Icon Sport

Malié : "Faire des fautes stupides, ce n’est pas digne d’un joueur professionnel"

Malié : "Faire des fautes stupides, ce n’est pas digne d’un joueur professionnel"

Le 16/09/2021 à 13:30Mis à jour Le 16/09/2021 à 14:55

PRO D2 - De retour dans son club formateur, l’arrière Charly Malié garde en travers la seconde période réalisée par l’ASBH contre Provence (24-25). Mais l’enfant du pays compte amener toute son expérience paloise au service du collectif pour mener Béziers (9e) le plus haut possible.

Vous aviez bien démarré cette saison avec deux victoires jusqu’à cette défaite dans les arrêts de jeu face à Provence Rugby. Que s’est-il passé en seconde période ?

Beaucoup de fautes stupides qui les a permis de venir dans notre camp et de scorer facilement. Ils marquent un essai et on n’a pas trop paniqué. Mais derrière on refait des fautes idiotes, ils ont recollé au score et recommencé à espérer. Nous, à l’inverse, on s’est mis à douter. Je pense que c’est au niveau de l’indiscipline qu’on a péché.

Pourtant, l’ASBH dispose d’un groupe expérimenté, avec des joueurs qui ont l’expérience du Top 14 comme vous ou Lionel Beauxis. Comment mieux gérer ces temps faibles ?

L’expérience ne fait pas tout. C’est un sport collectif et il faut que tout le monde en prenne conscience et se remette en question. Des fautes stupides comme on en a fait en seconde période, c’est pas digne d’un joueur professionnel. Il faut arriver à comprendre qu’il faut savoir faire le dos rond et donner le moins d’opportunités à notre adversaire, chose qu’on n’a pas su faire contre Provence. Ce championnat est très serré et on ne peut pas se permettre de laisser trois points en route comme ça.

La victoire ramenée d’Agen (9-12), vous la percevez comme une victoire de référence pour l’instant ?

Non pas du tout. Le match référence on le cherche. On sollicite beaucoup les avants depuis le début, il faut les féliciter. Mais c’est à nous les ¾ de progresser et de se mettre à leur niveau. Quand on trouvera l'alchimie entre des avants et des arrières conquérants, ce sera bon pour le club.

Un club qui a retrouvé une certaine stabilité en coulisses. Quel est son potentiel cette saison ? Quelles sont les ambitions affichées ?

Je vais dire que je vise le haut de tableau. Mais je suis de Béziers et je sais comment fonctionne le club. Dans les années précédentes, on avait tendance à s’enflammer et viser un peu trop haut. On l’annonçait tout haut tout fort et puis c’était des déconvenues en fin de saison. C’est un jeune staff et il y a beaucoup de nouveaux joueurs. Je vais rester humble et dire qu’on se maintienne rapidement. Puis en tant que compétiteur, je garde mes objectifs et je ne doute pas que mes coéquipiers visent la même chose. Sinon ça ne sert à rien de rentrer sur le terrain.

Personnellement, vous revenez dans votre club formateur avec un gros bagage en Top 14. Que pouvez-vous apporter à ce groupe ?

Toute l’expérience que j’ai pu engranger depuis que je suis parti en 2012. Maintenant je suis un petit nouveau, tout a beaucoup changé. J’ai beaucoup de défauts, je déteste perdre mais j’ai envie d’apporter tout ça à ce groupe. Donner le meilleur de moi-même pour me mettre au service du collectif.

Vous vous déplacez à Montauban (vendredi 19h30) qui reste invaincu malgré une difficile victoire à Narbonne (9-11). Match parfait pour se relancer ou match de tous les dangers ?

Il n’y a pas de match facile tous les week-ends. Sur le papier, ils ont une grosse équipe qu’on respecte énormément. Mais on va essayer de ramener quelque chose de Sapiac.

Contenus sponsorisés