Midi Olympique

Ducuing : "Dakuwaqa lancé ? Mettez-vous devant un TGV, vous comprendrez"

Ducuing : "Dakuwaqa lancé ? Mettez-vous devant un TGV, vous comprendrez"
Par Jérôme Prevot via Midi Olympique

Le 11/10/2021 à 09:17Mis à jour Le 11/10/2021 à 09:20

TOP 14 - Il a dignement fêté son centième match sous les couleurs bordelaises, une passe décisive, des réceptions impeccables, un plaquage plein de courage, et de la répartie.

Après ce succès ric-rac face Montpellier, quel sentiment prédomine ?

On s’est fait clairement peur à la fin. Quand on mène 27-6, on se doit de garder le bonus offensif et de contrôler le match. Les 25 dernières minutes nous laissent un goût amer, ils sont revenus sur nos talons… Après, nous avons quand même gagné, alors il n’y a pas le feu. Mais on est toujours à la recherche de ce match plein, qu’on maîtriserait de bout en bout... Ce samedi, on a réglé le problème des mauvaises premières mi-temps. On a produit de beaux mouvements, on a bien appliqué notre plan de jeu. Malgré tout, la fin fut frustrante.

Qu’est-ce qui vous a fait perdre le fil ?

On s’est peut-être crus arrivés. Peut-être qu’à mon image, les joueurs se sont retrouvés dans le dur. Difficile à dire. Mais c’est vrai, on s’est fait clairement peur. En plus, pour ma part, pour ma centième, c’était toujours plaisant d’espérer une victoire. J’osais même espérer un bonus, pour que la fête soit belle.

Qu’est-ce que ça fait de se voir seul face à un Dakuwaqa, lancé plein fer pour aller à l’essai ?

Heureusement qu’il ne m’est pas rentré dedans, bien droit dans la courge. Je l’ai pris sur le côté alors que j’avais les magrets qui commençaient sérieusement à "cramper". Mettez-vous devant un TGV, vous comprendrez.

Top 14 - Masivesi Dakuwaqa (Montpellier)

Top 14 - Masivesi Dakuwaqa (Montpellier)Icon Sport

Vous vous êtes aussi retrouvé passeur décisif sur le premier essai, avec une belle croisée pour votre ailier….

C’était une semi-attaque. Matthieu Jalibert m’a bien mis dans un intervalle, j’ai joué mon duel, je suis parvenu à libérer les bras et Nathanaël (Hulleu) a bien convergé.

Vous n’aviez pas joué les derniers matchs. Étiez-vous fébrile avant de faire votre retour ?

Non, même si j’ai galéré la saison passée à cause de mon mollet. J’ai fait une bonne intersaison, j’ai joué les deux premiers matchs, et je me suis reblessé à ce même mollet, ce n’était pas grand-chose, mais j’ai préféré prendre mon temps pour ne pas revenir trop tôt, comme j’ai pu le faire l’année dernière. Il est sûr que j’avais à cœur de réussir ma centième, elle avait lieu à Chaban-Delmas en plus. Toute ma famille était venue. Il y avait donc un peu de tension et je n’ai pas passé ma meilleure nuit. Mais j’ai su rester dans ma bulle, je suis heureux finalement de ce petit événement personnel.

Avez-vous été surpris de ce tout dernier ballon que les Montpelliérains ont tapé tout de suite en touche ?

C’est leur choix, comme de tenter la dernière pénalité pour assurer le bonus défensif. Et tout ça n’était pas fait pour me déplaire car les Montpélliérains étaient sur une bonne dynamique. Finalement, ça prouve aussi qu’on est respectés.

Avez-vous craint un essai de pénalité sur l’action du 23-27 ?

Quand Jean-Baptiste Dubié est sorti, je lui ai dit qu’il avait fait une faute intelligente. Un très beau geste technique de l’épaule, juste ce qu’il fallait (ironique). En fait, on a eu très peur de cet essai de pénalité possible. Mais l’arbitre a toujours raison et sur ce coup, il a très bien arbitré. Je pense qu’il a considéré qu’il y avait encore des défenseurs et que l’essai n’était pas certain.

Où étaient-ils cachés, ces défenseurs ?

C’était moi, sur le banc.

Cent matchs, qu’est-ce que ça représente au final ?

Un peu de fierté, clairement. Je suis amoureux de ce club et je suis plutôt fidèle. Je n’oublie pas que Laurent Marti est venu me chercher alors que je rêvais d’être professionnel. J’espère bien que ça ne va pas s’arrêter là, que j’ai encore de belles années devant moi.

Contenus sponsorisés