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Pro D2 - Yannick Bru (Bayonne) : "On est dans nos objectifs"

Bru : "On est dans nos objectifs "
Par Rugbyrama

Le 13/09/2018 à 11:00

PRO D2 - L’Aviron Bayonnais, sous la houlette de son nouveau manager, réalise un début de saison encourageant. L’occasion pour Yannick Bru de tirer un premier bilan, après ce bloc.

Rugbyrama : Bayonne est 5ème et n’a perdu qu’un match depuis le début de la saison. Comment jugez-vous les débuts ?

Yannick Bru : Il y a des choses très encourageantes, compte-tenu des changements effectués à l’intersaison, comme l’état d’esprit à l’intérieur du groupe vraiment tourné vers le travail ou la bonne émulation qu’il y a dans l’effectif. Le staff a fait beaucoup de rotations, car il s’agissait de découvrir tout le monde. C’était un des objectifs du premier bloc et ça fait partie des signaux très positifs. Maintenant, quand je dis qu’on est sur le chemin, c’est qu’il y a beaucoup de choses à travailler. Il fallait viser entre 10 et 12 points pour montrer un visage compétitif de l’Aviron. Bayonne en a 11. On regrette ce match nul concédé à Jean Dauger face à Mont de Marsan, mais vu le scénario de la rencontre, heureusement que l’équipe a un très bon état d’esprit, car on aurait pu repartir sans rien. Malgré tout, sur ce match-là, avec plus de 65% de possession, beaucoup de points manqués au pied, on n’aurait pas dû se faire un croc-en-jambe. On est dans nos objectifs, c’est bien, mais il ne faut pas oublier qu’il nous reste beaucoup de travail. Il y a plein de secteurs qui ne donnent pas satisfaction.

Vous parlez, là, de votre mêlée ?

Y.B. : La phase de conquête en général fait partie des axes de travail importants. Sur ce premier bloc, il y avait un nouveau projet, beaucoup d’informations collectives à absorber. Sur le second, on doit montrer plus de solidité sur les phases statiques. Non seulement en mêlée, mais aussi sur la touche. En ce qui concerne la mêlée, Jon Zabala a été blessé d’entrée. Juan Pablo Orlandi l’est aussi depuis le début de l’année. On tourne avec deux jeunes droitiers : Toma Taufa et Luc Mousset. Ils sont travailleurs et perfectibles. On va redoubler d’efforts dans ce secteur sur le deuxième bloc. C’est une de nos priorités et vous verrez qu’on va montrer un tout autre visage. J’en suis sûr. Paradoxalement, en touche, nous sommes très performants sur les ballons portés puisque nous avons marqué beaucoup d’essais. Mais les statistiques montrent qu’elle est encore très perfectible.

Yannick Bru et Joel Rey (Bayonne)

Yannick Bru et Joel Rey (Bayonne)Icon Sport

Comment jugez-vous l’animation offensive de l’Aviron ?

Y.B. : On a été capables de faire de très bonnes choses en ouverture face à Brive. Par moment aussi contre Mont de Marsan ou sur certaines contre-attaques à Massy. Mais aujourd’hui le staff ne se satisfait pas de ça. Bayonne est la cinquième défense et attaque du championnat. Compte-tenu du travail effectué, ce n’est pas satisfaisant. Il faut aussi progresser sur le rythme que l’équipe impose, sur l’intensité mise sur nos matchs. À part sur la rencontre contre Brive, qui a été vraiment intense sur le plan du jeu proposé, on est tombés sur des standards qui sont un peu en dessous de ce qu’on aimerait.

L’état d’esprit, lui, s’est avéré positif. Quels sont vos autres motifs de satisfaction ?

Y.B. : La solidarité et l’esprit de compétition qu’on a mis dans l’équipe sont bons. On a associé la plupart des joueurs de l’effectif, c’est très bien pour l’atmosphère du groupe. Notre défense était un gros chantier. Elle a été en progrès constant et commence à montrer des signes de force. Je pense que le groupe a livré, à Oyonnax, sa meilleure performance sur le plan défensif avec une équipe très jeune.

Quel est le programme de cette semaine sans match ?

Y.B. : Le groupe est rentré vendredi midi d’Oyonnax. Jusqu’à mardi soir, on a fait une série de travaux administratifs, de photos et obligations contractuelles. Mercredi a été une journée de reprise physique. Nous avons mixé le terrain avec des activités sur la plage et un barbecue avec toute l’équipe à Anglet. Jeudi et vendredi, il y aura deux grosses journées où on se fixera des objectifs pour le prochain bloc et on travaillera le physique.

Vous disputez, dans deux semaines, le fameux derby…

Y.B. : Il y a d’abord Aix-en-Provence, qui est devant nous au classement. L’idée, c’est quand même de ne pas manquer d’humilité cette saison et de prendre tous les matchs avec beaucoup de sérieux. Aujourd’hui, nous ne sommes que focalisés sur Provence Rugby. On ne va pas tomber dans un piège de se prendre pour ce qu’on n’est pas.

Le jeune Etienne Loiret a été officialisé du côté de Dax en début de semaine. S’agit-il d’un prêt ou d’un transfert définitif ?

Y.B. : Il est prêté. Ça allait être sa quatrième année en espoirs. Morphologiquement, il se heurte à la concurrence de joueurs massifs comme lui : Abdellatif Boutaty, Adam Jaulhac et Evrard Oulai. Il a manifesté le choix de vivre une année en Fédérale 1. Les espoirs l’ont validé, car ils voulaient lui permettre de découvrir un autre challenge. Je pense que ça va lui faire du bien, ça va lui donner le changement dont il avait envie. On était à fond derrière ce choix. On va rester en contact et suivre sa progression.

Propos recueillis par Pablo Ordas

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