Midi Olympique

Surchauffés puis glacés, la soirée cauchemar des supporters castrais

Surchauffés puis glacés, la soirée cauchemar des supporters castrais

Le 24/06/2022 à 23:40Mis à jour Le 24/06/2022 à 23:44

TOP 14 - Alors qu’ils avaient répondu présent sur la place Pierre-Fabre, dans le centre-ville de Castres, les supporters bleu et blanc ont été cueillis à froid. La fête avait pourtant tout pour être belle...

La place Pierre-Fabre était bleue de monde ! Prêts pour la finale que disputaient leurs protégés du CO, les supporters tarnais n’ont pas trahi leur réputation. Ils étaient plus de 10 000 à s’entasser devant l’écran géant de la large place du centre-ville de Castres. Avant même le coup d’envoi, depuis 18h30, les irréductibles fans bleu et blanc étaient à la fête, chapeau à la tête, maillot au corps et bière(s) à la main. Tous étaient bien sûr impatients de vibrer ensemble devant le match de leur équipe, leur raison de vivre. "Tant que ça ne bouche pas la rue, vous pouvez vous garer n’importe où, on s’en bat les c*******", rigolaient même les policiers municipaux, évidemment présents pour éviter tout débordement, mais eux aussi avides de voir ce que donnerait le score. "Je m’attends à un match hargneux mais on va évidemment faire la différence. Je ne sais même pas pourquoi on le joue", nous confiait un supporter, vêtu d’un costume aux couleurs du CO.

Lui, comme les autres, patientait avec les différentes animations programmées par la mairie. Chants traditionnels, kiss cam, danses et karaoké général animaient la scène sous l’écran géant. Les Tarnais, chambreurs, n’hésitaient pas aussi à entonner à plusieurs reprises : "Et ils sont où, les Toulousains ?" Pour les plus nostalgiques, un bar situé non-loin rediffusait la finale de Top 14 2013, face à Toulon, remportée par Rory Kockott et les siens. C’est dans cette ambiance digne de feria qu’approchait le coup d’envoi de la rencontre.

Un scénario glaçant

Les chants et l’excitation laissaient alors place au stress qu’engendre une finale pour chaque supporter. Heureusement, les bandas tentaient d’animer la foule en jouant quelques airs populaires. Mais alors que les premières charges castraises insufflaient un vent de folie, la place était cueillie à fois par l’entame catastrophique de l’équipe de Pierre-Henry Broncan. Les essais de Vincent, Verhaeghe et Bouthier assommaient la place Pierre-Fabre. Abasourdis, les supporters se tendaient et, pleins de désarroi, mettaient inexorablement leurs mains sur leur tête. En manque de plaisir certainement, ils en étaient même à célébrer les transformations ratées du MHR.

C’est dans cette ambiance un peu sordide que se déroulaient les cinquante premières minutes du match. Le coup de mieux de Castres en deuxième période rallumait un peu la flamme, mais le sort de la rencontre était scellé, et tout le monde s’en rendait compte petit à petit. Les faux espoirs qu’étaient les essais refusés du CO entérinaient le suspense. Bien décidés à célébrer dans l’après-midi, les Tarnais avaient au final le cœur lourd lorsque la rencontre se terminait. Malgré tout, reconnaissant de la saison que leur ont offerte leurs protégés, le peuple castrais décidait tout de même de rester en ville, jusque dans les bars. Samedi matin, l’équipe sera accueillie comme il se doit par leurs fans. Mais ce vendredi soir, ils dormiront la larme à l’œil.

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