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Fickou : "Avec Wesley, on voulait prouver que nous pouvions aussi jouer ensemble"

Fickou : "Avec Wesley, on voulait prouver que nous pouvions aussi jouer ensemble"

Le 18/08/2019 à 14:30Mis à jour Le 18/08/2019 à 15:14

TEST MATCH - Ravi d’avoir démontré que son association avec Wesley Fofana était possible, le centre du Stade français savourait à leur juste mesure les progrès démontrés par le XV de France pour sa première rencontre de préparation face à l’Écosse, tout en demeurant conscient de la nécessité de ne pas s’enflammer avant un match retour attendu comme beaucoup plus rude.

Rugbyrama : Ce match était un saut dans l’inconnu, après six mois de préparation. Comment vous êtes-vous senti, physiquement ?

Gaël Fickou : Il y a eu des séquences sur chaque fin de mi-temps où les jambes ont piqué un peu, mais globalement, on s’est senti plutôt bien, même si j’ai eu quelques crampes sur la fin ! (rires) Après, on sait bien que nous ne sommes pas arrivés et qu’il faut continuer à travailler dur, parce que la finalité n’est pas d’être prêt pour les matchs de préparation, mais pour la Coupe du monde.

Que retenez-vous de plus intéressant de cette large victoire ?

G.F. : Il ne faut pas s’enflammer, mais on a conscience d’avoir réalisé de belles choses et de nous être montrés plutôt constants. Ils nous ont pris à défaut à deux ou trois reprises mais dans l’ensemble la défense était plutôt bonne. On a suivi notre stratégie à la lettre, qui était de les enfermer un maximum.

En matière d’organisation, le XV de France semble clairement avoir franchi un cap par rapport au dernier Tournoi...

G.F. : Tout est plus clair, chaque joueur sait ce qu’il doit faire. Par exemple, les avants savent qu’il y a certaines zones du terrain où ils ne doivent pas aller, ce qui leur permet de s’économiser et de nous donner un peu de confort en attaque. Ce sont tous ces petits détails mis bout à bout qui nous permettent de progresser. Après, tout le monde était très content, mais aussi bien conscient que le match retour en Écosse sera beaucoup plus dur, avec des cadres qui vont revenir.

Y a-t-il de la place pour l’insatisfaction, après une rencontre aussi aboutie ?

G.F. : Il y a forcément des choses à redire, des petits détails où nous aurions pu faire mieux. En ce qui me concerne, il y a un ballon où j’hésite pendant deux ou trois secondes à servir Damian Penaud à mon extérieur, alors qu’il attendait que je pousse le ballon au pied au fond du terrain. Ce sont des petits détails. Ce qui est intéressant en revanche, c’est qu’on a réussi à jouer ensemble, en équipe, sans que personne cherche à tirer la couverture à soi. Ce n’est que comme ça que nous pourrons être performants au Japon.

Test Match - Gaël Fickou (France) face à l'Ecosse

Test Match - Gaël Fickou (France) face à l'EcosseIcon Sport

Au niveau de l’animation offensive, on a noté quelques petites nouveautés, notamment au sujet du placement des ailiers qui interviennent régulièrement dans votre dos.

G.F. : On a des ailiers de grande qualité, capables de faire de belles différences, alors il faut les toucher au maximum, aller les chercher. Nous, au centre, on est davantage au service de ces joueurs, même si je pense qu’on est aussi capables de faire des différences. Et de manière globale, notre objectif est de déplacer au maximum la balle et de pousser l’adversaire au point de rupture, sur la fatigue.

En défense, vous avez tenu le poste de premier centre tandis que le rôle du régulateur était tenu par Wesley Fofana. Pourquoi ?

G.F. : On n’en a pas discuté plus que ça… Chaque fois qu’on a évolué ensemble aux entraînements, on a fonctionné comme ça, avec Wesley en position de deuxième centre.

Il ne s’agissait que de votre deuxième sélection commune avec Wesley Fofana au centre, alors que vous en cumulez une cinquantaine chacun. Était-ce une satisfaction que de prouver que vos deux profils, présentés comme similaires, peuvent aussi s’avérer complémentaires ?

G.F. : C’est vrai que c’est assez drôle. On avait joué un match ensemble une fois, pendant la Coupe du monde 2015 contre la Roumanie. Mais on s’est souvent fait la remarque qu’aucun sélectionneur n’avait jamais essayé de nous titulariser en même temps, qu’on nous avait toujours mis en concurrence parce que nous présentons un profil jugé trop semblable. Plusieurs fois même, l’un de nous a joué à l’aile parce que l’autre était au centre... Samedi soir, il me semble qu’on a démontré que nous pouvions aussi jouer ensemble, nous faire des passes, faire jouer les ailiers. Sur le terrain, tout s’est bien passé, on a réussi à bien communiquer et se rassurer l’un l’autre. Ce n’était qu’un match de préparation, mais il faut continuer comme ça.

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