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Biarritz arrache le match nul à Nevers après la sirène

Biarritz arrache le match nul à Nevers après la sirène

Le 15/09/2022 à 23:03Mis à jour Le 15/09/2022 à 23:14

Un essai de Joe Jonas et une transformation de Gilles Bosch, en coin, après la sirène, ont permis au Biarritz olympique, en supériorité numérique pendant toute la seconde période, d’accrocher un match nul à Nevers (22-22).

Battu sur ses terres par le Stade montois, la semaine dernière, 27-29, le Biarritz olympique devait réagir. Après deux revers consécutifs (Vannes et Mont-de-Marsan), les Biarrots ont accroché un match nul sur la pelouse du Pré Fleury, après la sirène, 22-22. Nevers, bien qu’en infériorité numérique pendant toute la seconde période, n’a pas fermé le jeu, mais n’a pas su maîtriser sa fin de match pour remporter une troisième rencontre d'affilée.

Aujourd’hui, il va falloir faire quelque chose de gros”. Interrogé par nos confrères de Canal +, avant la rencontre, Xavier Péméja avait annoncé la couleur, bien conscient de la tâche qui attendait ses joueurs avec la réception de Biarritz. Le manager du club nivernais n’a certainement pas été déçu des premières minutes proposées par ses joueurs. Bien entrés dans le match, grâce à un ballon gratté par Alivereti Loaloa sur l’action suivant le coup d’envoi, les Nivernais privaient les Basques de munitions pendant les premières minutes de la rencontre. Dominateurs à l’impact et plus appliqués que leurs adversaires, ils menaient logiquement au quart d’heure de jeu, 6-0, grâce à deux pénalités de Shaun Reynolds (8e, 13e). Si Biarritz avait du mal sur l’entame, c’est avant tout car la défense de Nevers, très en place, ne laissait que peu d’occasions aux rouge et blanc pour s’exprimer. En place, les garçons de Xavier Péméja “coffraient” à deux reprises les attaquants biarrots (4e, 10e) et grattaient deux ballons au sol (1e, 17e).

Peu à peu, le BO commençait néanmoins à prendre le dessus sur son adversaire, acculé dans son camp et indiscipliné (un jaune reçu par Hugues Bastide à la 24e), mais les coéquipiers de Guy Millar refusaient de prendre les points. Ils choisissaient à plusieurs reprises la pénaltouche et étaient finalement récompensés par un essai de Thomas Sauveterre, peu avant la demi-heure de jeu (6-7, 26e). Devant au score, le club basque n’arrivait pas à doubler la mise, malgré une domination territoriale et était puni juste avant la pause. Après une touche perdue par l’alignement biarrot sur la ligne médiane (la troisième du premier acte), Rudy Derrieux trouvait une brèche, le jeu se poursuivait et Lucas Blanc, bien servi par Kylian Jaminet, allait inscrire le premier essai des locaux (13-7, 40e). Ainsi, à la pause, l’USON comptait six points d’avance.

Steven David voit rouge

Dès la reprise, Nevers perdait son troisième ligne centre Steven David. Après un choc tête contre tête avec Bastien Soury, l’ancien joueur du BO recevait un carton rouge et laissait ses coéquipiers à quatorze pendant 39 minutes. Au stade du Pré-Fleury, la bataille était âpre. Reynolds côté Nivernais (47e, 52e) et Herron chez les Basques (49e) faisaient évoluer le tableau d’affichage. À l’heure de jeu, alors que Nevers comptait neuf points d’avance (19-10), Bastien Soury, à la conclusion d’un bon ballon porté, ramenait son équipe dans le match (19-15, 61e).

Profitant de l’indiscipline basque, Reynolds redonnait un petit matelas aux siens (22-15, 66e) et les locaux, dominateurs en mêlée fermée, semblaient mieux finir la partie. Johnny Dyer, après une faute au sol, recevait un carton jaune (71e) et dans la foulée, Shaun Reynolds, impeccable jusque-là dans l’exercice du tir au but, manquait une pénalité largement dans ses cordes. Avec sept points de retard, Biarritz s’arrachait après la sirène, refusait de se contenter d’un bonus défensif en ne tapant pas une pénalité face aux poteaux (82e) et Joe Jonas marquait finalement le troisième essai des rouge et blanc (83e). En coin, Gilles Bosch ne tremblait pas et passait la transformation, synonyme de match nul (22-22).

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