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Oyonnax veut rester au contact

Oyonnax veut rester au contact

Le 12/02/2020 à 18:04

PRO D2 - Le club du Haut-Bugey avance moins vite que les autres équipes de tête ces dernières semaines. Moins performants à l’extérieur, les Oyonnaxiens retrouvent Mathon pour un enchaînement qui peut leur permettre de recoller aux trois premiers. Avant ensuite de les affronter successivement. Le moment idéal pour relancer une série victorieuse.

Avec un calendrier conduisant l’équipe à évoluer principalement à l’extérieur ces dernières semaines, Oyonnax a eu quelques difficultés à tenir le rythme mené par ses trois compères du haut de tableau, Perpignan, Colomiers et Grenoble. Avec 2 victoires sur les 6 derniers matchs (4 déplacements), le club de l’Ain a laissé un peu s’échapper le trio de tête, avec 6 points de retard sur les coleaders et 4 sur le troisième.

Une équipe aux deux visages

"Nous sommes un peu déçus car nous n’arrivons pas à concrétiser avec des victoires à l’extérieur qui étaient à notre portée, confie l’ailier Aurélien Callandret après les défaites à Carcassonne et Montauban. Nous avons un état d’esprit presque irréprochable à la maison, en ayant notamment fait une belle remontée contre Biarritz. Il nous manque cette petite étincelle pour pouvoir concrétiser des succès à l’extérieur qui vont compter à la fin".

Exigeants et ambitieux, les Oyonnaxiens espèrent vite gommer ce débours. "Cela peut mettre un peu de doute et un peu de tension dans les rangs, reprend le jeune joueur. Mais il faut rester sur ce qui nous a souri quand nous avions réussi une série de 7 victoires". Celle-ci s’était étalée du 11 octobre au 8 décembre. Oyo asphyxiait ses adversaires grâce à une défense d’acharnés, un jeu au pied clinique et des offensives très tranchantes. Depuis, le rythme oyonnaxien a faibli. "Le dernier bloc n’a pas été du niveau que nous attendions, confirme le manager Joe El Abd. Nous ne sommes pas contents de nos derniers matchs joués à l’extérieur, avons été frustrés. Le job du staff c’est de permettre aux joueurs de prendre du plaisir sur le terrain et de prendre les bonnes décisions. Nous voulons rectifier le tir dans les matchs qui arrivent". Avec le stade Mathon comme théâtre, là où l’équipe Haut-Bugiste s’évertue à rester invaincue. Un statut qu’elle partage seulement avec trois autres clubs maîtres à la maison : Perpignan, Biarritz et Vannes.

Engranger à Mathon avant les chocs au sommet

Les partenaires de Valentin Ursache peuvent profiter d’un enchaînement plus favorable (3 réceptions en 4 matchs) pour revenir sur le devant de la scène. Devant Rouen puis Béziers, avant un déplacement à Colomiers puis un choc à domicile devant Grenoble. Quand le "bloc" de matchs suivant débutera… à Perpignan.

Les confrontations directes seront des occasions de réduire l’écart au classement, même si jusqu’ici le trio de tête mène grand train. "C’est de la bonne pression, s’amuse Aurélien Callandret. Ce n’est pas de la pression de bas de tableau avec le risque d’être relégués. Nos adversaires avancent vite mais nous avons un bloc important où nous irons chez le 2e avant de recevoir le 3e. Peut-être que cela nous permettra de recoller". Fidèle à son discours, le manager Joe El Abd demande à ses troupes d’hausser encore le curseur de performance en termes de jeu. "On a besoin d’être plus constants, plus réguliers, appuie le technicien. On a eu des matchs références à certains moments. Mais les meilleures équipes jouent bien tout le temps". Meilleure défense en nombre d’essais encaissés avec Béziers (26), l’équipe de l’Ain veut aussi continuer à impacter dans ce secteur. A l’entraînement cette semaine, quelques boucliers ont d’ailleurs bien bougé au contact. "Défensivement, nous sommes bien, constate l’entraîneur. Sur ce bloc-là, nous voulons afficher notre état d’esprit". En langage Joe El Abd, cela signifie poser des barbelés et marquer les adversaires.

Exigence à tous les échelons

Le président Thierry Emin a aussi mis un petit coup de pression à son effectif en début de semaine. "Je suis dans un état d’esprit mitigé par rapport à notre performance et aux objectifs que nous nous étions fixés en début de saison, pouvait-on lire lundi sur le site internet du club. J’avais parlé de travail et de plaisir, pour le travail je n’ai pas de doute là-dessus, en ce qui concerne le plaisir, je ne le trouve pas au niveau de ce que nous avions vu pendant la première partie de saison. D’autant plus que nous avions montré avec notre série de sept victoires consécutives que nous étions capables de faire beaucoup mieux".

"Cela fait un moment que l’on n’a pas joué en ressortant du match avec un grand sourire et du plaisir" reconnait Aurélien Callandret. La venue du promu rouennais peut être l’occasion de le faire ce vendredi. Que les Normands fasse un peu tourner leur effectif pour ce match ou non, les Haut-Bugistes veulent répondre avec sérieux. "Même s’ils venaient avec une équipe un peu différente, nous n’aurions aucune raison de les prendre de haut, reprend l’ailier. Nous recevons Rouen et Béziers, nous devons mettre notre jeu en place, prendre confiance en nous". "Face à Rouen et après l’échec de Montauban, nous devons être performants et afficher nos valeurs devant notre public" appuie le manager Joe El Abd. Ce dernier connait bien Richard Hill l’entraîneur d’en face, croisé quand l’Oyonnaxien était le joueur du coach normand du côté de Bristol. Ce dernier est prévenu, Oyonnax veut relancer dès vendredi une dynamique de la victoire.

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