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Bleues : Parole à la défense

Bleues : Parole à la défense
Par Rugbyrama

Le 07/07/2019 à 10:01Mis à jour Le 07/07/2019 à 14:48

WOMEN'S RUGBY SUPER SERIES - Fascinantes de courage, les Tricolores ont glané un succès qui fera date dans l’histoire du rugby féminin. Le rideau défensif bleu n’a laissé aucun répit aux Black Ferns.

Laver l’affront du Canada ? C’est désormais chose faite. Pourtant, ce n’était ni plus ni moins que l’ogre néo-zélandais qui se dressait devant les Bleues de France. Pourtant, grâce à une défense imperméable, l’expression "impossible n’est pas français(e)" a pris tous son sens. Jessy Trémoulière et toute sa bande ont cueilli la fougère argentée.

Le mur bleu

Ce samedi après-midi sur la pelouse desséchée de San Diego, les Bleues ont tout simplement écœuré leurs homologues néo-zélandaises. Toujours en rang, jamais seules, les partenaires de Gaëlle Hermet ont livré une partie colossale dans le secteur défensif, que ce soit collectivement ou individuellement. Symbole de cette équipe au courage fabuleux, la capitaine tricolore n’a cessé de s’employer pour repousser les assauts adverses. Plaqueuse infatigable, travailleuse de l’ombre et cheffe de meute exemplaire, la Toulousaine a rendu une copie sans faute. Soutenue dans les taches obscures par Coumba Diallo et Madoussou Fall, fidèles combattantes, elle a parfaitement mené sa barque et emmené dans son sillage une équipe de France retrouvée. Malgré un déficit de puissance, les protégées d’Annick Hayraud ont fait plus que résister, elles ont montré que l’abnégation et la solidarité valent plus que les kilos sur la balance.

La manager française était fière de ses troupes quelques minutes après le coup de sifflet final : "Physiquement, ce sont des filles beaucoup plus gaillardes que nous. L’idée c’était d’aller les chercher bas pour les faire tomber rapidement. Ça a plutôt bien marché, en plus nous avons été capables de d’aller leur gratter quelques ballons, notamment en première mi-temps. C’est quelque chose de très bien." Une technique de plaquage efficace qui a permis aux Tricolores de contrecarrer les plans kiwis quatre-vingts minutes durant. Tout un match ou les Black Ferns n’auront jamais fait sauter le verrou bleu, toute une rencontre ou l’en-but français resta inviolé. Seul un essai de pénalité venait garnir le tableau d’affichage d’une équipe néo-zélandaise dépassée.

La guerre des rucks

Si les Bleues ont impressionné en défense, que dire de leur prestation dans les zones de rucks. Les femmes en noir ont éprouvé tout le mal du monde à sortir de ces zones les bras français, et particulièrement ceux de Lise Arricastre. La Béarnaise ne s’est pas économisée tout au long de la rencontre. D’abord à la 25e minute, elle venait annihiler toute velléité offensive adverse grâce à un contre ruck dont elle a le secret. Rebelote douze minutes plus tard, même résultat, pénalité pour les Bleues.

Une performance impressionnante qui n’a rien d’anodin, Annick Hayraud s’explique concernant une composante du jeu travaillée en préambule de la rencontre : "On savait que si on avait cette capacité à nettoyer les joueuses dans ces zones-là, on allait récupérer des ballons. Étant donné qu’elles se couchent systématiquement dessus, les situations deviennent rapidement injouables. En procédant de la sorte, c’était très bien." Exemple type d’un défi relevé haut la main, Caroline Boujard. Auteure, elle aussi d’un contre ruck plein d’autorité à la cinquantième minute, elle rattrapait à elle toute seule une situation très favorable pour les Blacks. Un dévouement incroyable pour des joueuses qui trois jours plus tôt, étaient défaites par le Canada (36-19). "Faire la guerre" n’a rien d’un euphémisme dans le monde de l’ovalie, et les Bleues de France l’ont bien compris ce samedi.

Thomas Saint-Antonin

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