Midi Olympique

L'heure de Chat

L'heure de Chat
Par Simon Valzer via Midi Olympique

Le 25/01/2020 à 12:49Mis à jour Le 25/01/2020 à 12:51

XV DE FRANCE - Resté dans l'ombre de l'ancien capitaine Guilhem Guirado pendant quatre ans, le Racingman se dit aujourd'hui prêt à prendre la relève, même si les Toulousains Julien Marchand et Peato Mauvaka sont en embuscade...

Depuis deux saisons, Camille Chat ne sait plus vraiment à quoi ressemble le banc des remplaçants. Performant et surtout constant avec le Racing 92, il compte cette saison sept titularisations en huit apparitions et deux essais. La saison d'avant ? 15 sur 18, pour trois essais marqués. Pas de doute donc, le Bourguignon est clairement devenu le numéro "1" au poste de numéro "2". Ce phénomène avait même débuté la saison d'avant, où Chat avait joué un rôle de premier ordre dans le beau parcours du Racing 92 en Champions Cup, avec 7 titularisations sur huit matchs disputés. Une montée en puissance qui s'est accélérée avec le retrait progressif du son aîné Dimitri Szarzewski, et qui lui a laissé la place pour s'affirmer.

Voilà pour le club. En équipe de France, cette éclosion n'a pas encore eu lieu. Si l'on se fie simplement aux chiffres, le talonneur de 24 ans ne compte que 7 titularisations en 26 sélections. Seulement, tout indique que cela va changer. D'abord parce qu'il semble être le candidat tout désigné pour succéder à celui qui lui a fait passer autant de temps sur le banc du XV de France, Guilhem Guirado, aujourd'hui retiré des joutes internationales : "Une place s'est libérée depuis que Guilhem a mis un terme à sa carrière internationale. J'espère avec un maximum de temps de jeu et je ferai de mon mieux quoi qu'il arrive" posait humblement Camille Chat ce matin au point presse organisé dans l'hôtel niçois des Bleus.

Ensuite parce que comme il le dit, "J'ai senti lors du Mondial que le vent commençait à tourner par rapport aux quatre dernières années où j'étais assigné au rôle de remplaçant. J'en ai été très ravi et c'est toujours très motivant de sentir que l'on a la confiance des coachs."

" Un nouveau cycle"

Chat fait ici référence à ses deux titularisations pour quatre apparitions lors du dernier Mondial. Un bilan plus que correct quand on sait qu'il était en concurrence avec le capitaine ainsi qu'un troisième talonneur, en l'occurrence Peato Mauvaka : "Je ne suis plus en concurrence avec le capitaine, c'est déjà un gros changement ! Après, je suis conscient d'avoir montré que l'on pouvait compter sur moi lors de la Coupe du monde."

Une compétition qui s'est terminée sur une déception, mais qu'il a aujourd'hui évacuée : "C'est un nouveau cycle. La frustration de cette fin de Coupe du monde est derrière, et je n'en garde aujourd'hui du positif. Il y a eu beaucoup de changements depuis le Mondial mais on garde une forme de cohérence dans la stratégie ainsi que dans le discours du staff."

Mais en creusant, on y trouve tout de même une petite blessure : "On m'a critiqué pour un lancer contre l'Argentine oui... Cela m'a un peu agacé car le sujet revenait semaine après semaine alors que je n'avais plus de problème. J'ai eu parfois le sentiment que l'on me collait une image mais je sais d'où je pars et surtout où je vais. Je suis le premier à porter un regard critique sur mes prestations, et je compte mes lancers réussis ou manqués à chaque rencontre." L'envie de bien faire est patente dans les propos du talonneur qui se veut plus costaud que jamais ("Je n'ai toujours pas perdu les cinq kilos de muscle que j'ai gagné durant la préparation du Mondial" se marre t-il).

Préparation Coupe du monde 2019 - Camille Chat (France) lors d'un entraînement des Bleus à Marcoussis

Préparation Coupe du monde 2019 - Camille Chat (France) lors d'un entraînement des Bleus à MarcoussisIcon Sport

Tant mieux, car il aura fort à faire avec la concurrence de Julien Marchand, Peato Mauvaka et, à terme, Anthony Etrillard, forfait sur blessure : "J'ai aujourd'hui une très grosse concurrence avec Julien et Peat' , mais elle est saine. On s'entend très bien en dehors du terrain. Après quand on est opposé c'est différent, on ne se fait pas de cadeau mais c'est normal. A moi de montrer, de prouver... c'est un éternel recommencement."

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