Midi Olympique

Coupe du monde à 7 - Anne-Cécile Ciofani (France), la promesse

Ciofani, la promesse

Le 24/07/2018 à 10:06Mis à jour Le 25/07/2018 à 10:27

Auteure de l'essai décisif en demi-finale contre l'Australie et élue meilleure "rookie" de la Coupe du monde à 7, Anne-Cécile Ciofani peut devenir l'arme fatale des Bleues.

Vice-championne du monde à l’issue de la compétition disputée à San Francisco le week-end dernier, l’équipe de France féminine a suscité d’immenses et légitimes espoirs pour l’avenir. Ceci grâce à ses leaders, cadres depuis plusieurs années telles Fanny Horta et Camille Grassineau, ou à ses valeurs sûres comme Marjorie Mayans et Shannon Izar. Mais aussi à la nouvelle vague de joueuses débarquées dans ce groupe ces derniers mois.

Rugby à 7 - Fanny Horta (France) contre l'Australie (Crédit Photo : Isabelle Picarel)

Rugby à 7 - Fanny Horta (France) contre l'Australie (Crédit Photo : Isabelle Picarel)Isabelle Picarel

Parmi elles, Anne-Cécile Ciofani a su tirer son épingle du jeu aux Etats-Unis. La semaine dernière, Elodie Guiglion, ancienne internationale qui a pris sa retraite sportive durant l’été 2017, reconnaissait son potentiel : "Elle est arrivée seulement cette année dans le groupe et il faut avouer que tout est allé très vite pour elle, malgré une petite blessure qui l’a freinée pendant une partie de la saison".

Elodie Guiglion (France 7)

Elodie Guiglion (France 7)AFP

Des pépins physiques qui ne l’ont pas empêchée d’être présente à la Coupe du monde, et surtout d’y briller. Dans la lignée de prestations convaincantes sur le circuit, Ciofani a prouvé qu’elle pouvait être une arme fatale des Bleues. "Elle peut aussi bien jouer en première ligne qu’en numéro 7, décrivait Guiglion. Car elle a des qualités physiques exceptionnelles. Elle est notamment très rapide, ce qui est évidemment une qualité dans cette discipline".

Ses adversaires ont pu le constater, aux premier rang desquelles les Australiennes en demi-finale, puisque ce sont ses jambes de feu qui ont envoyé les protégées de David Courteix au paradis. Une décalage en bout de ligne, un crochet, une accélération et une superbe course pour finir dans le l’en-but. Le tout alors que les deux équipes étaient dans les arrêts de jeu, pour offrir une victoire historique.

" C'est génial, c'est la folie"

Mais au-delà des qualités techniques de l’intéressée, utilisée en impact player sur cette compétition, c’est aussi son naturel qui détonne. En zone mixte, et quelques minutes après son exploit personnel, son sourire était contagieux. Autant que sa fraîcheur au moment de s’arrêter devant la presse : "C’est énorme, il y a trop d’émotions d’un coup. J’ai senti toutes les copines derrière moi, tout le travail effectué depuis le début de l’année, toute la frustration accumulée au cours des deux derniers tournois où nous avions été battues à la dernière minute". Et de reprendre dans une explosion de joie : "On est en finale quoi ! C’est génial, c’est la folie".

Certes, Ciofani et ses partenaires, après avoir écarté leur bête noire canadienne et les championnes olympiques australiennes, n’ont pas pu renverser la montagne néo-zélandaise en finale. Mais les éclairs ne sont pas passés inaperçus. Pour preuve, quand Courteix a été élu meilleur entraîneur du tournoi féminin, Ciofani a été désignée meilleure "rookie". Ce que l’on peut traduire par meilleure jeune ou meilleure nouvelle joueuse. Une récompense méritée qui lui a valu de recevoir une montre Tudor, l’un des principaux partenaires de l’événement, des mains de son PDG Eric Pirson, et qui vient souligner à quel point le futur de Ciofani peut être radieux. Autant que sa spontanéité, sur le terrain et en-dehors.

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