe masculine lyonnaise que le LOU est allé chercher. Des Lyonnais pionniers dans leur ville, mais surtout qui ont sont allés chercher ce titre avec détermination, et avec un plan de jeu maitrisé, assumé, et parfaitement exécuté. Le RCT est passé à côté de sa finale, et la malédiction toulonnaise se poursuit dans cette compétition avec une quatrième défaite en finale, pour autant de participations… L’équipe de Pierre Mignoni a fait preuve d’une grosse agressivité défensive pour finalement asphyxier des Toulonnais qui ont manqué de réalisme, à l’inverse de Lyonnais omniprésents.

Et pourtant, le LOU ne s’est fait pas fait peur mais a longtemps eu du mal à concrétiser ses opportunités. De quoi faire douter ? Finalement non. Emmené par un Baptiste Couilloud impressionnant de volonté et de maitrise, Lyon pensait même ouvrir le score dès sa première occasion du match avec son demi de mêlée, profitant d’un jeu au pied bien senti mais un en-avant de Taufua privait de cette première réalisation (2e). Ce n’était que partie remise avant la conclusion de ce même Couilloud, après une interception là aussi d’un certain Taufua (8e, 5-0). Si Baptiste Serin était bien venu relancer les siens d’un essai de filou derrière un ruck (17e, 7-5), les Lyonnais ont eu deux opportunités dans ce premier acte de créer le break. D’abord sur un jeu au pied de Ngatai avec Luc premier sur le ballon dans son en-but pour aplatir (29e), et surtout avec Niniashvili profitant d’une pénalité jouée à la main par Couilloud et une remontée de 50m, pour aller aplatir au bout du premier acte (40e+1). Sauf qu’un pied en ballon mort de l’ailier géorgien a provoqué l’annulation de l’essai.

Les Lyonnais ont fait preuve de maitrise

Très clairement, avec un avantage de seulement 3 points à la pause (10-7), Lyon n’avait absolument pas plié une partie qu’il dominait. Et dans cette situation, Toulon n’est pas parvenu à jouer sur cette incertitude. Et c’est en quelques minutes au retour des vestiaires que tout a basculé. En contre-attaque, avec Luc se rendant coupable d’un en-avant volontaire sur une remise d’Arnold vers Niniashvili (46e, 17-7), et écopant d’un carton jaune. Puis après une autre attaque d’envergure voyant Tuisova déborder, Berdeu recentrer d’un coup de pied, et Pierre-Louis Barassi aplatir pour le break (48e, 22-7). La suite est une incroyable solidarité défensive pour résister aux assauts toulonnais, aux attaquées répétées mais sans cesses mises en échec, jusqu’à ce ballon écarté vers Cheslin Kolbe (74e, 30-12) et ce alors que Lyon était à 14 après le carton jaune de Ngatai (73e), consécutif à celui de Berdeu (63e). Les Gones ont cependant pu conserver leur avantage, montrant du caractère tandis que les Varois ont buté sur un mur. Le LOU mérite son titre, acquis avec brio.

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