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TOURNOI DES 6 NATIONS - L'Italie peut-elle éviter la cuillère de bois ?

L'Italie peut-elle éviter la cuillère de bois ?

Le 15/03/2017 à 17:53

6 NATIONS - Pour cette ultime journée du Tournoi des 6 Nations, les deux derniers de l'édition 2015 vont pouvoir se jauger et mesurer l'étendue de leur progrès. Ce samedi à 13h30, sur la pelouse de Murrayfield, l'Écosse recevra l'Italie avec la ferme intention de finir à la deuxième place du classement. Pour les Transalpins, il s'agira avant tout d'éviter la cuillère de bois.

Dans cette édition 2017 du Tournoi, il n'y a pas que l'Angleterre qui est en passe de réitérer sa performance de l'an passé. En effet, l'Italie, dernière, se dirige vers une nouvelle cuillère de bois. Un 0 pointé que les Transalpins seraient bien inspirés d'éviter. "Nous nous préparons en conséquence, nous préparons ce match pour le gagner et rien d'autre", a commenté dans le Corriere dello Sport le sélectionneur Conor O'Shea, peu loquace.

Apparemment, pour l'Irlandais en charge de la Squadra Azzurra, ce Tournoi était surtout l'occasion de lancer dans le grand bain les futurs talents du rugby italien et le résultat final importe peu. "Si je regarde Gega, Lovotti et beaucoup d'autres jeunes qui montent, nous avons les moyens de bâtir une grande équipe à l'avenir", a assuré l'ancien manager des Harlequins.

Conor O'Shea - Italie

Conor O'Shea - ItalieAFP

Au diable donc les 136 points encaissés à la maison face au pays de Galles, l'Irlande et la France, sans parler du 36-15 concédé à Twickenham. Pour O'Shea, ce qui compte, c'est l'avenir et avant d'escompter pouvoir se battre contre le Top 5 européen , il va d'abord falloir gagner sa bataille contre les instances du rugby italien. "Ici, en Italie, j'ai aperçu quelques progrès concernant la formation mais il reste encore beaucoup de choses à améliorer", plaide-t-il.

"Après, je ne suis pas un imbécile, ça ne se fera pas du jour au lendemain mais pour commencer, les futurs investissements de la Fédération doivent se concentrer uniquement sur l'amélioration des conditions de travail", argue le manager italien. "La psychologie, la nutrition et la prise de conscience que chaque minute compte dans un match international sont les défis à relever. Il nous faut tout simplement faire les bons investissements", a assuré un Conor O'Shea visiblement pas plus préoccupé que ça de l'issue du match en Écosse.

L'Écosse doit laver l'affront anglais pour la dernière de Cotter

Dans le camp écossais, ce match revêt un tout autre enjeu. En premier lieu, il va falloir "laver l'affront" de Twickenham, comme le confie le flanker John Barclay (30 ans, 59 sélections). Vaincus 61-21 contre leurs ennemis jurés anglais, les Écossais ont subi une véritable déroute dans le temple du rugby. Ils ont laissé filer l'emblématique Calcutta Cup, mais pire encore : leur défaite a assuré la victoire finale à l'Angleterre.

John Barclay - Ecosse

John Barclay - EcosseAFP

"Attendez vous à une réaction car ça nous rend malade rien que d'y penser... Ce n'est pas facile mais nous allons réagir", explique Barclay dans les colonnes du Daily Telegraph. Le troisième ligne du XV du Chardon et ses coéquipiers ont retenu la leçon. "Ce match nous a montré qu'il fallait être méticuleux, soucieux de chaque détail, jouer avec précision et clarté et au contraire, nous avons commis trop d'erreur. Mais nous sommes des hommes et nous devons relever la tête, nous soigner"et repartir", jure Barclay. D'autant que pour les Écossais, une deuxième place est encore envisageable en cas de victoire ce samedi.

Une position que les hommes de Vern Cotter n'ont jamais atteint dans l'histoire des 6 Nations. Et pour rappel, le XV du Chardon pointe à la 5e place du classement mondial et pourrait là aussi viser plus haut en cas de large victoire à Murrayfield. Un résultat qui honorerait de bien belle manière le départ de Vern Cotter, qui dirigera le XV du Chardon pour la dernière fois ce samedi avant de rejoindre Montpellier.

Mais malgré tout ce que Cotter a apporté au rugby écossais, on ne veut surtout pas tomber dans l'affectif. "Personne en parle de son départ", glisse Barclay. "C'est à l'image de l'homme (Cotter, ndlr), il n'est pas intéressé par les accolades et il considère comme nous tous qu'il est déjà suffisant de se concentrer sur le match à venir plutôt que de vouloir gagner pour rendre hommage". Le décor est donc planté, les Écossais ne vont pas faire dans le larmoyant face à l'Italie mais ils vont plutôt tenter de sauver leur honneur et préparer au mieux la prochaine venue de Gregor Townsend à la tête de la sélection.

Vern Cotter - Ecosse

Vern Cotter - EcosseAFP

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