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Vague de démissions à Provale

Vague de démissions à Provale
Par Arnaud Beurdeley via Midi Olympique

Le 28/12/2021 à 16:02Mis à jour

Plusieurs démissions viennent d’être enregistrées au sein du Comité Directeur de Provale, syndicat des joueurs de rugby professionnels. Les démissionnaires remettent en cause la gestion humaine et financière du président actuel, Robins Tchale-Watchou. Explications.

Que se passe-t-il à Provale ? à l’aube des fêtes de fin d’année, le syndicat des joueurs de rugby professionnels est confronté depuis plusieurs semaines à une vague impressionnante de démissions au sein de son comité directeur (cinq sur dix-huit membres). Selon nos informations, Jérôme Fillol (ancien demi de mêlée du Stade français), Fanny Horta (ex-capitaine du VII de France féminin), Rabah Slimani (pilier de Clermont), Arthur Coville (capitaine des champions de monde des moins de 20 ans en 2018) et Laurent Sempéré (actuel entraîneur des avants du Stade français) ont tous décidé de se retirer en raison de profonds désaccords avec la gouvernance du président Robins Tchale-Watchou. Déjà en 2019, l’ancien international Julien Candelon s’était lui aussi retiré.

Les motivations de ces multiples départs seraient, selon les démissionnaires, principalement liées à la gestion humaine de l’ancien deuxième ligne de l’Usap ou encore de Montpellier. Dans la lettre de démission signée par Jérôme Fillol (datée du 19 novembre), que nous nous sommes procurée, il est écrit : "J’ai constaté d’importants problèmes sociaux : pour une structure de douzesalariés, treize départs sous la présidence actuelle, tous poussés vers la sortie, aucune démission. Cette façon de se séparer de salariés (dont la grande majorité a été recrutée par le président lui-même) est très onéreuse pour la structure (indemnités, transactions, frais d’avocat etc.)."

Ces treize départs ont été comptabilisés depuis 2016. Ils font suite à "une gestion brutale des ressources humaines" dixit une ancienne salariée de Provale. "Il règne un véritable climat de terreur au sein de l’instance", ajoute un autre ex-collaborateur. Dans les faits, seulement deux de ces treize départs ont engendré des suites devant le conseil de prud’hommes. Les autres ? "Ils ont fait l’objet de transactions financières dans un cadre légal, assure l’un des démissionnaires. Mais cela coûte très cher à Provale."

Article disponible en intégralité sur midi-olympique.fr

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