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Le Roux : "On fait tout pour réussir"

Le Roux : "On fait tout pour réussir"
Par Arnaud Beurdeley via Midi Olympique

Le 19/02/2020 à 11:56Mis à jour Le 19/02/2020 à 12:04

XV DE FRANCE - Le deuxième ligne du Racing 92 a pris une nouvelle dimension au sein du groupe France depuis la dernière Coupe du monde, démontrant qu'il était maintenant incontournable en deuxième ligne. Il espère maintenant que les Bleus vont retrouver les sommets.

Midi Olympique : Paul Willemse dit qu'il est très heureux de jouer avec vous, que vous êtes son idole. Êtes-vous son guide chez les Bleus ?

Ça fait plaisir d'entendre ça, mais je crois que ce nouveau groupe vit très bien. Nous avons beaucoup d'objectifs et l'ambiance est très bonne, moi je fais tout mon possible pour que ça se passe bien, pour rester dans l'équipe et pour que ce groupe avance.

Vous ne vous connaissez pas depuis longtemps avec Paul Willemse, qui est Sud-Africain comme vous. Parlez-nous de cette relation ? Paul a parlé d'une véritable amitié...

Avant je ne le connaissais pas du tout mais il a raison. On s'est croisé pour la première fois après un match de Montpellier mais depuis tout se passe bien entre nous. On se fait des petites blagues en afrikaans. Mais, tous les deux, on est vraiment Français! Ça fait dix ans que je fais ma carrière ici, j'ai vécu un tiers de ma vie en France. Je suis très fier des choix que j'ai faits pour y être. Ça me fait énormément plaisir de jouer en équipe de France. Surtout avec une telle ambiance. Ça fait sept ans que je suis en Bleu, ce qu'il se passe autour, c'est vraiment incroyable. Le groupe vit très très bien.

Tournoi des 6 Nations 2020 - Romain Ntamack, Gaël Fickou et Bernard Le Roux au plaquage sur George Ford

Tournoi des 6 Nations 2020 - Romain Ntamack, Gaël Fickou et Bernard Le Roux au plaquage sur George FordIcon Sport

Vous êtes le seul joueur qui a plus de 30 ans dans ce groupe. Comment vous sentez-vous avec tous ces jeunes ?

Avant, on pouvait ressentir qu'il y avait deux générations différentes, mais là je trouve que tout le monde s'entend très bien, que l'on est tous, un peu, de la même génération. On s'entend très bien, il n'y a pas de nouveaux ni d'anciens. Les petits nouveaux font un petit sketch en arrivant. Il y a beaucoup de respect entre nous.

Vous êtes un des rares joueurs présent au sein du XV de France à avoir vécu le dernier quarts de finale de Coupe du monde contre le pays de Galles. Quel souvenir en conservez-vous ?

J'y ai beaucoup pensé en rentrant du Japon. Aujourd'hui, c'est fini, c'est derrière moi. Je suis très concentré sur nos nouveaux objectifs. C'est une nouvelle compétition, un nouveau groupe, un nouveau staff. Nous avons vraiment envie d'écrire notre histoire. J'espère que nous allons confirmer ce week-end. On fait tout pour réussir, pour être bons. On a encore fait une séance de fou cette après-midi (mardi). J'espère vraiment que ça va payer.

Justement, pouvez-vous nous parler de l'intensité imposée par le staff technique lors de ces séances d'entraînement ?

Franchement, c'est quatre fois plus dur qu'une séance en club. C'est bizarre car nous en avons bavé lors des deux premières semaines, or j'ai le sentiment que nous sommes en passe de nous habituer à ce rythme. Maintenant, si on fait ça pendant douze mois dans le Top 14, on sera mort en fin de saison (rires). Mais, sur une courte période, c'est réalisable, ça permet d'être en forme et de répondre aux exigences du niveau international.

Tournoi des 6 Nations 2020 - Bernard Le Roux (XV de France) plaquant Kyle Sinckler (Angleterre)

Tournoi des 6 Nations 2020 - Bernard Le Roux (XV de France) plaquant Kyle Sinckler (Angleterre)Midi Olympique

Pouvez-vous nous dire combien Shaun Edwards est exigeant durant les séances ?

Il est aussi dur sur le terrain que dans la vie. Quand tu le croises, il est toujours en train de marcher avec un petit papier dans les mains. On a l'impression qu'il est énervé, il regarde toujours des vidéos. Mais c'est un perfectionniste. A trente ans, je pensais ne plus rien avoir à apprendre en défense. Or, depuis qu'il est là, j'apprends tous les jours. C'est l''entraîneur de la défense le plus exigent que j'ai connu dans ma carrière.

Justement, avez-vous été impressionné lors des deux premiers matchs par votre abattage en défense ?

Je sais que certains n'en ont parlé à la fin du match, mais non je n'y ai pas prêté attention. Je ne m'amuse pas à compter mes plaquages pendant les matchs (rires). Je fais mon boulot : je plaque, je me relève, je plaque à nouveau, je vais dans un ruck. Et j'essaie de porter un peu plus le ballon.

Avez-vous le sentiment que les Gallois ont fait évoluer leur système de jeu depuis la Coupe du monde ?

C'est une équipe qui a changé son staff technique. Il y a donc de la nouveauté, c'est une évidence. Surtout, les Gallois ont eu beaucoup de repos après le Mondial. Il y a beaucoup de fraîcheur dans cette formation, avec des structures de jeu très précises. Dans le secteur de la conquête, c'est une équipe performante. Elle n'est pas troisième au classement mondial par hasard.

Vous avez déjà joué au Millenium de Cardiff. Avez-vous le sentiment d'avoir un rôle à jouer auprès de vos jeunes partenaires ?

J'ai déjà deux fois là-bas. Une première fois contre les All Blacks, ce n'est pas un très bon souvenirs (¼ de finale de la coupe du monde 2015 perdu 62 à 13). Une deuxième fois où j'étais remplaçant contre le pays de Galles. Ce stade, il y a une ambiance magnifique. Mais pour l'instant, nous n'en avons pas encore parlé. Ça viendra plus tard dans la semaine.

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