•  Peyo Muscarditz veut retrouver du temps de jeu avec L'Aviron
    Peyo Muscarditz veut retrouver du temps de jeu avec L'Aviron Icon Sport

Challenge Cup - Peyo Muscarditz (Bayonne) : “Il me tarde de retrouver un bon niveau pour pouvoir challenger toutes les équipes"

Par Pablo Ordas
Le | Mis à jour

CHALLENGE CUP - Moins en vue ces derniers mois, à cause d’une blessure à la cheville contractée en mars 2022, le trois-quarts centre de l’Aviron bayonnais Peyo Muscarditz espère engranger du temps de jeu et de la confiance, en Challenge Cup, pour ensuite redevenir performant en Top 14.

L’Aviron a pris deux claques en Challenge. Que faut-il faire pour que l’expérience ne se renouvelle pas sur les prochains rendez-vous européens ?

Il faut être à la hauteur et pas que dans les collisions, mais aussi dans le retour au jeu, dans le fait de vouloir se relever et enchaîner les tâches. C’est ce qui caractérise la coupe d’Europe. Il faudra aussi que l’on tienne un peu plus le ballon pour mettre à mal les équipes. Il ne faut pas que l’on subisse la loi offensive des autres. En Top 14, aussi, c’est ce qui nous caractérise. Nous avons peu souvent le ballon. Alors nous sommes valeureux, courageux, mais pour le moment, nous n’arrivons pas trop à obtenir le ballon.

Est-ce aussi une question de motivation individuelle ?

Individuellement, bien sûr, chacun y trouve ses motivations personnelles. Mais on a aussi dit que, collectivement, on voulait essayer de progresser. Depuis un certain temps, nous ne stagnons pas, mais nous n’arrivons pas à trouver les clés pour tenir un peu plus le ballon. Sur le fond de notre jeu, on aimerait progresser.

Personnellement, vous avez été blessé l’an dernier et avez manqué le début de saison. Comment avez-vous vécu ces derniers mois ?

J’étais assez centré sur moi. J’ai aussi profité du bon début de saison de l’équipe, j’ai passé des moments agréables avec eux. J’ai essayé de partager et de raccrocher le wagon. Le niveau est haut et je travaille beaucoup sur mon pied, qui n’est pas encore au top comme avant. J’espère que ça reviendra. J’aimerais d’abord être performant en Challenge pour ensuite pouvoir espérer gratter des feuilles de match en Top 14.

Blessé, il avait manqué la finale de Pro D2 la saison passée
Blessé, il avait manqué la finale de Pro D2 la saison passée Icon Sport - Icon Sport

Et pendant votre absence, vous êtes devenu papa…

Oui, j’ai passé plus de temps avec mon fils et ma compagne. J’ai pu profiter de ces instants-là. Ça m'a permis d’évacuer un peu la frustration de ma blessure et de bien me centrer sur moi. Je me suis rendu compte de l’importance de mon intégrité physique pour être à fond afin de profiter, plus tard, avec mon fils et mes amis sur le terrain.

Blessé, vous aviez raté le titre de 2019 et vous aviez expliqué l’avoir vécu assez difficilement. Qu’en est-il du sacre de 2022 ?

Ça a été moins compliqué, car j’ai eu le temps de digérer ma blessure. Elle était longue, je n’avais même pas de date de reprise. On a navigué à vue en fonction de la progression de ma cheville, de mes douleurs. Après, je n’ai pas forcément savouré le titre de 2022, car à ce moment-là, ma compagne était sur le point d’accoucher, donc j’avais le cul entre deux chaises. Mais j’étais très heureux de pouvoir retrouver le Top 14 et, ainsi, de pouvoir jouer au meilleur niveau français. Maintenant, il me tarde de retrouver un bon niveau pour pouvoir challenger toutes les équipes comme le fait Bayonne chaque week-end.

Vous avez effectué votre retour sur les terrains mi-octobre. Comment vous sentez-vous, depuis ?

Je ne suis pas encore dans la plénitude de mes capacités, mais je me sens en progression. C’est ce qui me donne de l’espoir et qui m’encourage à faire mieux, à gratter de plus en plus.

Peyo Muscarditz a effectué son retour sur les terrains de Top 14 mi octobre
Peyo Muscarditz a effectué son retour sur les terrains de Top 14 mi octobre Icon Sport

Justement, le Challenge vous offrira l’occasion de vous exprimer…

Clairement, oui.

Est-ce compliqué, dans la tête, de moins jouer ces derniers temps ?

Oui, sans mentir, c’est dur à vivre. Mais je me suis fait une raison par rapport à ma blessure aussi. J’ai besoin d’être à 100 % pour être performant, donc je n’ai pas envie de griller les étapes, même si j’aimerais enchaîner de plus en plus de matchs. Il n’y a que les efforts pendant les matchs qui me permettront de pouvoir être de mieux en mieux physiquement et en termes de repères, avec mes coéquipiers, sur les deux compétitions

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