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Finale Champions Cup - Benjamin Kayser (Clermont): "Ce sera un combat de boxe"

Kayser: "Ce sera un combat de boxe"

Le 28/04/2015 à 17:06

Le talonneur de Clermont, Benjamin Kayser, s'attend à un énorme affrontement face à Toulon samedi en finale de Champions Cup. Il espère que l'ASM franchira enfin le cap pour récompenser un groupe qui a "énormément bossé" pour en arriver là.

Qu’est-ce qui a changé à Clermont depuis la finale face à Toulon il y a deux ans ?

Benjamin KAYSER: Je trouve que l’on a un groupe frais, enthousiaste, avec un nombre de changements pas si important finalement. Franck (Azéma) a pris une autre place, Jono (Gibbes) est arrivé. On ne peut pas se cacher, et le rapport sera forcément fait entre la finale d’il y a deux ans et celle-ci, mais ça a vite été balayé par le groupe. Peu importe ce qu’il va se passer ce week-end, on ne gagnera jamais la finale d’il y a deux ans. On est passé à une autre aventure, que l’on a envie de conclure de la plus belle des manières. Notre équipe est différente, on n’aborde pas les matchs de la même manière, et j’espère vraiment que notre méthode va nous apporter la plus grande des consécrations. Ce serait tellement beau.

Ces renforts dans l’équipe vous aident de quelle manière ?

B.K: On n’est pas arrivé en leur disant: "ça a merdé il y a deux ans, il faut que vous nous aidiez". On s’est dit: "créons quelque chose tous ensemble, quelque chose de nouveau, de frais". La qualité des joueurs est indéniable. Que ce soit Fritz (Lee), Nick (Abendanon), Jonathan (Davies) et les autres… Mais notre approche est différente, on a décidé d’aller se tester à l’extérieur, on a su être le plus hermétique possible en défense. Notre parcours est magnifique, mais voilà… On peut dire avant: "on rêve d’être champions d’Europe". Là, on a la véritable chance de se dire: "on peut gagner".

" Clermont, ça n’a jamais été un club où on se met des coups de cigare dans les vestiaires avant les matchs"

Les Anglo-Saxons comme Abendanon, Lee ou Davies apportent-ils un autre état d’esprit ?

B.K: Oui, mais de toute façon à Clermont, on a toujours été portés sur ça. C’est la marque de Vern, on est ouverts à d’autres cultures et ça n’a jamais été un club où on se met des coups de cigare dans les vestiaires avant les matchs. Le très haut niveau est suffisamment dur sur le terrain qu’il ne sert à rien de laisser de l’énergie avant.

Benjamin Kayser (Clermont) face aux Saracens - Octobre 2014

Benjamin Kayser (Clermont) face aux Saracens - Octobre 2014Icon Sport

On vous sent un peu moins tendus que ces dernières années. Est-ce vraiment le cas ?

B.K: J’espère qu’il y en aura de la tension, et même beaucoup, parce qu’on en a besoin ! Mais on essaie d’absorber cette excitation pour en faire quelque chose de positif. Il faut se dire qu’un défi ce n’est pas inaccessible. On a bossé mentalement, sur ce qu’on a envie qui transpire de notre groupe, et sur nos réactions dans les bons comme dans les mauvais moments.

Ce sera votre quatrième finale en dix ans, comment l’abordez-vous ?

B.K: Comme un immense match, tout simplement. Ça ne sert à rien de la jouer avant ou de la ruminer après… Ce sont surtout de grands moments de bonheur, qui peuvent être des poignards dans le cœur quand on les perd, mais il ne faut jamais oublier l’aventure qu’il y a derrière. Tout ce boulot qui nous amène en finale, de 35 mecs qui décident de faire quelque chose de bien en début de saison, ça demande beaucoup de sueur. On le mérite et il me tarde de voir ce qu’on est capables de rendre sur un grand match. C’est bien de se dire que l’on peut être très bon sur le papier, mais il faut concrétiser ça.

" Si on n’est pas bons, on a des plans B"

Vous avez des liens forts avec l’Angleterre. Que représente pour vous le fait de jouer à Twickenham ?

B.K: Contre une équipe française, pas grand-chose… J’espère juste que le stade sera le plus plein possible. Après, on ne peut pas se plaindre. Vu l’ambiance qu’on a eu à Saint-Etienne, on a fait le top du top. Ce sera Twickenham, le temple du rugby, la symbolique est importante mais ce qui nous importe c’est juste l’adversaire et la coupe.

Benjamin Kayser et Davit Zirakashvili heureux après la victoire en demie de Champions Cup

Benjamin Kayser et Davit Zirakashvili heureux après la victoire en demie de Champions CupIcon Sport

Comment surprendre un adversaire qui vous connaît par cœur ?

B.K: Par rapport à notre jeu, ils ont des menaces dans le jeu au sol, avec Fernandez-Lobbe, Steffon Armitage, Matthieu Bastareaud qu’il faudra contourner ou sortir de ces zones. Mais on va d’abord se concentrer sur nous, sur ce qu’on est capables de produire quand on est bons. Et si on n’est pas bons, on a des plans B.

Votre parcours jusqu’en finale a montré que vous avez progressé ?

B.K: Oui, notre parcours me plaît bien, mais c’est samedi qu’on connaîtra le champion d’Europe et j’espère que ce sera nous. Mais on aura une pression maximale et on ne mettra pas 40 grains à Toulon ce week-end. Il y aura forcément des moments compliqués, c’est une grande équipe. Ce sera un combat de boxe, et le premier qui mettra un genou à terre perdra. Mais j’espère qu’au moment où nous serons en train de fléchir, notre solidarité nous aidera à rester debout.

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