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Vincent : "Je ne sais pas si c'est normal que je sois là"

Vincent : "Je ne sais pas si c'est normal que je sois là"

Le 04/03/2020 à 19:00Mis à jour

XV DE FRANCE - À l’image de la nouvelle génération du XV de France, Arthur Vincent (20 ans, 3 sélections) dégage une insouciance bluffante. Encensé par Fabien Galthié, le trois-quarts centre de Montpellier a su saisir l’opportunité lancée par le sélectionneur, tout en conservant une modestie sincère.

Rugbyrama : Après vos débuts contre l'Angleterre, vous avez été titularisé contre l'Italie et le pays de Galles… comment vivez-vous ce nouveau statut ?

Arthur Vincent : Super bien ! Avec beaucoup de légèreté et d'humilité aussi. Franchement, c'est tout de même une très belle période pour moi.

Avez-vous été surpris de répondre aussi vite aux exigences du niveau international ?

A.V : C'est toujours pareil, le défi a été de se fondre au sein du collectif. Mais quand tu travailles pour le collectif et que tu fais tous les efforts en ce sens, tu en oublies même ta performance individuelle. L'idée, c’est de rayonner au maximum pour aider les copains qui m'entourent.

" Mon rôle est plus sur l’enthousiasme, l’envie, le sourire "

Après avoir été capitaine de l'équipe de France des moins de 20 ans (avec laquelle il a été sacré double champion du monde), sentez-vous que vous avez un rôle à jouer ?

A.V : Nos leaders sont très clairement identifiés et ils nous apportent énormément. Ensuite, chacun à son rôle au sein d'un collectif. Pour moi, il est plus sur l'enthousiasme, l'envie, le sourire. Sur tout cet élan que nous, les jeunes, nous pouvons amener. Après, il y a chez certains joueurs un sacré leadership. Je pense notamment à Antoine (Dupont) ou Romain (Ntamack).

Cette expérience de capitaine des moins de 20 ans vous est-elle précieuse aujourd'hui ?

A.V : Oui, je m'en sers pour être dans une forme de sérénité. Et puis, cette expérience permet d'avoir déjà un avant-goût de ce qui peut se faire avec le XV de France, même si c'est un autre monde et que tout est un cran au-dessus à tous les niveaux. C'est forcément un vécu important, certes à une échelle plus petite, mais un vécu qui est utile sur le terrain et en dehors.

Dans quel secteur de jeu, votre passé avec les moins de 20 ans vous est le plus précieux ?

A.V : La continuité est assez naturelle car il y a une forte cohérence entre le projet jeune et le projet du XV de France. Et il est renforcé par le fait que Sébastien (Piqueronies) chapeaute tout ça jusqu'au XV de France. C'est assez génial. Après, la vitesse, l'intensité, l'exigence sont forcément plus fortes.

" Les Gaël Fickou, les Vakatawa, les Charles Ollivon ou encore Bernard Le Roux sont les figures actuelles du rugby français "

Fabien Galthié a dit à votre sujet que vous aviez « une trajectoire parfaite ». Avez-vous finalement le sentiment d'être à votre place ?

A.V : (rire un peu gêné) Je n'en sais rien. Je ne sais pas si c'est normal que je sois là. C'est juste exceptionnel d'être là avec le XV de France. Et c'est pareil pour le tout monde. Je pense qu'il faut savoir saisir les opportunités. Et profiter.

Gaël Fickou disait qu'à son arrivée, le groupe France comptait des figures emblématiques comme Thierry Dusautoir, Vincent Clerc ou encore Nicolas Mas, des joueurs ayant beaucoup gagné avec le XV de France, alors que votre génération arrive à un moment où il y a moins de « dinosaure ». Est-ce un début d'explication ?

A.V : Non, je ne suis pas d'accord. Pour nous, les Gaël Fickou, les Vakatawa, les Charles Ollivon ou encore Bernard Le Roux ne sont pas des dinosaures, n'allez surtout pas leur dire ça, mais ce sont les figures actuelles du rugby français.

Mais ils n'ont rien gagné...

A.V : Peut-être qu'ils l'ont vécu de cette façon et qu'ils nous le font vivre différemment. Avec nous, ces joueurs-là sont hyper-bienveillants. Pour nous, c'est une aubaine. Si on se sent aussi bien dans ce groupe, c'est que nous avons été bien accueillis.

Avez-vous le sentiment que le XV de France a désormais le statut de favori, même pour un match à l'extérieur ?

A.V : C'est un autre match, un match qui sera très compliqué. La prudence est de rigueur pour chaque match, sans se mettre un surplus de pression.

Ressentez-vous une excitation particulière, ou une même forme de pression, en jouant aux côtés d’un joueur aussi imprévisible que Virimi Vakatawa ?

A.V : Non, j'essaie juste d'être performant sur le terrain et de gommer toutes les questions qui font perdre du temps. Mais pour moi, c'est une aubaine de partager le quotidien d'un joueur comme ça. Virimi comme Gaël (Fickou) sont dans le partage et c'est très enrichissant. Sur certaines situations de jeu, je sais très bien que Virimi est le seul à faire la bonne passe. Mais j'ai aussi envie de jouer, que ce soit avec lui ou pour lui.

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