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Cassang : "Hâte de retrouver le Top 14"

Cassang : "Hâte de retrouver le Top 14"
Par Midi Olympique

Le 02/03/2022 à 11:11Mis à jour

OSCARS MIDOL - Homme fort d'Oyonnax cette saison, Charlie Cassang (27 ans) a reçu l'Oscar Midi Olympique ce lundi soir. Le demi de mêlée se réjouit forcément de la très grosse saison du l'USO et rêve déjà d'un retour en Top 14 la saison prochaine.

Que représente pour vous l’Oscar Midi Olympique que vous venez de recevoir ?

A mes yeux c’est une récompense importante. Dans un coin de ma tête il y a toujours eu l’idée qu’un jour je pourrais recevoir cette distinction, mais je me disais que ce serait pour plus tard, pour marquer une carrière, un peu comme celui reçu par mon coéquipier à Oyonnax Valentin Ursache. C’est une vraie fierté et je sais que cette récompense qui m’a été remise je la dois aussi à l’ensemble de l’équipe.

Pour vous est-ce une forme de reconnaissance ?

Chaque jour à l’entraînement, chaque semaine en match, je fais tout pour donner le maximum pour apporter de l’énergie, pour créer de l’émulation. La saison passée j’ai disputé 29 rencontres, j’en compte déjà 21 cette saison. En venant à Oyonnax je voulais m’investir à fond. Je le fais et par rapport à cela, cet Oscar a bien une valeur de reconnaissance de mon engagement.

Votre équipe joue le haut de tableau, vous êtes sur le podium des meilleurs marqueurs d’essais, est-ce l’année Charlie Cassang ?

Ce qui est sûr c’st que je me sens bien à Oyonnax, mieux que j’ai pu l’être par le passé, plus sur de moi. Je connais mes capacités et aujourd’hui j’ai fait le plein de confiance, le plein de maturité. J’ai connu des saisons difficiles. J’ai appris de mes erreurs. A un moment de ma carrière j’ai rongé mon frein. Aujourd’hui je m’épanouis pleinement dans mon club. C’est surtout en ce sens que l’on peut dire que c’est mon année.

Quand on compte à son palmarès un titre en Top 14, une Challenge Cup quel objectif peut-on se fixer ?

J’ai participé à l’aventure de ces titres quand je jouais à Clermont, mais je n’ai pas disputé les matchs décisifs. Ce n’est pas pareil. Il me manque une chose essentielle. Je rêve de disputer une finale, d’aller réellement chercher un titre. De partager cette joie et ces moments intense avec mes équipiers.

Avec Oyonnax ?

Nous avons tout pour réussir à commencer par la volonté de le faire. Une saison peut se jouer à pas grand chose, mais Oyonnax a la capacité de réussir. Nous savons ce que nous avons à faire pour atteindre notre but. J’espère retrouver le Top 14. Je pense que nous allons monter. Je suis au milieu de ma carrière et j’ai hâte d’avancer.

Le fait de vous être réengagé avec Oyonnax jusqu’en 2025 vous procure-t-il une forme de confort moral, voire de sérénité ?

Le plus difficile quand on est sportif professionnel tient à une remise en cause permanente. Avoir prolongé mon contrat de trois saisons me sécurise dans un certain sens, mais ne remettra pas en cause mon niveau d’engagement.

N’y avait-il pas une prise de risques à quitter Clermont et le Top 14 pour vous engager à Oyonnax en Pro D2 ?

Mon choix était clair. Je voulais évoluer, avoir un statut différent, trouver avec le staff une relation différente aussi. Dès le premier rendez-vous avec les Oyonnaxiens nous nous sommes compris. J’ai retrouvé à Oyonnax des choses que j’avais perdues. J’ai renoué avec cette fibre qui me portait quand j’étais jeune. Je me sens leader de jeu, leader de vestiaire. Je joue à l’instinct. C’est tout cela qui m’anime.

Vous vivez votre passion à Oyonnax ?

J’ai débuté le rugby à l’âge de 5 ans et déjà je me disais que je voulais être rugbyman professionnel. Je suis allé au bout de mon rêve mais à Clermont j’avais perdu un peu la notion de plaisir. A Oyonnax, je suis heureux d’aller à l’entraînement. Je suis un grand affectif. Le rugby c’est de la passion, des valeurs mais aussi de la convivialité. Il faut savoir partager sur le terrain mais également en dehors, c’est également là que se construit un groupe. Oyonnax cultive cette approche. Tout est fait pour que l’on s’entende bien en sortant parfois du cadre du rugby, en faisant d’autres choses ensemble. Nous nous connaissons parfaitement, c’est aussi cela qui fait notre force.

Propos recueillis par Jean-Pierre DUNAND

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