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La plus violente, la plus prolifique, la plus prestigieuse... historique des finales du championnat

La plus violente, la plus prolifique, la plus prestigieuse... historique des finales du championnat

Le 01/06/2017 à 12:07

TOP 14 - En 118 éditions, les nombreuses finales du championnat de France ont eu le temps de nous offrir les plus fous et variés des scénarii. Un constat qui se renforce saison après saison et qui fait dire qu'aucune finale ne ressemble à une autre...

La plus violente : 1966

Les finales offrent toujours des matches engagés. Des rencontres viriles mais correctes comme le dit le célèbre adage. Seulement, quelque fois, la bonne agressivité nécessaire pour prendre le dessus sur son adversaire peut vite basculer dans la violence... Comme lors de cette finale de 1966 entre Agen et Dax. Remontés, les Dacquois - en quête de leur premier Brennus - décident de lancer les hostilités. Mais les Agenais ne sont pas en reste et de franches parties de manivelles émaillent la finale considérée comme la plus violente de l'histoire. L'ouvreur de Dax Pierre Albaladejo sera même obligé de sortir après avoir été projeté dans les pieds d'une caméra.

Agen finira par s'imposer 9-8 au terme de cette rencontre aux relents de soule médiévale et à l'issue de l'affrontement, deux Dacquois (Berho et Lasserre) et un Agenais (Lagiewski) seront radiés à vie par la FFR... Avant que le président Ferasse ne réduise la peine à un an.

La moins prolifique : 1970

Si 7 finales se sont terminées sur le score de 3-0 (1901, 1904, 1923, 1924, 1935, 1943), la 8e a été probablement la plus marquante et mérite largement le titre de finale la moins prolifique. Face à face, La Voulte et Clermont se sont livrés une véritable guerre de tranchée et comme on dit souvent dans ce cas là : les deux équipes s'en remettent aux coups de pieds de pénalité. Sauf que ce coup-ci les deux buteurs n'étaient pas en forme... Probablement englués dans le terrain boueux du Stadium de Toulouse. Sous la pluie, s'est finalement un essai de Renaud Vialar marqué à la 9e minute, sur un ballon contré, qui va donner la victoire à la Voulte (3-0).

La Voulte contre Clermont en 1970

La Voulte contre Clermont en 1970AFP

Les plus prolifiques : 1900 et 2005

D'habitude, les finales sont toujours des rencontres tendues et serrées. Cependant, il arrive que certaines confrontations dérogent à cette règle. Il est des matches où les défenses sont plus lâches et les buteurs en forme olympique. Mais lors de l'ultime affrontement de l’exercice 1899/1900, c'est la fatigue qui fut à l'origine d'une confrontation prolifique où 10 essais furent marqués. En effet, le Stade bordelais, appelé en urgence pour remplacer le Lou, avait dû faire de longue heures de train. Le TGV n’existant pas encore, les Girondins sont arrivés épuisés à Levallois pour y défier des Racingmen qui ne leur ont fait aucun cadeau en s'imposant 37-3 avec 9 essais inscrits.

Et 105 ans plus tard, il y eu bien moins d'essai entre Biarritz et le Stade français, mais les deux équipes se sont quittées sur un impressionnant 37-34 en faveur des Basques. Une finale à 71 points entrée elle aussi dans la légende.

Biarritz champion de France en 2005

Biarritz champion de France en 2005AFP

La dernière finale en province : 1973

Si depuis 1974 la finale prend chaque saison ses quartiers à Paris, auparavant il n'était pas étonnant de voir les deux meilleures équipe de l'année en découdre à Bordeaux, Lyon où Toulouse. La ville Rose fut justement le lieu de la dernière finale disputée en province. C'était en 1973 et Tarbes y affrontait Dax au Stadium de Toulouse, devant 26 952 spectateurs. Une rencontre qui allait renforcer un peu plus la malédiction dacquoise. En effet, les Landais s'inclinaient 18-12, et pour la 5e fois de leur histoire en finale, au terme d'un match très plaisant.

La finale de 1973 fut la dernière en province

La finale de 1973 fut la dernière en provinceAFP

La plus prestigieuse : 2003

En ce 7 juin 2003, ce sont deux mastodontes du rugby français qui s'affrontaient au Stade de France. C'est tout simplement la finale regroupant le plus de boucliers de Brennus sur la pelouse. D'un côté, le Stade français et ses 10 titres et de l'autre, le Stade toulousain avec 16 boucliers remportés. Et dans cet affrontement à 26 Brennus, les hommes de Nick Mallett ont réussi l'exploit d'emmener le club de la capitale à hauteur du grand Béziers, en décrochant leur 11e sacre (victoire 32-18). Une performance qui est survenue à l'issue de la dernière saison avec phase de poules, histoire de marquer un peu plus le coup.

En 2003 les Parisiens ont égalé le nombre de boucliers du Grand Béziers

En 2003 les Parisiens ont égalé le nombre de boucliers du Grand BéziersAFP

La finale au goût d'inachevé : 1968

Le RC Toulon aurait pu éviter d'attendre 56 ans avant de soulever le bouclier pour la deuxième fois. Seulement, en cette saison 1967/1968, bien des événements en ont décidé autrement. Tout d'abord les nombreuses révoltes qui ont agité la France, forçant la FFR à reporter cette finale Lourdes - Toulon de trois semaines. Arrivé au jour fatidique du 16 juin 1968, les deux équipes se sont livrées un combat acharné sans parvenir à se départager.

9-9 au coup de siffler final et pas de tirs aux buts à l'époque. Cependant, les instances du rugby français décident de ne pas rejouer ce match car les Bleus doivent partir en Tournée en Nouvelle-Zélande. Lourdes est alors donné vainqueur, car pour départager les deux clubs c'est le nombre d'essais marqués lors de la finale qui est pris en compte. Et les Haut-Pyrénéens ont ainsi remporté leur 8e et dernier bouclier grâce à un doublé de l'ailier Jean-Pierre Latanne, Toulon n'ayant marqué que 2 pénalités et un drop lors de cette rencontre au goût d'inachevé...

La finale entre Lourdes et Toulon en 1968

La finale entre Lourdes et Toulon en 1968AFP

La finale la plus indécise : 1984

Si question suspense la finale de 2002 entre Biarritz et Agen (gagnée par les Basques sur un drop en prolongation) avait tout d'un bon thriller, celle de 1984 pourrait entrer dans la filmographie d'Alfred Hitchcock. Ce soir là, on a bien cru ne jamais arriver à trouver un vainqueur entre Béziers et Agen. Pourtant, les Héraultais menaient 9-3 à la pause mais la détermination des Agenais a renversé la vapeur. Et à quelques secondes de la fin, un mauvais geste de Vaquerin permettait à Viviès d'égaliser pour les Lot-et-Garonnais (21-21).

L'heure de la prolongation sonnait et dans ce choc titanesque, les forces manquaient aux joueurs pour se départager. C'est alors que pour la première fois dans l'histoire du championnat, les deux clubs ont dû se départager aux tirs aux buts... Et à ce jeu-là, les Biterrois s'imposaient 3-1, remportant de manière inédite leur 11e et ultime bouclier en date.

Béziers - Agen en 1984

Béziers - Agen en 1984AFP

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