Icon Sport

Soyaux-Angoulême, de surprenant à gourmand

Soyaux-Angoulême, de surprenant à gourmand

Le 20/11/2019 à 18:08Mis à jour Le 21/11/2019 à 09:30

PRO D2 - 4e du championnat avant de recevoir Oyonnax ce jeudi soir (20h45) dans l’un des matches au sommet de la 12e journée, Soyaux-Angoulême étonne son monde depuis le début de saison. Si beaucoup d’observateurs ne savent pas vraiment sur quel pied danser avec ce SA XV, les Charentais semblent réellement armés pour jouer une qualification historique.

Il y a des signes qui ne trompent pas. Voir par exemple certains joueurs baisser la tête malgré un bonus défensif glané à l’extérieur, là où les mêmes semblaient s’en contenter aisément les saisons précédentes, en dit long sur le changement de statut en train de s’opérer au sein du club angoumoisin. Cela n’échappe pas à son nouveau manager Adrien Buononato, arrivé à l’intersaison : "Sortie après sortie, le groupe prend conscience de ses capacités et se fixe des objectifs élevés. Je suis content d’entendre les joueurs être satisfaits de là où ils sont, de vouloir encore plus et d’avoir cet appétit."

Au tiers du championnat, avec 30 points pris en 11 journées, Soyaux-Angoulême est en avance sur ses temps de passage des saisons précédentes. Notamment en déplacement. C'est simple, jamais les coéquipiers d'Anthony Colleta ne s'étaient montrés si performants à l'export par le passé. Bonus offensif à Nevers, nul à Sapiac ou encore victoire à Colomiers...C'est tout simplement le deuxième meilleur bilan comptable (13 points) derrière le leader Grenoble. Une surprise ? Pas vraiment, si l’on se remémore la volonté d'Adrien Buononato, affichée dès son arrivée, de "se fabriquer des souvenirs à l'extérieur". L'approche des matches a profondément changé. Hors de question de faire tourner.

Gourmandise, quand tu nous tiens

Oui mais voilà, à y goûter, ce groupe en veut déjà plus. "C’est frustrant de ne prendre qu'un point quand on maîtrise les matches et que l'on perd sur certaines erreurs", grimace l’ailier Iban Etcheverry, meilleur marqueur du SA XV avec 4 essais inscrits cette saison. Référence directe aux deux derniers déplacements, à Béziers (15-12) et Valence-Romans (18-13), à l'issue amère. Son coach abonde dans son sens : "On doit ramener plus de points. A Béziers, on est en contrôle. On n'a pas le droit de sortir du match comme ça pendant dix minutes. Ce n'est pas normal d'être mené en ayant la possession, l'occupation et les occasions."

Adrien Buononato le sait aussi d'expérience, "plus la saison avance, plus les matches à l'extérieur sont difficiles à prendre parce que les équipes sont en place et dans une obligation de points. C'est toujours regrettable quand c'est à portée de mains et qu'on ne le saisit pas." Mais figurer dans le Top 6 depuis le début du championnat en affichant "seulement" la 11e attaque et la 7e défense revêt aussi un signal fort. Ce SA XV, éphémère leader au sortir du premier bloc, en a encore sous le pied. En position idéale pour jouer la qualification en phases finales, le club charentais doit maintenant gommer ce "manque d’efficacité" qui ronge la progression comptable. Et surtout tenir tête aux cadors de la division.

Oyonnax, retrouvailles charnières

C'est là que le bât blesse pour l'instant. Face aux relégués du dernier Top 14, Soyaux-Angoulême n'était pas invité. Surclassé par Perpignan (48-10) puis écœuré par Grenoble (3-28) en l'espace de cinq sombres jours d'octobre. Le FCG est d'ailleurs la première équipe à être repartie de Chanzy avec un bonus offensif, dans l'histoire de la Pro D2. Un Stade Chanzy où le SA XV est encore en recherche du bon tempo. La réception d'Oyonnax ce jeudi (20h45), autre gros bras du championnat, arrive à point nommé. Iban Etcheverry sent poindre le "match charnière pour la suite de la saison."

Une rencontre au parfum forcément particulier pour Adrien Buononato, qui va recroiser son ancien club, pas franchement quitté sous les confettis. Si l'ex-meneur d'hommes d'Oyo est "content de retrouver des copains" et "se branche un peu" avec le staff haut-bugiste, pas de place à l'émotion. La page est tournée, assure-t-il : "C'est particulier parce que c'est un match hyper important, le dernier d'un bloc où l'on espérait prendre un peu plus de points [...] On identifie ce qui nous manque pour être vraiment à la lutte avec les 3-4 premiers.

Mais ce n'est pas pour cela que l'on doit se fixer des limites [...] On a aussi des arguments. Notre troisième ligne, je ne l'échangerai contre personne. Elle fait un travail extraordinaire. La deuxième, c'est pareil. On a beaucoup de choses à faire valoir." Un succès dans ce duel de haut de tableau donnerait encore davantage de crédit aux violets de Charente. Depuis leur montée en Pro D2 en 2016, ils n'ont tout simplement jamais battu une équipe du Top 2.

Pariez sur le Rugby avec Winamax
1
N
2
Jouer comporte des risques : endettement, isolement, dépendance. Pour être aidé, appelez le 0974751313
Contenus sponsorisés
0
0