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Courteix : "Se concentrer sur notre performance en demie avant de penser à une médaille"

Courteix : "Se concentrer sur notre performance en demie avant de penser à une médaille"
Par Rugbyrama

Le 30/07/2021 à 15:30Mis à jour Le 30/07/2021 à 16:53

JEUX OLYMPIQUES 2020 - Le coach tricolore David Courteix se montre forcément satisfait de la qualification de ses joueses en demi-finale du tournoi olympique. En revanche, il reste mesuré quant au résultat final, conscient que ce n'est qu'une partie du chemain qu'a été réalisé par ses protégées.

David, quel est votre ressenti après cette qualification en demi-finale des Jeux Olympiques ?

Écoutez, c’est forcément de la satisfaction qui prime. Le groupe est fier de lui-même, c’est pour réaliser ces parcours que l’on se prépare. À notre arrivée à Tokyo, on savait pourquoi on était là, et avec quelles ambitions, pour l’instant c’est plutôt pas mal.

Les Bleues ont eu du mal à rentrer dans leur quart de finale…

Elles ont effectivement été mises en difficulté par des Chinoises qui avaient bien préparé leur rencontre. Elle ont attaqué les intervalles comme il le fallait, et ont voulu mettre de la vitesse dans leur jeu. C’est certain que l’on a pas fait notre meilleur match, au contraire, mais je préfére retenir la force de caractère des joueuses. Elles n’ont pas paniqué comme face aux Fidji, et ont répondu au combat proposé par la Chine. Parfois il fait savoir gagner "moche".

C'est-à-dire ?

Je suis un grand adepte du beau jeu, mais parfois il faut revenir aux bases pour arracher la victoire, surtout dans des matchs à enjeu comme ce quart de finale. Seul le résultat compte, la note artistique n’existe pas au rugby. Même menées au score, les joueuses n’ont pas paniqué et ont fait le dos rond en attendant de remettre la main sur ce match. Elles se sont données les moyens de gagner cette place en demie.

Comment avez-vous senti les joueuses au coup de sifflet final ?

Elles sont revenues satisfaites de passer un tour de plus mais cela se voit qu’elles ne sont pas rassasiées. Certaines étaient déjà là à San Francisco il y a trois ans lors de la finale de coupe du Monde donc l’humilité est le maitre mot dans ces moments-là. J’espère que le groupe est conscient qu’il peut réaliser quelque chose d’énorme, mais je n’en doute pas beaucoup.

Depuis le début du tournoi olympique, l’équipe de France donne l’impression de monter en puissance, cela se ressent au bord du terrain ?

J’ai envie de vous dire oui et non. On joue de mieux en mieux il est vrai, mais c’est surtout que le grand public s’attendait à voir les Fidjiennes en prendre quarante contre nous. Quand on voit qu'elles ont éliminé les tenantes du titre australiennes, on comprend mieux nos difficultés face à cette équipe. Les Français sont devenus exigants avec cette équipe de France mais je prends ça comme un bon point de mon côté. Notre deuxième journée de compétition est parfaite en terme de résultats et bonne sur le terrain, cela donne envie d’être à demain.

David Courteix - France 7 (F)

David Courteix - France 7 (F)Icon Sport

Après cette qualification, c’est désormais une médaille ou rien ?

Ma réponse va peut-être en frustrer quelques-uns mais je ne pense pas à une médaille à l’heure ou vous me posez cette question. Demain matin, on se concentrera surtout sur notre performance avant de penser à une médaille. Comment faire reculer ces Britanniques, comment gagner les collisions, c’est ça le plus important. Il faut être obsédés par notre contenu avant de penser à autre chose. Les quatre équipes encore en course rêvent de médaille, c’est normal.

Le tournoi olympique se joue sur trois jours au lieu de deux habituellement, physiquement les joueuses se sentent bien ?

De ce côte-là, tout va pour le mieux. Mon groupe est dans sa meilleure condition physique depuis Rio il y a cinq ans. De toute manière, on fabrique en quelque sorte nos années pour être prêts aux jeux. Par exemple, dans les World Series, on joue toutes les deux heures, aux JO, on peut avoir jusqu’à huit heures de pause entre deux rencontres, donc au final ce n’est pas plus difficile à gérer.

Que pouvez-vous me dire au sujet de la Grande-Bretagne, votre futur adversaire ?

Je peux tout simplement vous assurer que c’est une équipe que l’on connaît parfaitement. On a fait de nombreux entraînements ensemble avant ces Jeux. Les Britanniques sont des joueuses pleines de malice, fortes au niveau de la stratégie. Il va falloir jouer avec nos armes, c’est-à-dire baser nos attaques sur des initiatives comme d’habitude. Ce match va être étouffant et rude. Le score sera serré jusqu’au bout j’en suis persuadé. La meilleure équipe gagnera, c’est du 50-50.

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