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Le duel : Laidlaw - Machenaud

Le duel : Laidlaw - Machenaud
Par Rugbyrama

Le 09/02/2018 à 17:14Mis à jour Le 10/02/2018 à 09:04

Comme chaque semaine du Tournoi, la rédaction vous propose un duel entre deux joueurs qui s’affrontent le week-end. Avant Écosse - France, nous nous sommes intéressés sur aux deux demis de mêlée Laidlaw et Machenaud, tous deux titulaires dimanche.

L’expérience

Avec respectivement 29 et 32 ans, Machenaud et Laidlaw comptabilisent une grosse expérience au plus haut niveau. Le Français a débuté sa carrière à Bordeaux-Bègles en Pro D2 avant de rejoindre le Top 14 et Agen en 2010. Plus de 150 matchs dans l’élite pour l’international français. Avec les Bleus, Machenaud compte 32 sélections mais n’a jamais disputé de Coupe du monde. Il n’a d’ailleurs pas souvent été le premier choix dans la tête de ses sélectionneurs mis à part la première année du mandat de Philippe Saint-André où il avait gagné sa place pour les tests de novembre en 2012. Laidlaw, lui, a fait ses débuts en 2006 avec Edinburgh.

Maxime Machenaud (France) vs Irlande le 03/02/2018

Maxime Machenaud (France) vs Irlande le 03/02/2018Icon Sport

Il a rejoint ensuite la Premiership et le club de Gloucester avant de tenter l’expérience en France et d’atterrir à Clermont cette saison. Avec plus de 200 matchs professionnels et trois championnats différents, le joueur de 32 ans a accumulé une expérience indispensable pour son poste de demi de mêlée. Avec le XV du Chardon, il compte pas moins de 59 sélections devenant même capitaine en 2013 jusqu’à cette année.

Conclusion : avantage Laidlaw

La défense

Maxime Machenaud fait partie de ces numéros 9 physiques, très à l’aise en défense, n’hésitant pas à venir aider ses avants pour plaquer et gratter. Contre l’Irlande, il s’est employé dans ce secteur du jeu comme l’ensemble de ses coéquipiers. La France a d’ailleurs terminé le match avec 253 plaquages effaçant ainsi des tablettes le record de 250 plaquages du Pays-de-Galles contre l’Irlande en 2015. Le physique de Machenaud (1m74 pour 87 kilos) lui permet également de distribuer quelques plaquages offensifs pour remettre son équipe dans l’avancée.

Greig Laidlaw - Ecosse - 2018

Greig Laidlaw - Ecosse - 2018Icon Sport

On se souvient d’ailleurs de son expulsion en finale du Top 14 à Barcelone pour un plaquage cathédrale sur Giteau ou encore de son énorme tampon sur Morgan Parra en 2012 pour sa première saison au Racing 92. Laidlaw évolue lui dans un style différent. L’Écossais préfère s’occuper de la couverture du terrain et n’est pas un fervent amateur de défense.

Conclusion : avantage Machenaud

Le jeu au pied

Les deux protagonistes ont le point commun d’être deux buteurs de très bons calibres. Le Francilien est d’ailleurs en progression dans ce domaine. Il tourne cette année à 93 % de réussite au pied en Top 14 et fait partie des meilleurs réalisateurs en Champions Cup. Également buteur avec les Tricolores, le demi de mêlée n’a pas loupé un tir au but contre l’Irlande au stade de France même s’il n’a pas tenté la dernière pénalité de la gagne à quelques minutes de la fin. Pour le buteur écossais, le jeu au pied et une arme absolue.

Maxime Machenaud (France) vs Irlande le 03/02/2018

Maxime Machenaud (France) vs Irlande le 03/02/2018Icon Sport

Que cela soit dans le jeu au pied d’occupation ou face aux perches, Laidlaw est souvent parfait dans ce secteur du jeu. Et même s’il n’a pas beaucoup joué cette saison avec son nouveau club (7 matchs dont 4 en tant que titulaire), il est toutefois toujours à 100 % au pied. Capable de soulager son demi d’ouverture pour les sorties de camp, son jeu au pied de pression est une arme que l’Ecosse pourra utiliser pour tester les ailiers français.

Conclusion : avantage Laidlaw

Forme du moment

Il plane sur l’Ecossais une interrogation certaine. Remis tout juste d’une fracture au niveau du péroné pour le Tournoi des 6 nations, il était sur le banc la semaine dernière contre les Gallois pour observer la défaite des siens contre les diables rouges. Rentré en cours de match à la place d’un Price très décevant, le sélectionneur Gregor Townsend a décidé de le titulariser contre la France et de reformer ainsi la charnière tellement productive avec Russell en 10. Si on ne doute pas du talent de l’Écossais, c’est plutôt sa forme physique qui interroge. Une question qui ne se pose pas pour l’international français.

Maxime Machenaud (France) vs Irlande le 03/02/2018

Maxime Machenaud (France) vs Irlande le 03/02/2018Icon Sport

Moins en vue la saison dernière, la concurrence au sein du Racing 92 avec Iribaren a permis à Machenaud de se remettre en question et de revenir à un très haut niveau. Contre le Munster ou à Leicester en Champions Cup, le solide numéro 9 a démontré toutes ses qualités et a été un artisan majeur de la qualification de son club pour les quarts de finale de la compétition. Et malgré une prestation décevante ballon en main contre l’Irlande, à l’image de son équipe, il a néanmoins rassuré dans sa gestion du jeu au pied. Contre l’Écosse, on attendra plus de lui dans l’animation car bien défendre ne sera pas suffisant pour renverser le XV du Chardon.

Conclusion : avantage Machenaud

L’animation du jeu

Avec Lionel Beauxis titularisé à l’ouverture, Machenaud devra animer le jeu français avec plus de fluidité et de vitesse pour mettre en difficulté la défense écossaise. Contre l’Irlande, il est resté concentré sur la défense et a assumé presque l’intégralité du jeu au pied. Le XV de France a d’ailleurs eu ses seules munitions d’attaques lorsque Antoine Dupont est rentré en jeu. La complémentarité de Laidlaw et Russell est elle plus flagrante, entre un numéro 9 gestionnaire et un ouvreur proche de la ligne d’attaque et véritable dynamiteur du jeu de son équipe. Avec sa vision du jeu, l’Ecossais voit souvent les coups avant tout le monde et est capable de changer un match à lui tout seul. Pour autant cette saison avec Clermont, il a semblé plus en difficulté dans l’animation du jeu.

Conclusion : avantage Laidlaw

Résultat :

3 à 2 pour Laidlaw. L’Écossais a l’avantage de maîtriser parfaitement le niveau international. Machenaud devra de son côté, élever son niveau de jeu et devenir le véritable patron de ce XV de France. En l’absence de Parra, il doit prendre ce rôle de lieutenant de Guirado et s’installer véritablement comme un titulaire en puissance.

Par Paul Arnould.

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