Icon Sport

Les nouvelles pépites de l'Australie

Les nouvelles pépites de l'Australie
Par Midi Olympique

Le 04/07/2021 à 09:13Mis à jour

TOURNÉE D'ÉTÉ - À l'heure de recevoir la France lors de trois tests matchs, les 7, 13 et 17 juillet, les Wallabies se présentent avec un groupe relativement nouveau. Parmi les joueurs présents dans la liste australienne, quelques pépites se démarquent.

Taniela Tupou, le Thor tonguien

Taniela Tupou a explosé en 2014, alors qu’il jouait pour le collège du Sacré-Cœur d’Auckland. Mais, au lieu de signer avec la fédération néo-zélandaise, Taniela Tupou (25 ans) préféra rejoindre son frère en Australie. Il s’imposa rapidement pour intégrer le groupe des Reds en Super Rugby et partir en tournée avec les Wallabies en novembre 2016. Joueur massif (1m75 pour 128 kg), Tupou est également un joueur très rapide et extrêmement adroit balle en main. Michael Cheika lui donna sa première sélection en novembre 2017. Pendant longtemps, Tupou a été un joueur d’impact, entrant lors des fins de match. Mais, sous la houlette de Brad Thorn et Cameron Lillicrap, il a énormément progressé en mêlée. Il est désormais capable de tenir 80 minutes. Ses charges balle en main sont spectaculaires et il est capable de créer des brèches dans les rideaux défensifs adverses. Il est également un super joueur de ballon et sent le jeu comme personne, souvent en soutien de ses trois-quarts, ce qui lui permet de marquer des essais spectaculaires. Son sens de l’humour et sa décontraction en font une valeur sûre des médias.

Avec Rob Valetini, ça déménage

Âgé de 22 ans, Rob Valetini ne passe pas inaperçu sur un terrain avec sa coiffure. Né à Melbourne de parents fidjiens, il a fait ses classes au Victoria avant de rejoindre les Brumbies en 2017. Son début de carrière ayant été perturbé par des blessures, ce n’est qu’à partir de 2019 qu’il s’est fait remarquer pour devenir une figure dominante du pack des Brumbies en 2020 et en 2021. Il compte quatre sélections mais, cette saison pourrait le voir prendre une place de titulaire dans la troisième ligne des Wallabies. Il a fait une grosse impression pendant tout le Super Rugby 2021, que ce soit dans sa version australienne ou dans la compétition avec les équipes néo-zélandaises. Sa puissance (1m93, 113 kg) en fait un franchisseur de premier plan et les Français devront faire très attention car ses charges font des ravages. Valetini est aussi capable de faire jouer derrière lui. Sa défense est enfin sans faille. S’il reste épargné par les blessures, car son style très physique et aussi très risqué pour lui-même, il pourrait devenir un des tauliers du pack des Wallabies, à l’instar du pilier Taniela Tupou.

Lachlan Lonergan, le talonneur du futur

Le talonnage est un poste sur lequel l’Australie est en délicatesse. Elle a peut-être trouvé son chaînon manquant. Lachlan Lonergan devrait faire ses débuts sous le maillot des Wallabies lors de la série de tests contre la France. Âgé de 21 ans, le joueur des Brumbies a éclaté au grand jour cette saison, participant à tous les matchs (sauf un) de son équipe, d’abord comme remplaçant, derrière Folau Fainga’a, puis comme titulaire. Pur produit de l’académie des Brumbies, Lachlan Lonergan s’est d’abord fait remarquer avec les moins de 20 ans australiens, finalistes du dernier championnat du monde de la catégorie en 2019. Très bon techniquement, son gabarit relativement modeste (1m80 pour 101 kg) lui offre un grand dynamisme physique, accompagné d’une bonne vitesse de pointe. Il ne rechigne pas face aux tâches ingrates et se retrouve souvent parmi les meilleurs plaqueurs de son équipe. Si les blessures l’épargnent, il est promis à un grand avenir. De plus, la présence de son frère, le demi de mêlée Ryan Lonergan, dans le groupe des Wallabies va accroître sa confiance.

Tate McDermott, le dynamiteur

Super Rugby - Tate McDermott (Queensland Reds)

Super Rugby - Tate McDermott (Queensland Reds)Icon Sport

Le demi de mêlée des Queensland Reds poursuit son ascension après avoir amené l’équipe des Reds à la victoire en Super Rugby AU. Numéro 9 joueur, il est à surveiller comme le lait sur le feu car il adore porter le ballon et à prendre les trous quand ils se présentent. Loin du traditionnel demi de mêlée sudiste, plus éjecteur passeur qu’animateur, McDermott est un danger permanent. Il sait attendre le bon moment pour tenter sa chance. On l’a vu, lors du Super Rugby AU, passer une mi-temps dans l’ombre, se contentant de passer le ballon à son ouvreur, James O’Connor, ou à allumer des chandelles derrière les regroupements avant, en début de deuxième mi-temps, de prendre le jeu à son compte et d’allumer les mèches dans tous les coins du camp adverse. Avec la blessure de Nic White, écarté des trois tests contre la France, et la convalescence de Jake Gordon, Tate McDermott sera probablement le titulaire au poste de demi de mêlée, au moins lors du premier test. Une belle occasion pour poser sa candidature à long terme sur un poste où les Australiens ont longtemps eu des joueurs exceptionnels (John Hipwell, Nick Farr-Jones, George Gregan, Will Genia) avant de faire face à une certaine disette.

Par Jacques BROQUET

Contenus sponsorisés