Icon Sport

Urios : "Ce n'est pas une question de physique !"

Urios : "Ce n'est pas une question de physique !"

Le 27/09/2020 à 16:24Mis à jour Le 27/09/2020 à 16:25

CHALLENGE CUP - L'UBB a perdu sa demi-finale après un match de qualité. Son manager ne voulait pas se réfugier derrière l'argument de la fraîcheur physique. Il parlait plutôt d'une question de patience.

Les Bordelais ont donc perdu cette demi-finale de Challenge (37-20), leur première défaite depuis janvier 2020. Ils ont poussé Bristol jusqu'aux prolongations après avoir mené 13 à 0, puis avoir été obligés de finir à quatorze après la sortie sur blessure de Marco Tauleigne non remplacé . "Oui, les gars étaient très abattus après le match, ils ont eu le sentiment d'avoir échoué pour pas grand-chose" expliquait Christophe Urios. Le manager de l'UBB était forcément déçu lui aussi. Mais il acquiesça quand on lui dit que vu de l'extérieur, via la retransmission télévisuelle, le match avait d'abord ressemblé à un rendez-vous de grande qualité et à un spectacle passionnant. "Oui, je crois que ce fut une rencontre de haut niveau et d'une grande intensité. Mais ce qui a fait la différence, c'est toutes les erreurs que nous avons faites. Je me suis d'abord laissé dire que c'était un problème physique ou de rythme. (Bristol avait eu un jour de préparation supplémentaire, et a repris son championnat depuis le 15 août NLDR), mais non, finalement c'est faux. Parler de ça, c'est se chercher des excuses."

Une première mi-temps magnifique

On a senti pourtant les Bordelais fléchir après leur première-mi-temps de très haut niveau qui les a vus mener 13 à 0 dans le sillage d'un Jalibert démoniaque. "Oui, entre la 45ème et la 55ème, nous avons été un peu moins bien, mais l'explication, c'est que Bristol a haussé son niveau et que nous avons fait des erreurs." Le manager bordelais n'a pas hésité à pointer du doigt quelques situations précises.

"Quand nous nous faisons traverser sur un coup d'envoi et que nous sommes à deux doigts d'encaisser un essai, c'est une question d'erreur de notre part. Nous ne sommes pas dépassés physiquement à ce moment-là. J'ajouterais d'autres exemples : en première mi-temps, nous avons perdu trois ou quatre ballons dans les zones de marque. A ce niveau-là, tu ne peux pas t'en sortir avec seulement trente pour cent d'efficacité dans ce jeu près des lignes. Nous avons manqué de maîtrise sur des choses assez simples. Quand nous sommes revenus à 20-20, pareil, nous avons gâché des munitions . Premièrement, on s'est fait voler le ballon au sol sur une série de pick and go. Deuxièmement, on s'est fait pousser en touche sur une contre-attaque, alors qu'on est à nouveau dans leur zone de marque et troisièmement, on a fait une passe à l'adversaire... J'appelle ça un manque de justesse."

La prolongation à quatorze, sans carton

En plus, les Bordelais n'ont pas été servis par la chance. Ils ont été obligés de finir à quatorze durant toute la prolongation. "Oui, Marco Tauleigne est sorti, victime de crampes. Mais en Coupe d'Europe à la différence du Top 14, on ne peut pas faire un changement de plus. Je n'aurais pu faire un changement qu'en cas de commotion ou de saignement. Mais je n'ai pas voulu tricher. Ça nous a quand même affaibli pour aborder les prolongations."

O'Conor a marqué un essai face à Bordeaux

O'Conor a marqué un essai face à BordeauxRugbyrama

Le temps supplémentaire a été fatal aux Bordelo-Bèglais en infériorité numérique, même s'ils ont su se créer une occasion d'essai, un vrai essai en fait, refusé de très peu au pilier georgien Kaulashvili. A-t-il lâché le ballon, était il en touche à ce moment-là ? Les images étaient très délicates à analyser : un rebondissement de plus au cours de ce match très dense et très passionnant. Il aura vu les Bordelais assez impérieux pendant 38 ou 39 minutes, y compris en défense face à l'épouvantail Radradra, dangereux, conquérant, mais finalement bien pris par les plaqueurs bordelais. Les lancements de Bristol ont été longtemps contrariés par un mur.

"Oui, c'est vrai. Je ne regrette qu'un lancement de début de seconde mi-temps qu'on n'a pas su contrôler. Car nous étions trop serrés. Sinon, je suis plutôt satisfait. Notre match fut solide. Mais les gars voulaient tellement gagner, se qualifier pour la finale, que nous avons manqué de maîtrise ou plutôt de patience. Mais c'est de bon augure pour la suite." Lundi, Urios et son staff feront le point sur les blessures, sur celle de Matthieu Jalibert notamment qui avait une sorte de boule sur le mollet, peut-être la cause d'un terrain très très dur.

Pariez sur le Rugby avec Winamax
1
N
2
Jouer comporte des risques : endettement, isolement, dépendance. Pour être aidé, appelez le 0974751313
Contenus sponsorisés