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Challenge Cup - Mathieu Ugalde (Grenoble) : "Je suis un peu revanchard"

Ugalde : "Je suis un peu revanchard"

Le 12/12/2018 à 18:22Mis à jour

CHALLENGE CUP - Alors que son arrivée à Grenoble a été officialisée mardi, Matthieu Ugalde fera partie du groupe isérois pour le déplacement vendredi (19 h 30) à Agen en Challenge Cup. L’ouvreur, dont la relation avec Jeremy Davidson à Brive était compliquée, souhaite se prouver des choses et montrer qu’il a le niveau pour évoluer en Top 14.

Rugbyrama : Qu’est-ce qui vous a conduit à quitter Brive en plein cœur de la saison ?

Matthieu Ugalde : C’était une situation un peu compliquée avec le coach (Jeremy Davidson, Ndlr). On a préféré se séparer à l’amiable. Tout le monde était gagnant, je pense. J’ai eu l’opportunité de venir à Grenoble en Top 14 où il y a un système de jeu qui me correspond. De nombreux jeunes jouent. C’est une équipe qui tient le ballon, donc c’est assez intéressant et motivant de la rejoindre.

Top 14 - Mathieu Ugalde (Grenoble) travaille son jeu au pied

Top 14 - Mathieu Ugalde (Grenoble) travaille son jeu au piedRugbyrama

Avec l’arrivée de Stuart Olding à l’intersaison et l’émergence d’Enzo Hervé, l'horizon vous semblait-il bouché en Corrèze ?

M.U. : Franchement, non. C’était plus la relation spéciale que j’avais avec le coach. [...] Avec Jeremy, on ne se connaissait pas. Il y a eu deux-trois moments tendus mais cela a très bien fini.

" La présence de Gaëtan Germain et Clément Ancely était primordiale pour que je vienne au FCG"

Qu’avez-vous ressenti au moment de quitter vos anciens coéquipiers ?

M.U. : J’avais créé de vraies relations d’amitié avec Arnaud Mignardi et Guillaume Namy. Cela a été un peu compliqué de leur annoncer en deux-trois jours que c’était fait. Ils l’ont un peu mal vécu, moi aussi, mais on sait très bien que l’on va se retrouver et je leur souhaite une bonne saison malgré tout.

Pro D2 - Arnaud Mignardi (Brive)

Pro D2 - Arnaud Mignardi (Brive)Icon Sport

Que vous ont dit les entraîneurs de Grenoble pour vous convaincre de rejoindre le club ?

M.U. : Je connaissais Dewald (Senekal) de Bayonne. Quand il m’a appelé, j’étais bien sûr plus en confiance pour venir. Il m’a dit que je pouvais apporter quelque-chose à l’équipe et que cela pouvait être intéressant pour moi aussi. On verra si je joue ou non. J’ai pris le risque de signer jusqu’à la fin de la saison et on verra par la suite.

La présence au FCG de Gaëtan Germain, ancien Briviste comme vous, a semble-t-il compté dans votre venue…

M.U : Oui, Gaëtan comme Clément Ancely (ancien Bayonnais comme lui, Ndlr) sont des amis. Leur présence était vraiment primordiale pour que je vienne. Venir seul à l’autre bout de la France aurait été plus compliqué. De savoir qu’ils sont là, cela m’a un peu rassuré. J’espère qu’ils vont me permettre de bien m’intégrer et que cela se passera bien au niveau de l’état d’esprit jusqu’à la fin de la saison.

" Je vais essayer d’apporter quelque-chose à cette équipe où personne ne me connaît"

Quel est justement votre état d’esprit aujourd’hui ?

M.U : Je suis un peu revanchard pour me prouver des choses, d’abord, et montrer que j’ai le niveau en Top 14. Je vais essayer d’apporter quelque-chose à cette équipe où personne ne me connaît.

En septembre 2016, le match à Grenoble avait été un mauvais souvenir pour vous avec derrière une suspension de 14 semaines. Cette longue coupure a-t-elle représenté un gros coup de frein à votre progression ?

M.U. : Je ne pense pas. Cela a été trois mois et demi compliqués. C’est dur à vivre, c’est sûr. J’espère faire oublier ce point noir de mon début de carrière en venant à Grenoble et y laisser un bon souvenir.

Avec le recul, qu’avez-vous retiré de cette expérience ?

M.U. : À l’époque, j’avais eu la chance que Brive me fasse confiance malgré tout. J’avais eu aussi l’opportunité de resigner pendant la suspension. Je n’ai pas eu trop d’aspects négatifs. J’ai pu travailler physiquement. Je n’en retiens pas grand-chose, simplement un peu d’expérience. Ces conneries, j’espère que c’est derrière moi.

Physiquement, comment vous sentez-vous ?

M.U. : Je me sens très bien. J’ai été titulaire à Brive environ une fois sur deux. J’espère pouvoir jouer ce week-end en Challenge (il fait partie du groupe du FCG, Ndlr) pour me relancer et voir si j’ai encore un peu la caisse. Je ne me fais pas trop de soucis à ce niveau-là.

" Je suis assez confiant pour le maintien"

Quelles sont vos impressions sur le groupe grenoblois ?

M.U. : Par rapport à Brive, c’est un groupe beaucoup plus jeune. Pas mal de ces jeunes prennent la parole et sont vraiment investis, limite capitaines. C’est surprenant mais bien. Cela amène un peu de fraîcheur. On voit que c’est un groupe qui vit bien. Il y a pas mal de Français, jeunes, cools avec un bon état d’esprit. Mon intégration n’est pas du tout compliquée pour le moment. Ce week-end, on a un repas d’intégration. J’espère pouvoir faire plus connaissance avec mes coéquipiers. Ils sont en tout cas très sympas avec moi. Ils prennent un peu soin de moi au niveau des combinaisons. Tout se passe très bien.

Vous avez connu la descente en Pro D2 avec Bayonne et la saison dernière avec Brive. Quelles erreurs faut-il, selon vous, éviter pour que l’issue soit différente avec Grenoble ?

M.U. : Avec Bayonne, on s’est quand même maintenus deux fois avant de descendre (lors de la saison 2014-2015) et Brive trois fois. C’est ce que je retiens. Plusieurs fois avec le CAB, on a terminé huitième (en 2015-2016 et 2016-2017) alors qu’on avait le plus petit budget. Tous les joueurs qui sont à Grenoble connaissent l’objectif. On va tous se mettre en mode maintien et voir ce que l’on peut faire mais je suis assez confiant.

Propos recueillis par Laurent GENIN

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