Eurosport

Conquête, combat et conservation : les axes à améliorer pour l’Aviron

Conquête, combat et conservation : les axes à améliorer pour l’Aviron
Par Rugbyrama

Le 13/03/2019 à 15:17

PRO D2 - Si des leçons sont bonnes à tirer de toutes les défaites, la claque reçue par l’Aviron à Aurillac va permettre aux Basques de rester sur leurs gardes, avant le déplacement à Mont-de-Marsan demain.

L’Aviron Bayonnais a reçu, il y a deux semaines, sa plus lourde défaite de la saison en termes de points encaissés, 41. "Tous nos petits changements et blessures ont mis un peu de doute dans l’équipe" concède Joël Rey. Ça arrive. Le cours d’une saison n’est jamais longiligne, ce serait bien trop simple. Le travail effectué par la bande à Bru, depuis maintenant 9 mois n’est pas, non plus, à remettre en cause. On n’occupe pas la seconde place de Pro D2 (à égalité avec le leader) par hasard. Pour autant, cette défaite permet de mesurer, ou plutôt de rappeler les points qu’il faudra améliorer dans l’optique des phases finales.

De l’innovation en touche

Il fallait s’y attendre. Avec la blessure de Guillaume Ducat, l’alignement Bayonnais a perdu son meilleur élément dans les airs. Son absence s’est logiquement fait ressentir il y a deux semaines à Aurillac, où Baptiste Héguy était le seul spécialiste dans le domaine. "Nous avons manqué de sérénité admet Rey. Et je pense que c’est une histoire de confiance... " Pour son déplacement dans les Landes, Antoine Battut devrait faire son retour pour apporter toute son expérience et son savoir aérien. John Beattie, en reprise, sera-t-il également de la partie ? À Boniface et pour les six matchs qui suivront, les Bayonnais, compte-tenu du peu de sauteurs qu’ils ont à leur disposition, devront se montrer imaginatifs. "Il faut être malin, sourit l'entraîneur des avants. À Aurillac, nous ne l’avions pas été. Sur le premier bloc de la saison, nous avions affronté trois grosses écuries au niveau de la touche et nous n’avions qu’un seul sauteur." Et face au Stade Montois, lors du match aller, Battut était le seul spécialiste des airs des ciel et blanc. Problème, il n’avait joué que dix neuf secondes, avant de se blesser et d’être remplacé par John Beattie. "Ce jour-là, on avait trouvé des solutions se remémore Rey. Il y a deux semaines, à Aurillac, nous en avions aussi. Nous n’avons juste pas été précis dans ce que nous voulions faire."

Pro D2 - Antoine Battut (Bayonne)

Pro D2 - Antoine Battut (Bayonne)Icon Sport

Retrouver de l’allant dans les phases de combat...

Comme pour la touche, les difficultés aperçues en mêlée à Aurillac peuvent s’expliquer naturellement par la mise au repos du taulier Iguiniz et du jeune Taufa, les habituels titulaires au poste. "Ce n’est pas qu’on a été pris dans l’envie, mais j’ai trouvé Aurillac un peu plus agressif que nous" remarque l’ancien entraîneur de la Section. Béziers l’avait également été, dans la guerre des rucks, un mois plus tôt. Alors forcément, les ciel et blanc vont devoir repartir de l’avant, dès jeudi, pour imposer leur densité physique dans le jeu au sol.

…pour avoir des munitions

De là découlera, pour sûr, du positif. Les qualités offensives de l’Aviron ne sont plus à prouver. Il ne reste qu’à les (ré)exploiter. "Il faut qu’on ait des ballons pour imposer du jeu, et arriver à les conserver. À Aurillac, avec très peu de ballons, on a quand même marqué trois essais rappelle Joël Rey. La conquête, la conservation et la défense, c’est ce qui nous permettra de faire ce qu’on sait faire depuis le début de la saison. Ce n’est pas une opération du Saint-Esprit si on arrive à lutter. Le travail de tous les joueurs, tout au long de la saison, nous a permis d’être là. On sait qu’on peut le faire, on va tout faire pour y arriver et essayer d’avoir une bonne place."

Pablo Ordas

Pariez sur le Rugby avec Winamax
1
N
2
Jouer comporte des risques : endettement, isolement, dépendance. Pour être aidé, appelez le 0974751313
Contenus sponsorisés
0
0