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Mondial U20 - Antonin Berruyer (France) : "Marquer notre histoire"

Berruyer : "Marquer notre histoire"

Le 14/06/2018 à 10:34

Après avoir réalisé un match exceptionnel et avoir dominé les Baby Blacks en demi-finale mardi soir, l'équipe de France des moins de 20 ans affrontera l'Angleterre dimanche, à Béziers, pour s'offrir un titre de champion du monde. Le flanker Antonin Berruyer explique en quoi ce groupe est sûr de ses forces.

Rugbyrama : Comment avez-vous vécu cette demi-finale ?

Antonin Berruyer : C’était une soirée inoubliable, dont on se souviendra très longtemps. On s’était dit qu’il fallait écrire notre histoire et une page supplémentaire a été rédigée. Mais on va vite basculer pour écrire la dernière page et bien finir cette aventure. Le match a été bien géré, il faut savourer cet exploit car c’est la première fois qu’une équipe française va en finale de Coupe du monde des moins de 20 ans, mais il en reste un dernier désormais. Il faut donc bien se reposer et basculer sur cette rencontre.

Votre prestation a été impressionnante. Comment aviez-vous préparé ce rendez-vous ?

A.B. : Il fallait sortir ce genre de performance, être propre car la Nouvelle-Zélande une des meilleures nations au monde, chez les grands ou chez les jeunes. On avait élevé notre niveau de jeu contre l’Afrique du Sud mais on se devrait d’être plus costauds. Maintenant, il faut le rééditer et même élever encore plus pour espérer battre les Anglais.

Mondial U20 - Romain Ntamack (France) marquant l'essai français contre la Nouvelle-Zélande

Mondial U20 - Romain Ntamack (France) marquant l'essai français contre la Nouvelle-ZélandeMidi Olympique

Avez-vous été surpris par votre domination, qui a été sans partage pendant plus d’une heure ?

A.B. : On ne savait pas vraiment à quoi s’attendre sur le niveau des Baby Blacks mais nous étions sûrs de nos qualités, de nos forces. On avait confiance en nous, en ce qu’on fait, en ce qu’on veut produire. Donc je n’étais pas forcément surpris. En première mi-temps, on ne concrétisait pas vraiment au niveau du score mais, dans le jeu, nous étions assez sereins. Le groupe avait bien travaillé en vue de ce match et personne n’avait fait de fixation sur le fait que c’était les Blacks en face. On a répété qu’ils étaient des joueurs moins de 20 ans comme nous. Cela a été notre force. On voulait imposer notre plan de jeu et prendre les clés du camion.

Mondial U20 - Pierre Louis Barassi (France) contre la Nouvelle-Zélande

Mondial U20 - Pierre Louis Barassi (France) contre la Nouvelle-ZélandeMidi Olympique

En quoi le fait d’évoluer à Aimé-Giral a-t-il été un avantage ?

A.B. : Il y avait une très grosse ambiance. Quand le public se mettait à pousser sur nos mêlées, il fallait absolument prendre l’ascendant. On l’a fait et les spectateurs poussaient encore davantage. Et puis ces Marseillaises… On avait plutôt l’habitude de le vivre en tribunes, quand on était plus jeunes. Là, on était sur le terrain. Ça nous a vraiment aidés et je sais que le public sera encore présent à Béziers pour la finale. On en aura besoin.

Que représente cette finale ?

A.B. : Cela va rester un match de rugby.. On connaît ça depuis qu’on est tout petit. Il faut donner tout ce qu’on a et on aura ce qu’on mérite.

Comment battre l’Angleterre ?

A.B. : En faisant un match complet, en étant forts sur les fondamentaux, en conquête, dans les rucks, sur le combat car, avec les trois-quarts que nous avons et avec la vitesse qu’on peut imprimer dans le jeu, on a les moyens de les mettre en difficulté. Sur cette demie, nous avons été plus constants que face à l’Afrique du Sud. Il faut bosser encore là-dessus. Même si, en raison de la fatigue, nous avons été plus laxistes sur les dix dernières minutes.

Les U20 de l'Angleterre célébrant leur essai

Les U20 de l'Angleterre célébrant leur essaiIcon Sport

Avez-vous, depuis le début, la conviction que ce groupe peut être champion du monde ?

A.B. : Bien sûr, je le sais depuis longtemps. Dès le Tournoi des 6 Nations, notre objectif était d’être performant. On avait déjà la Coupe du monde en France dans un coin de la tête. Notre génération est très complète, avec un groupe homogène, des joueurs qui n’étaient pas sur le terrain en demi-finale mais qui pouvaient largement y être. Malgré les coups durs et les blessures, ce groupe avance. Quand on entre dans une compétition, c’est pour la gagner. Il faut aller au bout maintenant.

Est-ce aussi l’occasion de marquer l’histoire du rugby français ?

A.B. : C’est déjà l’occasion de marquer notre histoire. Quand on se croisera plus tard, on pourra se remémorer ces moments-là. On veut le faire pour nos familles, pour nous et indirectement, cela rejaillira sur le rugby français. J’espère qu’il y aura du monde à Béziers pour nous soutenir et pour qu’on réalise ce que tout le monde attend de nous.

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