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"Je me suis trompé"

Nallet : "J'aurais pu être dans la charrette"
Par Rugbyrama

Le 15/03/2011 à 13:30Mis à jour Le 15/03/2011 à 13:54

Ce mardi, quelques heures après l'annonce de l'équipe pour affronter le pays de Galles, le deuxième ligne du XV de France, Lionel Nallet, a devancé les questions des journalistes lors du point presse quotidien au CNR de Linas-Marcoussis, pour se lancer dans une autocritique sincère et surprenante...

Le match de l’Italie vous reste-t-il en travers de la gorge…

Lionel NALLET : (Il coupe). Sur l’Italie, si vous voulez bien, je vais faire les questions et les réponses. Je n’ai pas l’habitude de me cacher derrière un "on" ou un "nous". Je me suis trompé. Je suis passé à côté.

C’est-à-dire ?

L.N. : Je me suis rêvé en attaquant et pas en combattant. Je ne suis jamais entré dans mon match. Je suis quelqu’un qui visualise beaucoup avant les rencontres. Or, la semaine passée, je ne pensais qu’à des actions de jeu et pas au combat. J’ai beau avoir 61 sélections, ce sont des choses que je n’ai jamais faites. D’ailleurs, je ne sais pas le faire ! Je dois être un combattant, celui qui va là où cela pique. Face à l’Italie, je n’ai rien fait de tout cela. Et face à une nation comme l’Italie, si tu ne réponds pas dans le secteur du combat, tu n’existes pas.

Comment l’expliquez-vous ?

L.N. : Je me suis laissé porter par la vague. Toute la semaine, plusieurs fois, nous avons été prévenus qu’il fallait que l’on fasse attention à l’état d’esprit. Mais, personnellement, je n’aime pas et je n’en ai pas besoin, que l’on vienne me dire que je dois casser la tête en deux de mon adversaire. C’est mon job. Mais là, je ne l’ai pas fait. Je suis aussi coupable, sinon plus, que les six qui sont repartis à la maison. J’aurais pu, dû être dans la charrette. Mon rôle en équipe de France n’est pas d’être un suiveur. Je dois montrer l’exemple dans le combat. Aller au feu !

Le Tournoi est gâché, vous sentez-vous en danger par rapport au Mondial qui approche ?

L.N. : Je ne raisonne pas comme cela. Depuis dimanche, je n’ai qu’une pensée, le match de samedi. J’ai les Gallois dans ma ligne de mire. L’heure n’est pas au grand discours ou aux paroles. Place aux actes pour ma part ! Je n’ai pas envie de rester sur l’image donnée face aux Italiens. Quand tu es à la dérive, tu dois faire une démarche individuelle pour te relever. C’est comme cela que je conçois le rugby.

Le départ de Sébastien Chabal, votre ami ?

L.N. : Je suis déçu. C’est tombé sur lui, cela aurait pu être sur moi. Mais bon, je ne me fais pas trop de soucis pour lui. Il va vite rebondir. Personnellement, j’ai de la chance d’avoir une seconde chance.

Que faire face aux Gallois pour redresser la situation ?

L.N. : C’est très simple. Remettre la dimension du combat au centre des débats. J’ai hâte d’être à ce match. Il me tarde de me retrouver sur le pré.

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