6 nations 2014, Crunch - Wesley Fofana: "J’essaie de ne pas trop penser à l'essai de l'an passé"

Fofana: "J’essaie de ne pas trop penser à l'essai de l'an passé"

Le 30/01/2014 à 16:38Mis à jour Le 30/01/2014 à 17:25

À deux jours du choc face à l’Angleterre, Wesley Fofana est évidemment un témoin particulier. Auteur d’un essai exceptionnel l’an dernier à Twickenham (23-13), le centre clermontois ne veut se concentrer que sur le présent et repartir du bon pied en 2014.

En cette semaine de "Crunch", on doit souvent vous rappeler votre essai de l’an dernier à Twickenham…

Wesley FOFANA: On m’en parle beaucoup, peut-être trop même. C’est un des plus beaux essais de ma carrière, c’est sûr, mais j’essaie de ne pas trop y penser. Ce sera un autre match samedi, et il faut plus se concentrer sur ce que nous allons produire contre les Anglais samedi. J’espère ne pas trop être surveillé, mais si j’étais eux, je ne me focaliserais pas que sur un seul joueur. Ce serait une erreur de leur part.

Vous allez être associé à Mathieu Bastareaud au centre puisque Florian Fritz est indisponible. Qu’est-ce que cela change pour vous ?

W.F.: La stratégie reste la même. Mathieu est un centre très puissant, et nous allons nous servir de cette puissance pour fixer au milieu du terrain libérer des espaces. On se connait depuis très longtemps, que ce soit en équipe de France en tant que partenaire ou en club en tant qu’adversaire. Ce ne peut être qu’un plus dans le jeu.

L’année 2013 fut difficile pour les Bleus. Est-ce que cela a marqué le groupe ?

W.F.: Sincèrement non. On le sait, on a discuté… Après on ne va pas tout le temps se mettre les c****** derrière la tête ! On sait ce qu’il nous reste à faire: obtenir une victoire et instaurer une dynamique positive. Nous avons besoin de scorer et c’est ce que nous allons tâcher de faire. Nous commençons une nouvelle année et cela ne peut que nous libérer, plutôt que de repenser tout le temps à ce qu’il s’est passé l’année dernière.

Attaquer le tournoi par un favori, est-ce un avantage ou un inconvénient ?

W.F.: C’est clairement un avantage ! Nous avons la chance de nous frotter d’entrée à une des meilleures équipes de la compétition. Si nous gagnons, nous serons très bien lancés et nous pourrons nous appuyer sur ces bases-là contre l’Italie. Si jamais nous perdons, et je ne veux pas y penser, ce sera contre l’Angleterre, et nous aurons la possibilité de rebondir.

" Nous avons une entière confiance en Plisson"

L’Angleterre va jouer avec une paire de centres inédite, avec la première sélection du jeune Luther Burrell. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

W.F.: Nous avons vu des vidéos sur leur façon de procéder en attaque. Pour ma part, dès que j’ai su qu’il démarrait, j’ai regardé des vidéos de lui sur Internet pour savoir à qui nous avions à faire, et c’est un gaillard ! Tuilagi n’est pas là, mais ce sera le même prototype de joueur, rapide et puissant. La seule vraie différence, c’est le nombre de sélections. Mathieu a déjà joué contre Nowell aussi cette année, qui connait également sa première sélection, et il nous a en parlé en bien.

Le fait de jouer avec un nouveau numéro 10 vous met-il une pression supplémentaire ?

W.F.: Non car nous allons l’aider. Nous allons partir du principe que nous n’allons pas lui laisser toutes les décisions à prendre tout seul. On a envie d’être derrière lui et de le suppléer dès que possible. Nous sommes les premiers à lui dire qu’il n’a aucune pression à avoir par rapport au fait que ce soit lui qui joue. Nous attaquerons la ligne avec lui lorsqu’il aura envie de l’attaquer, nous nous déplacerons quand il aura envie de la déplacer…Il est le patron de la ligne ! Nous avons entièrement confiance en lui, c’est un très grand joueur et il ne faut pas qu’il hésite à se lâcher.

Votre expérience en équipe de France vous amène-t-elle à avoir un rôle plus important dans la ligne de trois-quarts ?

W.F.: Forcément un petit peu. J’en ai déjà discuté avec les entraîneurs et il n’y a pas de problème pour essayer d’être un leader sur le terrain. Après je n’ai de leçon à donner à personne, je ne me considère absolument pas comme le patron, je veux juste apporter un plus à cette équipe.

Pariez sur le Rugby avec Winamax
1
N
2
Jouer comporte des risques : endettement, isolement, dépendance. Pour être aidé, appelez le 0974751313
Contenus sponsorisés