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Pro D2 - Matthew Clarkin (Biarritz) : "Je reste très optimiste"

Biarritz : Clarkin : "Je reste très optimiste"
Par Rugbyrama

Le 09/11/2018 à 13:32Mis à jour Le 09/11/2018 à 13:43

PRO D2 - Le directeur sportif du BO, Matthew Clarkin, revient sur les difficultés du BO à l’extérieur et reste optimiste quant à la capacité que possède son équipe à réagir.

Rugbyrama : Biarritz, qui avait l’habitude de commencer fort ses matchs avant de peiner en deuxième période, vient de faire tout le contraire face à Provence. Important pour la confiance de terminer sur une bonne note ?

Matthew Clarkin : Oui, c’était forcément l’objectif. Pour moi, honnêtement, notre première mi-temps contre Provence a été bonne. C’est le travail fourni pendant ce premier acte qui a préparé le second. Il faut que tout le monde arrête de croire que tu peux exploser une équipe comme Provence, ou une autre en Pro D2, dès le début d’un match. C’est une histoire de pression, de construction. J’étais ravi du match fourni par les joueurs.

Vous vous êtes retrouvés sur l’état d’esprit, à l’image de votre défense…

M.C. : Tout à fait même si on regrette bien sûr la fin du match où on perd le point de bonus offensif à la 79e minute. Parfois, c’est sur la défense qu’on mesure l’état d’esprit du moment et l’envie. Là, on a répondu présent. C’est bien.

C’est quelque chose qui vous manque à l’extérieur…

M.C. : C’est ça ! Là, on a remis les bases où il faut. Maintenant, il faut qu’on garde ce niveau d’engagement et de sérieux, et qu’on le déplace à tout prix à l’extérieur. En commençant par le match à Angoulême.

La claque reçue à Massy aura au moins servi à ça…

M.C. : Je pense qu’elle nous a obligés à nous poser les questions entre tous, joueurs et staff. Pour l’instant, je suis très content du résultat de cette petite remise en question.

Pro D2 - Simon Lucu (Biarritz) contre Massy

Pro D2 - Simon Lucu (Biarritz) contre MassyIcon Sport

Jean-Baptiste Aldigé, via son compte Twitter, a également mis les joueurs devant leurs responsabilités…

M.C. : Bien sûr. Je pense que le président doit mettre une petite pique là où il faut. Avant ça, nous avons communiqué en interne avec les joueurs. Ce n’est pas venu de nulle part, mais c’était vraiment un message pour tout le monde. On ne veut pas perdre de cette façon à l’extérieur.

Comment abordez-vous donc ce déplacement à Soyaux ?

M.C. : Ce match est, encore une fois, une autre occasion de confirmer. C’est ce qu’on cherche depuis le début de la saison : confirmer nos ambitions, le travail fait et la volonté qu’a ce groupe d’accomplir quelque chose. Ça ne passe pas forcément par une victoire, mais par un match sérieux à l’extérieur.

Plus que le résultat, c’est donc le comportement des joueurs que vous allez observer de près ?

M.C. : Absolument. Je suis là pour ça. Je juge les joueurs sur leur comportement. Pour le bien de tout le monde, je veux qu’ils montrent leur meilleur visage.

Angoulême sort de deux défaites. La dernière fois que le SA XV a perdu deux matchs de suite, ils en ont ensuite remporté quatre d’affilée...

M.C. : Il y a trois semaines, il y a peut-être quelqu’un qui a dit “le meilleur endroit pour trouver de la confiance à l’extérieur, c’est Massy.” Il n’y a jamais de situation idéale, juste à aller la chercher...

Comment le staff vit ce passage délicat face à ces difficultés à l’extérieur ?

M.C. : À l’image du groupe de joueurs, le staff s’est posé des questions. Il est clair que ce qu’on voit sur le terrain n’est pas à la hauteur de nos attentes ou de nos ambitions. On a essayé, ensemble, de trouver des solutions en constatant ce qui n’allait pas et en réfléchissant à ce qu’on pouvait faire pour que ça aille mieux.

Aviez-vous déjà connu de tels passages compliqués, à l’extérieur, lors de votre carrière de joueur ?

M.C. : Oui, bien sûr. Au début des années en Top 14 avec l’Union Bordeaux Bègles, nous étions dans le dur par manque d’effectif. Après, chaque situation est différente. Nous, on a un effectif qui doit être capable de faire le tour de France en étant compétitif. Quand ce n’est pas le cas, forcément, c’est frustrant.

Nous sommes au tiers du championnat, quel bilan tirez-vous ?

M.C. : Tout n’est pas mauvais, mais le BO n’est pas tout à fait là où il doit être. Les turbulences de l’intersaison sont loin derrière le club. Pour moi, il n’y a plus d’excuses. Il y a juste à bien travailler ensemble, bien réfléchir et ça va dérouler. Je reste très optimiste. Je sens que le groupe de joueurs, en collaboration avec le staff, est en train de trouver les solutions pour que ça aille mieux.

Propos recueillis par Pablo Ordas

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