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6 Nations 2019 - Angleterre - France : La lutte des classes

La lutte des classes

Le 10/02/2019 à 09:05

TOURNOI DES 6 NATIONS 2019 - D’un côté, des Anglais de retour vers les sommets, éclatants vainqueurs de l’Irlande à Dublin. De l’autre, des Bleus encore traumatisés d’avoir subi une impossible défaite face aux Gallois,a près avoir mené 16-0 à la pause. Peut-il vraiment y avoir match ?

D’un côté, le Brexit. De l’autre, les Gilets jaunes. Et au milieu de cette cacophonie sans nom, un Crunch, ou plutôt ce qu’il en reste. Car si le rugby anglais fait aujourd’hui plus envie que pitié, difficile pour tout supporter français de se rendre ce week-end à Londres en bombant le torse. Avec un pilier de Pro D2, une ligne d’attaque à quatre centres, un ailier pour occuper le poste d’arrière et un banc de touche qui tourne à 23 ans et 3 sélections de moyenne, le XV de France se présente en effet dans ses plus petits souliers à Twickenham.

6 Nations 2019 - l'Angleterre gagne en Irlande

6 Nations 2019 - l'Angleterre gagne en IrlandeIcon Sport

Toute honte bue d’avoir lâché un match imperdable face aux Gallois, entrant au passage dans le Guinness Book pour la plus grosse remontada subie de l’histoire des Six Nations. Alors, si l’on veut bien ajouter à ce triste bilan la perspective d’un Prud’hommes à trois millions d’euros qui risque de lui tomber sur le coin de la figure, la FFR peut-elle encore tomber plus bas ? Malheureusement, oui. Les plus mauvais augures s’amusant même à parier quant à l’ampleur du score, attendue comme le plus large de l’histoire des Angleterre-France, au vu de la démonstration de force réalisée par le XV de la Rose la semaine dernière en Irlande…

Une équipe pour limiter la casse ?

Alors oui, on ne hait rien plus que ce cynisme, pour ne pas dire cette aigreur. Mais il faut quand même convenir qu’il faudrait être gonflé pour espérer sans rêver une victoire, sachant que les Bleus de Brunel restent sur 9 défaites lors de leurs 12 derniers matchs, qu’ils ne l’ont plus emporté à Twickenham depuis 14 ans, et surtout que le XV de France n’a plus gagné un match à l’extérieur dans le Tournoi (hors Italie) depuis cinq ans (19-17 en Écosse)… "Chaque match face à l’Angleterre reste particulier, tempérait le sélectionneur. Je rappelle que l’an passé nous avons gagné de peu. Nous connaissons tous l’histoire entre nos deux pays. Finalement j’espère voir un match serré et nous verrons à la fin qui sortira vainqueur. Ce qui m’importera en premier lieu, ce sera le contenu et ce que nous allons mettre en place."

6 Nations 2019 - Geoffrey Doumayrou (France) contre le pays de Galles

6 Nations 2019 - Geoffrey Doumayrou (France) contre le pays de GallesIcon Sport

Et si la clé n’était pas là, finalement ? Tout indique en creux, à en écouter le discours du sélectionneur, que les Bleus se déplacent moins dans l’idée de gagner que de limiter la casse sur la pelouse du temple. On n’explique pas autrement, par exemple, le bombardement de la paire de centres Doumayrou-Bastareaud, qui a déjà apporté des gages défensifs à défaut de faire lever les tribunes en attaque. Petit bras, vous dites ? Peut-être bien, allez. N’empêche qu’il semble logique, lorsque la dixième équipe au classement mondial se déplace chez la troisième, qu’elle pense avant tout à prendre le moins possible de points avant de songer à en marquer plus que l’adversaire.

Des espoirs, quand même...

Alors quoi ? Tout espoir de victoire sur la pelouse du Temple est-il impossible ? Traitez-nous de cinglé si vous le voulez, mais on veut se persuader que non. Parce qu’on ne peut pas imaginer que Morgan Parra se troue deux semaines de suite face aux poteaux, et qu’on croit le Clermontois capable de marcher dans les pas du Yach’ de 2005. Parce qu’avec le remplacement des Atonio, Willemse et Lauret pour faire place à des avants plus créatifs comme Bamba, Lambey et Camara, le XV de France s’est donné des moyens de faire vivre le ballon plutôt que de tomber dans un jeu à une passe suicidaire face au mur blanc érigé par John Mitchell.

Parce que des Penaud ou Fickou conservent des cannes de feu, que Picamoles voudra montrer qu’il n’a pas usurpé son surnom de King Louis, et surtout parce qu’on ne saurait attendre autre chose des Anglais qu’un comportement arrogant vis-à-vis des petits Bleus. Le premier ingrédient indispensable pour un exploit du XV de France à Twickenham, associé à la sainte trouille d’en prendre cinquante...

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