Midi Olympique

"On ne va pas se plaindre"

Chouly: "On ne va pas se plaindre"
Par Rugbyrama

Le 02/09/2009 à 07:50Mis à jour

En décrochant le Brennus en juin dernier, l'Usap a changé de statut. Désormais, les Catalans se sentent attendus partout au tournant. Mais pour Damien Chouly, cette pression supplémentaire est à la fois une chance et un honneur, dont Perpignan a d'ailleurs su se montrer digne en battant Toulouse.

L'Usap a signé une victoire de prestige face à Toulouse ce week-end. Etait-ce la victoire dont vous aviez besoin pour lancer votre saison?

Damien CHOULY: Oui, c'était très important pour nous, surtout après notre mauvais match à Montpellier la semaine précédente. Nous étions très déçus. C'est pour ça que nous avions vraiment à coeur de battre Toulouse et de montrer le véritable visage de l'Usap. C'est une bonne chose d'accomplie.

Finalement, cette défaite à Montpellier n'était-elle pas un mal pour un bien?

D.C. : Peut-être que nous avions besoin de ça pour retrouver toute notre agressivité et ces vertus de combat qui nous avaient permis de remporter le Brennus l'année dernière. Quand on manque d'agressivité, on ne peut pas mettre notre jeu en place. Cette défaite nous a piqués au vif. La manière, surtout. Dès le lundi, nous nous sommes tous remis en question et le groupe a beaucoup travaillé.

Au-delà de la victoire, face à Toulouse, il était aussi question de justifier votre statut de champion de France, non?

D.C. : Oui, même si ce n'est pas sur un match qu'on doit justifier notre statut de champion mais sur toute la saison. C'était important de battre Toulouse, mais surtout pour montrer qu'on pouvait produire à nouveau notre jeu, ce qui n'était pas tout à fait le cas depuis le début de la saison. Maintenant, c'est bien d'avoir battu Toulouse, mais ça n'aura de ses que si nous parvenons à enchaîner une série de victoires. Si nous perdons contre Brive mercredi, ça n'aura pas servi à grand chose...

"J'ai très envie de l'équipe de France"

Un titre de champion renforce-t-il un groupe ou peut-il au contraire le fragiliser par certains aspects?

D.C. : Je pense quand même que ça aide à grandir, à prendre confiance en soi. On se sent plus forts parce qu'on sait qu'on peut le faire. Ce n'est plus une quête impossible. Après, si on tombe dans certains travers, il est évident que ça peut fragiliser une équipe. Nous sommes champions du 15 juin au 15 août. Une fois que le championnat reprend, il n'y a plus de champion pour moi. Mais je crois que tout le monde est conscient de l'attente que provoque ce titre de champion.

Par rapport à qui? A vos supporters? Ou vos adversaires?

D.C. : Pour nos supporters, je crois que l'attente ne pourra jamais être plus forte qu'elle ne l'a été pendant 50 ans! On leur a offert ce titre, mais ils en attendent d'autres et c'est normal. Quant à nos adversaires, on sait pertinemment qu'ils veulent tous battre le tenant du titre. On a déjà pu le mesurer à Montpellier. C'est un facteur à prendre en compte mais c'est aussi gratifiant. On joue pour gagner des titres, alors on ne va pas se plaindre.

C'est aussi pour gagner des titres que vous avez quitté Brive pour Perpignan. Quel regard portez-vous sur le CAB, que vous allez retrouver mercredi à Aimé-Giral?

D.C. : Le club continue de grandir. Il n'y a qu'à regarder la belle saison qu'ils ont réussie l'année dernière. Leur effectif me parait beaucoup plus homogène qu'auparavant. C'est du costaud. On peut encore s'attendre à une opposition solide et à un match engagé.

Est-ce encore un match spécial à vos yeux ou avez-vous complètement tourné la page?

D.C. : J'ai encore quelques amis en face, donc ça reste un rendez-vous un peu particulier. Brive, c'est là que j'ai fait toute ma formation et que j'ai débuté au plus haut niveau. J'y ai quand même joué quatre ans en équipe première. Mais je suis parti il y a deux ans maintenant. C'était surtout spécial la première fois que j'ai retrouvé le CAB en face de moi. Aujourd'hui, ça n'a rien à voir, beaucoup de joueurs ont changé par rapport à ma dernière saison là-bas. C'est presque devenu un adversaire comme un autre.

Un mot sur votre cas personnel. A 24 ans, n'est-ce pas une saison charnière pour vous si vous voulez vous installer en équipe de France à deux ans de la Coupe du monde?

D.C. : Ce qui est sûr, c'est que j'ai très envie de l'équipe de France. C'est évidemment un objectif. Mais chaque chose en son temps. Nous ne sommes qu'au tout début de la saison. Je dois déjà me donner une chance d'être sélectionné. Pour cela, il faut que je sois bon chaque semaine avec l'Usap.

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