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LNR : une élection, deux ambiances

LNR : une élection, deux ambiances
Par Emmanuel Massicard via Midi Olympique

Le 23/03/2021 à 10:05Mis à jour Le 23/03/2021 à 10:11

C'est donc le grand jour. D'ici quelques heures, Paul Goze aura un successeur. Il refermera la porte sur huit ans d'une présidence de la LNR qui ressemble à sa carrière de joueur : engagée, combative, rugueuse. Elle n'en a pas moins été gagnante pour l'institution et ses compétitions : Jiff, accords XV de France, partenariats et droits télévisuels en hausse.

Pour autant, son bilan ne fait pas l'unanimité chez tous les présidents. Il est aujourd'hui menacé de ne pas être élu en tant que personnalité extérieure. Et son successeur désigné, Vincent Merling (70 ans), n'a pas obtenu la majorité absolue, hier soir, lors de la traditionnelle réunion du syndicat des présidents. Il cale à 14 voix pour, 13 contre, 1 blanc et 2 absents.

Les opposants, Didier Lacroix en tête, brandissent la promesse de nouvelle ère qui n'est pas sans rappeler la campagne de Bernard Laporte, pour prendre la présidence de la FFR, en 2016. Le changement, c'est maintenant. Pourtant, personne n'y voit vraiment clair et les réunions qui se multiplient depuis hier soir au Pullman de Paris se font dans une ambiance sacrément tendue. « Quatre ans, c'est long » a juré un président entre deux portes.

Sous influence ?

Lacroix pousse derrière René Bouscatel (74 ans), son ancien patron au Stade toulousain. Le premier est favorable au Top 12, le second jure qu'il n'en est pas question. Leurs opposants disent que ce mouvement est porté par la fédé, avec la main de Serge Simon pour tirer les ficelles en coulisses mais Lacroix et Lombard hurlent leur indépendance ; ils l'ont encore affirmée samedi dernier à Bordeaux face à leurs pairs.

Une vérité, pourtant : l'élection du futur président de la LNR n'a jamais été aussi politique. Avec des enjeux qui dépassent largement le cadre habituel des ultimes négociations qui nous ramènent inlassablement à la défense des petits intérêts individuels quand, au contraire, il devrait être question de vision et d'ambition collective.

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