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Pro D2 - Nevers : l’envie de se faire une place parmi les grands

Nevers : l’envie de se faire une place parmi les grands

Le 27/08/2018 à 18:00Mis à jour Le 27/08/2018 à 18:10

PRO D2 - Les Neversois ont repris la saison avec une ambition affichée de phases finales, traduite par la modernisation continue de leur stade du Pré Fleuri et le renforcement de l'effectif. Les deux premières sorties ont justement laissé entrevoir de belles perspectives.

Attention, ne vous amusez pas à marcher sur la toute nouvelle pelouse hybride du Pré Fleuri sans vos jolis chaussons en plastique ou le président Régis Dumange vous reprendra en personne, avec le sourire. C’est surtout avec fierté qu’il évoque ensuite les nouveaux aménagements du temple de l’USON, et ces trois mois de travaux intensifs pour faire sortir de terre un tout nouvel espace pour permettre l’extension des vestiaires et du réceptif. Tout n’est pas encore terminé mais c’est un signe extérieur de plus de l’ambition neversoise.

Nouvel espace Nevers

Nouvel espace NeversRugbyrama

Plus gros budget de Pro D2 avec 12,4 millions d’euros, Nevers n’a pas raté ses retrouvailles avec son public en étrillant le promu Bourg-en-Bresse (53-13), vendredi dernier, devant 7 000 spectateurs venus assister au "massacre de la Saint-Barthélemy", c’est le site du club qui le dit ! Dans la Nièvre, la ferveur ne cesse de grandir à mesure que les résultats sont au rendez-vous. Avec une septième place acquise dès la première saison à ce niveau, l’équipe de Xavier Péméja ambitionne maintenant ouvertement de disputer les phases finales.

" Nous savons que notre équipe est capable de cela"

Une défaite bonifiée à Biarritz en raison d’une entame difficile, puis cette victoire tout aussi bonifiée face à Bourg, voilà comment Nevers a attaqué sa saison. Son festival offensif face au promu, marqué par le quadruplé de Josaia Raisuqe, a confirmé les nouvelles intentions d’une USON bien plus joueuse. "C’était déjà le cas l’année dernière même si on ne s’en rendait pas compte. Nous étions en construction avec une vingtaine d’arrivées. Là, nous sommes dans la continuité pour passer d’une équipe à réaction à la volonté d’être acteur dès le début", confie le pilier Max Curie qui entame sa seconde saison dans la cité ducale.

Si les installations témoignent de l’envie d’allier les actes aux paroles, les recrutements du pilier tongien David Lolohea ou de l’ailier néo-zélandais Zac Guildford sont des signaux de moyens en plus également sur le terrain. Cela tombe bien car face aux Bressans, "nous avons vu des essais d’ailiers et de piliers", constatait Xavier Péméja qui a insisté sur "la volonté de volume, de vitesse et de mouvement", favorisés par la nouvelle pelouse. "Nous savons que notre équipe est capable de cela. Il faudra renouveler ce type de prestation. Nous verrons à la fin du bloc si nous sommes en progression", alors que se profile un déplacement à Vannes.

" Nous pouvons faire quelque chose de grand"

Quant à la pression qui résulte de ces nouvelles prétentions, elle est assumée et par-dessus tout interne ! L’envie de se qualifier a été affichée, et "si nous voulons remplir notre objectif de qualification, nous devons arriver à enchainer les gros matches", insiste l’entraineur. Le collectif prend acte, "ce n’est pas un problème mais dix équipes peuvent être dans les six. Le plus important reste de confirmer. Nous avons fait une belle remontée pour accrocher la septième place la saison dernière, et c’est là que nous nous sommes dit que nous pouvons faire quelque chose de grand avec cette équipe", poursuit le pilier. D’autant que l’USON, dont l’effectif semble plus expérimenté, a repris tôt pour tenter de frapper fort d’entrée.

Régis Dumange et Xavier Pemeja (Nevers)

Régis Dumange et Xavier Pemeja (Nevers)Icon Sport

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