Challenge Cup - Avec près de 1000 supporters attendus, le Black Lion (Géorgie) va vivre un moment d'histoire à Castres

  • Le Black Lion l'a emporté au pays de Galles face aux Scarlets
    Le Black Lion l'a emporté au pays de Galles face aux Scarlets - PA Images / Icon Sport
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Ce samedi, la franchise géorgienne du Black Lion va disputer son troisième match de poule de Challenge Cup en France, contre le Castres Olympique. Une rencontre cruciale qui peut permettre aux joueurs de Tbilissi d'entrevoir la phase finale. Pour ce déplacement historique en Occitanie, trois charters ont été affrétés spécialement et près d'un millier de Géorgiens sont attendus du côté de Pierre-Fabre.

Cela dépasse le cadre d'un simple déplacement. C'est bien plus qu’un simple match de poule. C’est un petit bout d’histoire du rugby géorgien qui va s’écrire sur la pelouse du Stade Pierre-Fabre. Le Black Lion, franchise de Tbilissi (capitale de la Géorgie), va affronter le Castres Olympique, aujourd’hui à 16h15, pour la troisième journée de Challenge Cup.

Une compétition que les joueurs géorgiens prennent très au sérieux puisqu’ils sont actuellement deuxièmes de la poule C, ex aequo avec Castres et Clermont (mais devant au goal-average). Vainqueurs des Scarlets (23-7 au pays de Galles, n.d.l.r) et vaincus avec les honneurs face à Gloucester (10-15 à Tbilissi), les hommes du manager Levan Maisashvili auront à cœur de montrer une nouvelle fois un beau visage. Et pourquoi pas réaliser l’exploit de faire tomber un bastion historique du rugby français. Une rencontre inédite entre un club français et un « club » géorgien. Un moment fort quand on sait les liens tissés entre la France et la Géorgie dans le rugby professionnel depuis plusieurs dizaines d’années maintenant.

L'avion aux couleurs du Black Lion
L'avion aux couleurs du Black Lion Crédit : Rugbyrama

Le président de la fédération Ioseb Tkemaladze nous a confié être heureux d’honorer cette venue en France. « Ce match contre Castres est déjà historique, nous le garderons pour toujours dans nos mémoires. Mais nous voulons le rendre encore plus historique avec un succès contre le CO. Jouer ces matchs de très haut niveau, c’est très important pour notre équipe, pour montrer notre progression et ce dont le rugby géorgien est capable. C’est déjà incroyable d’avoir battu les Scarlets. C’est très important d’être là en France, au regard du nombre de joueurs géorgiens qui évoluent en Top 14 ou en Pro D2, donc c’est un moment particulier. Je veux souligner que victoire ou pas, le plus important c’est qu’on puisse faire grandir le nombre d’adhérents dans le rugby, chez nous en Géorgie particulièrement et dans le monde. La création de cette franchise était au départ pour faire progresser ceux qui ne jouent pas dans les gros championnats afin de leur donner les chances de se montrer, de jouer des matchs de niveau élevé et d’avoir la chance de postuler et d’être opérationnel pour l’équipe nationale. L’EPCR a permis ça, et on les en remercie. » 

6 bus, 3 avions et 40 clubs représentés

Alors, à occasion spéciale, dispositif exceptionnel : beaucoup de monde a été invité par Georgian Rugby, la fédération, pour le week-end. Certains membres du gouvernement géorgiens devraient même être présents dans les travées de l’écrin castrais, c’est dire l’importance que revêt cette rencontre pour le peuple Lelo. Deux représentants par club géorgien sont là pour remercier l’ensemble du rugby national, rassemblant environ 80 dirigeants, dont le club formateur de Davit Niniashvili, star nationale, ou encore celui de Mamuka Gorgodze, légende des Lelos. Trois avions au total ont rallié Toulouse en cette fin de semaine et six bus partiront de la Ville rose pour rejoindre le stade tarnais.

Ana et une partie des supporters géorgiens sont impatients que le match débute
Ana et une partie des supporters géorgiens sont impatients que le match débute Crédit : Rugbyrama

Logés au sein de leur hôtel niché en plein centre de Toulouse, ils profitent de ces trois jours pour se rassembler entre acteurs du rugby caucasien et échanger sur leur travail quotidien pour continuer développer le sport ovale au pays. D’anciens joueurs internationaux passé par Top 14 comme Anton Peikrishvili sont aussi venu pour cet événement. Mais aussi, et cela peut peser dans la balance, un grand nombre de fans seront présents, « environ un millier » précise Ioseb Tkemaladze. À l'image d'Ana, membre du groupe de supporters géorgiens "16ème homme", qui est impatiente que la rencontre ne débute : "Nous sommes là pour la victoire et rien d'autre ! Nous allons vous montrer que nous sommes d'un soutien incroyable avec nos joueurs. Des Géorgiens de France assisteront également au match. Ça va être une belle fête !". Le capitaine Merab Sharikadze et les siens savent désormais ce qu'ils ont à faire. 

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Les commentaires (1)
fojema48 Il y a 1 mois Le 13/01/2024 à 12:20

Bravo pour les Georgiens, souhaitons leur le meilleur pour notre sport... Et bientôt le Tournoi des 6 Nations !