Icon Sport

Grenoble n’est pas encore guéri

Grenoble n’est pas encore guéri
Par Rugbyrama

Le 16/01/2021 à 11:00Mis à jour Le 16/01/2021 à 16:01

PRO D2 - Le FCG a enchaîné face à Soyaux-Angoulême une deuxième victoire d’affilée en 2021. Mais après sa deuxième mi-temps référence à Oyonnax, une confirmation était aussi attendue dans le contenu. Pourtant en supériorité numérique pendant près d’une heure, les Grenoblois n’ont pas livré une prestation aboutie et ont tremblé jusqu’au bout.

Depuis le début de saison, Grenoble n’avait réussi qu’une fois à aligner deux succès consécutifs. C’était face à Mont-de-Marsan puis Rouen. Dans la difficulté. Les Isérois y sont arrivés une deuxième fois contre Soyaux-Angoulême vendredi soir (25-20). Dans la douleur, de par les blessures de Lilian Rossi (commotion) et Florian Zupan (dos) et le scénario. Pourtant ils avaient entamé idéalement la rencontre dans la lignée de leur remontée fantastique à Oyonnax (27-35) le 7 janvier avec un essai de Karim Qadiri après seulement trois minutes de jeu. L’ailier s’offrira même un doublé à la 64e minute. L’essai de la victoire finalement.

En tête de 9 points à la pause après une deuxième réalisation du capitaine Steeve Blanc-Mappaz et évoluant à 15 contre 14 après le carton rouge d’Ole Aveï (24e), les Grenoblois pouvaient alors espérer décrocher un premier bonus offensif cette saison. Mais en sept minutes au retour des vestiaires, ils encaissaient un 14-0 pour se retrouver menés (15-20, 50e).

Bouchet : "Pas normal de se faire peur comme ça"

Entré en jeu, Deon Fourie remit ensuite le FCG à hauteur du SA XV sur un essai après mêlée qui n’aurait pas dû être accordé (20-20, 58e). Avant, donc, la seconde réalisation de Qadiri (25-20, 64e). Les Isérois ont ensuite tremblé jusqu’au bout pour conserver leurs 5 points d’avance face à des Charentais valeureux. "Après le carton rouge, eux n’avaient plus rien à perdre et nous on s’est mis à la faute, analysait Steeve Blanc-Mappaz. Je pense qu’on a mis les mains un peu en haut du guidon pendant un moment. Ça ne trompe pas, c’est un sport où il faut rester humble, travailler dur. Ce qu’il faut retenir, c’est qu’on est remonté au score et qu’on est passé devant."

"La victoire, on la prend, ajoutait le talonneur Laurent Bouchet, mais par contre on ne peut pas se satisfaire de ça. Il y a 15 à 6 à la mi-temps, on prend deux essais en retour de mi-temps. C’est trop répétitif à la maison. On n’arrive pas à se rendre un match facile chez nous. On a deux, trois trous d’air et ils en profitent tout de suite. Ce n’est pas normal de se faire peur comme ça."

“Il faut réussir à plus se calmer pendant le match, essayer de retrouver quelque chose de simple, de propre, ne pas donner des points faciles à l’adversaire”, insistait Steeve Blanc-Mappaz.

Comme ses deux coéquipiers, le troisième ligne centre Julien Ruaud regrettait le manque de concrétisation de Grenoble en première période. "On est deux fois à 5 mètres de la ligne et on n’arrive pas aller au fond en première mi-temps. À la mi-temps, on peut être largement devant et au final on les laisse dans la course. […] Entre la 30e et la 50e minute, on est fébrile. Le carton rouge ne doit pas les fédérer eux et nous on doit plus scorer."

Montrer un meilleur visage à Rouen

Depuis le début de saison, le FCG n’arrive pas être constant sur un match. Joueurs et staff cherchent les solutions. "L’équipe n’est pas tout à fait guérie, commentait Sylvain Begon. Les garçons avaient envie de bien faire mais encore une fois on est tombé dans nos travers : l’indiscipline, un manque de justesse par moments, la conservation du ballon qui n’a pas toujours été là. On l’avait pourtant bien préparé mais effectivement on est déçu par la prestation de ce soir (vendredi, N.D.L.R.). […] "On est convalescent. J’espère qu’on va se guérir bientôt mais effectivement c’est compliqué, reconnaissait l’entraîneur des avants isérois. On est dans la continuité de notre début de saison. On voit bien que les garçons donnent le ‘max’, en tout cas pour la plupart, mais ça ne suffit pas. Après, il n’y a pas de match facile dans cette Pro D2, on s’en est encore rendu compte ce soir et le classement ne veut finalement pas dire grand-chose. Si on garde ça à l’esprit et qu’on continue à se battre, j’espère qu’il y aura des jours meilleurs."

Jeudi prochain à Rouen, les Grenoblois devront sans doute faire plus pour réussir la passe de trois. “On est dans une période où chaque victoire va compter. Forcément, on va travailler et puis à Rouen on va montrer un autre visage”, promet Julien Ruaud.

Par Laurent GENIN

Contenus sponsorisés