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À défaut de surprendre, les Irlandais veulent y croire

À défaut de surprendre, les Irlandais veulent y croire

Le 17/10/2019 à 16:57

COUPE DU MONDE 2019 – Tombeur à deux reprises des All Blacks dans son histoire, qui plus est lors des trois dernières confrontations, le XV du Trèfle veut jouer sa chance à fond, en quart de finale, samedi à Tokyo. Mais il estime avoir perdu tout effet de surprise.

Presque un an après la victoire des Irlandais à Dublin, les deux nations se retrouvent en quart de finale de la Coupe du Monde et l’on retrouvera sur la pelouse du Tokyo Stadium douze des quinze victorieux de l’Aviva Stadium. Clairement, Joe Schmidt a choisi de faire confiance à ses cadres, et de rester sur ce que cette équipe irlandaise sait faire. "Nous n’allons certainement pas les surprendre", a lancé le sélectionneur à 48 heures de ce rendez-vous. "Je pense qu’ils seront très attentifs et qu’ils savent ce qu’ils doivent faire pour nous faire face", a-t-il ensuite poursuivi. Dans la lignée de ces propos, il apparait être le moment idoine de rappeler que Scott McLeod, le coach de la défense néo-zélandaise, a passé quelques jours avec l’équipe irlandaise il y a plusieurs mois en arrière… "Il est donc très bien informé sur notre mode de fonctionnement et sait ce qui peut fonctionner contre nous", insiste le technicien, comme s’il fallait repousser toute forme de pression autour de ce match.

" Tu peux choisir n’importe quel joueur et très bien jouer, ça peut ne pas suffire"

Ajoutons que tous les joueurs qui débuteront la rencontre dans les rangs irlandais ont tout de même déjà battu la Nouvelle-Zélande, ce qui n’est pas rien d’un point de vue mental. Car aux douze victorieux de novembre dernier, il faut ajouter Henderson qui était entré en jeu tandis que Murray et Henshaw faisaient partie de l’équipe ayant décroché l’historique première victoire le 5 novembre 2016 à Chicago. Une fois ce constat dressé, l’analyse de la composition confirme que la suspension de Bundee Aki a nécessité une réflexion du côté des trois-quarts, avec un remplacement poste pour poste par Robbie Henshaw qui n’a joué que 62 minutes face aux Samoa. Et l’on note par ailleurs le retour de Rob Kearney à l’arrière, blessé à un mollet contre la Russie. Joe Schmidt insiste sur le fait qu’il a eu des choix difficiles à faire, tout en précisant que "ce qui est malheureux, c’est que tu peux choisir n’importe quel joueur et très bien jouer contre les All Blacks, ça peut ne pas suffire à obtenir un résultat."

Un challenge énorme

Et le passif de l’Irlande en match à élimination directe en Coupe du Monde ne va rien arranger. Le XV du Trèfle n’a en effet jamais passé le stade des quarts ! "Il y a de nombreux challenges pour nous", dixit Schmidt, qui veut capitaliser sur une génération qui a connu de grands moments, jusqu’à atteindre la première place du classement World Rugby juste avant la compétition. L’ancien entraineur de Clermont a tenu à ce que ses joueurs se remémorent les deux victoires en Australie l’été dernier et a aussi fait référence à la victoire en Afrique du Sud, l’été qui a précédé l’exploit sur le sol américain face aux Kiwis. "L’accumulation de ces expériences ensemble, espérons-le, pourront nous amener un peu de cette confiance dont nous aurons besoin. Vous ne pouvez pas vous présenter face à la Nouvelle-Zélande et accepter de jouer un second rôle. Vous devez faire de votre mieux", insiste celui qui est né en Nouvelle-Zélande et qui s’attend à des surprises dans le camp d’en face.

Rory Best

Rory BestRugbyrama

Il ne faut pas non plus occulter le fait que les Irlandais ont un match de plus dans les jambes ; la Nouvelle-Zélande n’ayant pas vu l’Italie tandis que l’Irlande a battu les Samoa samedi dernier. "C’est une courte semaine de préparation donc il faut mettre encore plus de pression sur les joueurs pour davantage travailler en dehors du terrain, mais c’est difficile de juger ce travail avant le match. Nous n’aurons pas le droit à une séance de rattrapage", admet Rory Best. "Les gars se sont appliqués à bien travailler pour bien exécuter le plan de jeu, tout ceci avec la pression d’un quart de finale. Nous avons un groupe très compétitif. Depuis le début de la préparation, tout le monde pousse dans le bon sens. Il n’y a pas que les quinze qui débutent, tous les joueurs croient en leurs chances de débuter et le montrent à l’entrainement", insiste le talonneur et capitaine, qui a vu sa doublure Sean Cronin déclarer forfait pour la suite de la compétition (remplacé dans le groupe par Rob Herring).

Et l’affiche est l’occasion rêvée pour Rory Best de se rappeler de sa première cape le 12 novembre 2005, face… aux All Blacks, et de constater que "nous sommes bien mieux préparés qu’à l’époque. La préparation, c’est justement ce qui nous a permis d’obtenir de la consistance. Nous avons compris ce qui devait être fait pour le top niveau", louant ainsi le travail de son sélectionneur en place depuis 2013, et laissant transparaitre ce rêve d’aller chercher la plus belle performance du rugby irlandais.

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